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Passant, souviens-toi le 9 Juin 1944 Traditional Cache

This cache has been archived.

miguaine: Bonjour BeckBerry,

Cache archivée pour permettre éventuellement à un autre géocacheur d'en placer une dans le secteur.

Cordialement,
Miguaine - "Geocaching HQ Volunteer Reviewer"

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Hidden : 9/6/2017
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   micro (micro)

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Geocache Description:

Cette cache demande beaucoup de discrétion car elle se trouve sur le trajet du lycée qui est très fréquenté.

A manipuler avec précaution, sans forcer.

Prévoir un stylo.


 

Contexte historique

Le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie déclenche une série d'actions de sabotage et de harcèlement des troupes allemandes d'occupation par la Résistance. La 2e division SS Das Reich, stationnée au sud de Limoges, est une unité militaire nazie ne faisant pas partie de la Wehrmacht, et sous les ordres directs du Führer. Elle est attaquée de toutes parts. Elle reçoit ordre de se préparer à monter vers le nord pour rejoindre le front mais manque d'approvisionnements. Un convoi d'obus et de 250 000 litres d'essence est attendu mais n'arrive toujours pas.

 

La fausse libération de la ville

Le vendredi 9 juin, les Résistants passent à l'action à Argenton-sur-Creuse. Entre trente et quatre-vingt-dix hommes selon les lieux s'emparent le matin de la gendarmerie, du Groupe mobile de réserve (GMR) et de la mairie, sans rencontrer la moindre difficulté. À la sortie de la gare, au début de la ligne d'Argenton à La Châtre, au lieudit le Petit Nice, ils attaquent l'escorte, composée de vingt-huit hommes, du convoi d'essence attendu par le général Lammerding. L'action, menée en personne par Roland Despains, réussit en dix minutes. Trois résistants sont tués, un est blessé ainsi que deux soldats allemands qui sont conduits à la clinique Cotillon, les autres étant faits prisonniers et emmenés à Bouesse puis à Maillet.

Les Allemands ne se manifestent pas aux alentours. Cependant, une traction avant avec quatre militaires à bord, se rendant probablement à la gare, se présente à l'entrée sud d'Argenton et est attaquée par les résistants. Les hommes réussissent à s'échapper et à rejoindre Limoges. Trois camions allemands arrivant par le nord sont interceptés en début d'après-midi à l'entrée d'Argenton mais l'un réussit à rebrousser chemin.

Un chef de la Résistance, Marcel Bach, installé au siège du GMR, donne l'ordre à Raymond Chauvat, dit Bébert, contremaître au Bouchon Moderne, qui habite rue Gambetta juste à côté du GMR et dispose d'une camionnette de son entreprise, d'aller à Bélâbre chercher des armes et des munitions. Il lui adjoint trois jeunes enseignants du collège d'Argenton, Mercier, Marsouin et Cubel. Ce dernier, un Alsacien réfugié, professeur d'allemand, jouera quelques heures plus tard un rôle primordial. La mission part vers 15 heures et se déroule sans encombre. Les quatre hommes sont de retour vers 17 heures. Ils reçoivent une autre mission identique, mais sans Cubel qui s'est éloigné quelques instants, ce qui s'avèrera très heureux. La camionnette part à Saint-Benoît-du-Sault, à une vingtaine de kilomètres au sud-est d'Argenton. Elle emprunte la RN 20 puis la route de Saint-Benoît. Les trois hommes ne peuvent savoir qu'une colonne nazie progresse alors de La Souterraine vers Argenton, sur la RN 20.

 

Le massacre

Pour la division Das Reich, le convoi ferroviaire est d'intérêt stratégique. Dès qu'il est informé de ce qui parait se passer à Argenton, l'état-major décide de sécuriser le convoi avant qu'il ne soit détruit. Il s'agit en même temps de réprimer la Résistance et de faire peur à la population. Une opération est aussitôt montée par le sud d'Argenton, tandis que les accès ouest, nord et est sont verrouillés. Une colonne est envoyée à Argenton, constituée de la 15e compagnie du SS-panzergrenadier-regiment Der Führer, une unité autonome spécialisée dans les opérations de nettoyage à la suite d'actes de résistances, commandée par le SS hautptsturmführer Haelke.

Les Argentonnais ne s'en doutent pas. Ils sont même dans l'allégresse car ils pensent que leur ville est définitivement libérée.

La colonne est fortement armée. Elle est composée de deux blindés, un canon, dix camions, avec deux cents hommes excités, torse nu, chantant, hurlant, furieux des attaques que leur division subit de toutes parts. Les Résistants postés sur la RN 20 doivent décrocher. Ils interceptent à son retour la camionnette revenant de Saint-Benoît. Bébert fait précipitamment demi-tour et cache dans des fourrés le véhicule, les armes et sa mitraillette. Cette interception est heureuse car la découverte des armes par les Allemands n'aurait pu qu'accroître leur violence.

La colonne arrive au sud d'Argenton vers 17 heures 45. Elle se divise en plusieurs groupes. Les uns vont tirer sur tous ceux qu'ils voient, d'autres prendre des otages.

Six soldats du Premier régiment de France qui s'étaient le matin même à Argenton ralliés à la Résistance sont envoyés dans l'après-midi pour renforcer le verrou de l'entrée sud de la ville. Avenue Rollinat, ils voient arriver des véhicules de la colonne allemande et ouvrent le feu sur eux6. Ils se retranchent ensuite dans une cabane puis cinq arrivent à décrocher tandis que leur camarade Henri Rognon continue à tirer avec son fusil-mitrailleur pour les couvrir. La cabane doit être réduite au canon. Henri Rognon est tué6. Les Allemands, furieux, pénètrent dans les maisons. Mme Aubry et ses deux filles adolescentes sont abattues. D'autres subissent le même sort. Les groupes progressent dans la ville et le massacre continue. Les hommes qu'ils aperçoivent sont tués, dont un jeune de 16 ans, Fernand Auclair. Ceux qu'ils trouvent dans les maisons sont abattus d'une balle dans la nuque. À la gendarmerie, les hommes sont arrêtés, emmenés à Maroux et fusillés.

Arrivés à la gare, les Allemands veulent abattre tous les cheminots. Le chef de gare, Vautrin, qui parle allemand, parlemente longuement et arrive à sauver ses douze camarades, qui sont pris en otages. Il doit conduire les soldats au Petit-Nice où se trouve le convoi d'essence.

À l'angle du Pont-Neuf et de la rue Victor-Hugo, les nazis pénètrent dans la librairie de Jérémie Brunaud. Dans le sous-sol se sont réfugiés la famille du libraire, dont son fils Pierre Brunaud, et les locataires, dont Cubel, rentré chez lui. Ce dernier interpelle les Nazis dans un allemand parfait. Il explique qu'il est professeur, montre ses dictionnaires et les copies qu'il corrige. Il est emmené en otage mais a été remarqué par les gradés.

 

Les otages

Des différents points de la ville, les otages sont emmenés en colonnes au Petit-Nice, où se trouve le train d'essence, maintenant récupéré et sous bonne garde. Ils sont réunis à la maison Duplaix, que les Allemands ont occupée. Ils sont 174 et s'attendent à être fusillés. C'est là que Jean-Marie Cubel, de son vrai nom Lothaire Kübel (1918-2010), va jouer un rôle déterminant, qui en fera un héros pour les Argentonnais. Les Allemands ne pensent pas qu'il est Alsacien. Sa maîtrise de l'allemand s'explique pour eux parce qu'il est professeur, ce qu'ils ont pu vérifier. Ils le prennent donc comme interprète et vont lui faire confiance. Les otages passent la nuit entassés dans le jardin, sans pouvoir dormir.

Le lendemain 10 juin à l'aube, les Nazis réunissent les otages en deux groupes, ceux qui ont leurs papiers d'identité sur eux et les autres. C'est alors que Cubel intervient à son initiative, avec une force de conviction et une opiniâtreté exemplaires. Il présente chaque otage sans papiers comme un de ses amis du club de football, un de ses anciens élèves, un commerçant ou un employé connu et paisible, un voyageur en attente de train... Au total, Cubel, et Vautrin pour les cheminots, vont arriver à sauver le plus grand nombre des otages. Moins d'une quinzaine sont mis dans un camion. Parmi eux se trouvent les cinq soldats du Premier régiment de France, en uniforme, qui ont été pris en otages la veille, et les frères Thimonnier, deux adolescents qui sont élèves de Cubel mais que celui-ci n'arrive pas à sauver car ils sont reconnus comme fils de gendarme, leur père ayant été fusillé la veille avec les autres gendarmes.

Peu après 7 heures, la colonne nazie quitte Argenton pour Limoges, emmenant les otages, dont deux cependant arrivent à s'échapper en sautant du camion à la sortie de la ville. Hitler qui a enfin compris que le vrai débarquement a bien eu lieu en Normandie donne l'ordre à la division Das Reich de rejoindre le front. Les Nazis se débarrassent des otages en les abattant, y compris les deux collégiens, au hameau du Malabre, dans les carrières de Gramagnat, à la sortie nord de Limoges, où quatorze corps seront retrouvés le 12 juin.

 

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_d%27Argenton-sur-Creuse

Pour poursuivre :

https://sites.google.com/site/argentonmassacre/

http://www.parolesdhommesetdefemmes.fr/70-tues-par-les-ss-a-argenton-sur-creuse

https://bloggsi.net/lecon-dhistoire-le-massacre-dargenton-sur-creuse/

 

Ce Monument de René Marouzeau est inauguré le 9 juin 1947.

L’accès au monument principal du Mémorial du 9 juin 1944 s’effectue par le bas, depuis la rue du 9 juin 1944, en emprutant après avoir franchi une passerelle surmontée d’un portique métallique portant en lettres découpées dans l’acier : « MEMORIAL DU 9 JUIN 1944 », un sentier le long duquel s’élèvent 13 stèles rappelant les actions de repression menées dans le département de l’Indre par les forces armées allemandes, appuyées par la Milice française, entre le 9 juin 1944 et le 10 septembre 1944,

A main gauche du chemin, la première stèle de pierre de teinte rose à inclusions grises sert de support à trois plaques métalliques. La plaque métallique supérieure de forme rectangulaire (plus large que haute) porte en lettres noires sur neuf lignes :

« PASSANT SOUVIENS-TOI

que le 9 juin 1944 les troupes nazies assassinaient

dans cette ville d’Argenton-sur-Creuse 65 personnes

54 hommes, femmes et enfants non combattants

et 11 membres des Forces Françaises de l’Intérieur

qui avaient fait le sacrifice suprême de leur vie

pour que la France retrouve son honneur et sa liberté.

Souviens-toi aussi que les mêmes criminels massacraient

le lendemain 10 juin 1944, 642 habitants de la ville d’Oradour-sur-Glane ».

En dessous deux autres plaques métalliques de mêmes dimensions reprennent le même texte en anglais sur la deuxième, en allemand sur la troisième.

Additional Hints (Decrypt)

Ertneqre nh cvrq + fcbvyre

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)