Skip to Content

<

Tourbiere de Kerogan

A cache by sartor35 Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 10/08/2017
Difficulty:
2 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size: other (other)

Join now to view geocache location details. It's free!

Watch

How Geocaching Works

Please note Use of geocaching.com services is subject to the terms and conditions in our disclaimer.

Geocache Description:


UNE TOURBIERE, QU EST CE C EST  ?? :
Une tourbière, par définition, est une zone humide, colonisée par la végétation, dont les conditions écologiques particulières ont permis la formation d’un sol constitué d’un dépôt de tourbe.
​Ces écosystèmes se caractérisent, en premier lieu, par un sol saturé en permanence d’une eau stagnante ou très peu mobile privant de l’oxygène nécessaire à leur métabolisme les micro-organismes (bactéries et champignons) responsables de la décomposition et du recyclage de la matière organique. Dans ces conditions asphyxiantes (anaérobiose), la litière végétale ne se minéralise que très lentement et très partiellement. Elle s’accumule alors, progressivement, formant un dépôt de matière organique mal ou non décomposée : la tourbe.​

LA TOURBE :
Véritable roche végétale fossile, la tourbe est donc un sol organique issu de la dégradation incomplète de débris végétaux dans un milieu saturé en eau. Elle contient au moins 20 % de carbone (30 % dans le cas de tourbes riches en argiles) et peut s’accumuler sur plusieurs mètres d’épaisseur, au rythme moyen de 0,2 à 1 mm par an. ), les dépôts de tourbe généralement observés ont une épaisseur comprise entre 50 cm et 5 à 10 m
Une tourbière est active tant que se poursuivent les processus d’élaboration et d’accumulation de la tourbe à partir de ces végétaux (processus de t(o)urbification ou turfigenèse). Si ces processus cessent, la tourbière devient inactive... mais est parfois susceptible de se régénérer.

EVOLUTION D UNE TOURBIERE : 
Au fil du temps – un temps géologique -, les végétaux meurent mais ne sont pas décomposés ; ils s’accumulent en couches successives, dans une eau extrêmement pauvre en sels minéraux et dont le pH avoisine 4 (très forte acidité). En profondeur à lieu le phénomène de tourbification, c’est à dire la métamorphose des restes organiques en tourbe, une roche carbonée (combustible) contenant environ 50% de son poids sec en carbone. Lorsque la profondeur le permet avec le comblement inéluctable de la tourbière, les sphaignes gagnent peu à peu le centre de l’étendue d’eau qui se réduit à une « peau de chagrin  et finissent par l’envahir toute entière pour achever son évolution par un atterrissement total de la tourbière. Lorsque celle-ci a atteint son dernier stade, les arbres peuvent la coloniser et la peupler complètement. 

 


A mesure de la production et de l’accumulation de tourbe, la surface d’une tourbière minérotrophe s’élève progressivement. Ce processus se poursuit jusqu’à ce que la surface de la tourbière et sa végétation finissent par ne plus être en contact avec la nappe et s’affranchissent de son alimentation.
Si les précipitations ne sont pas suffisantes, la tourbière s’asséchera progressivement, les processus de turbification prendront fin et la tourbière, sénescente, deviendra inactive. Elle atteindra alors un stade ultime, dit minéralisé, qui s’accompagnera d’une modification des propriétés physico-chimiques de la tourbe et généralement d’une évolution de la végétation vers des stades de préforestation.
En revanche, si les précipitations sont suffisamment abondantes, elles se substitueront alors à la nappe pour assurer l’alimentation hydrique de la partie sommitale de la tourbière. Celle-ci aura alors atteint un stade ombrotrophe s’accompagnant d’une acidification et d’une oligotrophisation du milieu. Ce stade est généralement assez stable mais, au terme de son évolution, la tourbière pourra s’assécher progressivement, atteindre son stade minéralisé et, éventuellement, se boiser également.

Ces processus naturels d’évolution des milieux sont extrêmement lents, ils s’opèrent à l’échelle de plusieurs siècles ou millénaires, mais peuvent être considérablement accélérés par des actions anthropiques.

POURQUOI FAUT IL PROTEGER LES TOURBIERES  ?
Les tourbières, comme la plupart des zones humides, n’étaient autrefois considérées que comme des marais putrides, insalubres, inquiétants et dangereux, aux eaux croupissantes porteuses de miasmes et peuplées de créatures glauques et malfaisantes... Il fallait à tout prix les assécher, les assainir, au nom de la salubrité publique.
Ce n’est que très récemment, depuis une trentaine d’années seulement, que l’on a pu mieux cerner et comprendre le rôle majeur qu’assurent ces milieux et admettre l’intérêt, voire la nécessité, de leur conservation. Situées à l’interface entre les milieux terrestres et aquatiques, les tourbières sont de formidables réservoirs de vie mais également de véritables infrastructures naturelles qui jouent un rôle essentiel dans le cycle de l’eau.
On sait, aujourd’hui, qu’elles assurent une multitude de fonctions, communes aux zones humides en général, mais aussi avec de nombreuses spécificités. Ainsi, on reconnaît aux tourbières, entre autres : une valeur biologique et écologique ; une valeur scientifique, archéologique et ethnologique ; une valeur fonctionnelle ; une valeur économique et une valeur paysagère, récréative et éducative.

 

PRINCIPALES MENACES :
Destructions physiques
   On entend par destruction physique, toute modification de la nature du sol, qui peut être plus ou moins irrémédiable pour la conservation des biotopes. (Plantations forestieres, exploitation de la tourbe, comblement pour la construction de routes ou d'autoroute , les terrassements pour les aménagements touristiques ou de zones artisanales ou industrielles)
- Perturbation des conditions d'alimentation en eau (Drainage, assainissement, modification du bassin versant...)
-  Atteintes à la qualité des eaux  (Pollutions...)
- Arrêt des pratiques d'entretien
- Autres menaces...
  Parmi les autres menaces, on peut citer les pollutions biologiques (introduction d'espèces non-autochtones), les risques de surpiétinement (bovins, sentiers), ainsi que la cueillette de certaines espèces (droséras).

TOURBIERE DE KEROGAN :
Cette petite tourbière a été en partie détruite par la construction d'un parking. La surface réellement occupée par les groupements tourbeux à sphaignes est aujourd'hui très réduite mais a cependant belle allure. Plusieurs espèces de sphaignes constituent des coussinets colorés aux endroits les plus humides et portent en abondance le rossolis à feuilles rondes (Drosera rotundifolia) protégé. L'urbanisation rapide de ce secteur a failli porter un coup fatal à cette tourbière dont la découverte, avec les droséras protégés qu'elle porte, a eu un retentissement médiatique assez fort sur Quimper. L'enjeu à relever consistait bien à tenter de sauvegarder cette petite tourbière en modifiant le plan d'aménagement de la zone pour maintenir ou recréer les conditions nécessaires à sa "survie". "L'affaire du Drosera de Quimper" avait posé le problème de la reconnaissance patrimoniale des biotopes remarquables afin qu'ils ne soient pas détruits lors d'aménagements qui les ignorent. 
La tourbière de Kerogan a fait l'objet d'un programme de restauration et de mise en valeur dans le cadre d'un Contrat-Nature entre  1996 et 1998. Divers travaux se sont déroulés : la protection de son aire d'alimentation en eau, la construction d'un talus étanche pour éviter la poursuite du drainage de la zone, des décapages de la végétation avec suivi floristique de Bretagne Vivante, et une analyse palynologique de la tourbière. Pour mieux faire connaître ce milieu et sensibiliser le public à sa protection un sentier d'interprétation (ponton bois sur pilotis) permet de visiter la tourbière sans dégradations : plusieurs bornes thématiques présentées par "Gaspard le Lézard vivipare" sont implantées le long du parcours, malheureusement régulièrement détruites. Des visites sont organisées également par Bretagne Vivante.
Mais un nouvel aménagement va remplacer la patinoire et son parking, et l'étanchéité du talus bordant le fossé drainant n'apparaît pas totale. Les terrains bordant la tourbière au Sud vont être aussi urbanisés et cette tourbière va être bientôt complètement isolée dans le tissu urbain de la ZAC de Kernoter, sans plus de continuité naturelle nécessaire à la petite faune.

 


Rappel : Sur une Earthcache, il n'y a pas de boites à trouver

 Pour valider votre visite sur le site,
Loguez cette cache "Found it" et envoyez-moi les propositions de réponses
en precisant le nom de l Earthcache
via mon profil soit via la messagerie geoocaching.com
et je vous contacterai en cas de probleme

LES LOGS ENREGISTRES SANS REPONSES SERONT SUPPRIMES

 

Q1 : Quelle est la principale caractéristique du sol d'une tourbière? 

Q2 : Quel est le pourcentage minimum de carbone dans la tourbe ? 

Q3 ; Quelles sont les 5 phases de la vie d une tourbière ?

Q4 : Aux coordonnées, Que pouvez vous observez sur votre gauche ? Sur votre droite ? 
En déduire, dans quelle phase se trouve la tourbière de Kerogan ?

Q5 : Donnez 3 "valeurs" d'une tourbière ?

Q6 : Donnez 3 choses qui menacent la vie d une tourbière

Q7 : A votre avis, quelle est la principale menace sur la pérenité de la tourbière de Kerogan ?

 

 

A TURBINE, WHAT IS THIS EAST ?? :
A peat bog, by definition, is a wetland, colonized by vegetation, whose peculiar ecological conditions have allowed the formation of a soil constituted by a deposit of peat.
These ecosystems are characterized, in the first place, by a soil permanently saturated with stagnant water or very little mobile depriving of the oxygen necessary for their metabolism the microorganisms (bacteria and fungi) responsible for decomposition and recycling of the organic matter. Under these asphyxiating conditions (anaerobiosis), the plant litter is mineralized only very slowly and very partially. It accumulates, gradually, forming a deposit of organic matter badly or not decomposed: the peat.

THE PEAT
A veritable fossil plant rock, peat is an organic soil resulting from the incomplete degradation of plant debris in a water-saturated medium. It contains at least 20% carbon (30% in the case of clay-rich peat) and can accumulate over several meters in thickness, at an average rate of 0.2 to 1 mm per year. ), the deposits of peat generally observed have a thickness of between 50 cm and 5 to 10 m
A peat bog is active as long as the process of elaboration and accumulation of peat from these plants continues (process of t (o) urbanization or turfigenesis). If these processes cease, the peat bog becomes inactive ... but is sometimes susceptible to regeneration.

EVOLUTION OF A TURBINE:
Over time - a geological time - plants die but are not decomposed; they accumulate in successive layers, in a water extremely poor in mineral salts and whose pH is close to 4 (very high acidity). In depth, the phenomenon of vortexing, that is to say the metamorphosis of organic remains in peat, a carbonaceous rock (fuel) containing about 50% of its dry weight in carbon. When the depth permits, with the inevitable filling of the bog, the Sphagnum gradually reaches the center of the body of water which is reduced to a "skin of grief" and eventually invades it to complete its evolution by a total landfall of the bog. When it reaches its last stage, the trees can colonize it and populate it completely.

As the production and accumulation of peat increases, the surface of a minerotrophic bog gradually rises. This process continues until the surface of the bog and its vegetation no longer come into contact with the water table and become free of its feed.
If the precipitation is not sufficient, the peat bog will dry up gradually, the turbification processes will end and the senescent peat bog will become inactive. It will then reach an ultimate stage, known as mineralized, which will be accompanied by a modification of the physicochemical properties of the peat and generally of an evolution of the vegetation towards the stages of preforestation.
On the other hand, if the precipitation is sufficiently abundant, they will replace the water table to ensure the water supply to the summit of the peat bog. It then reached an ombrotrophic stage accompanied by acidification and oligotrophication of the environment. This stage is generally fairly stable but, at the end of its evolution, the peat bog may dry up gradually, reach its mineralized stage and possibly also be wooded.

These natural processes of environmental change are extremely slow, occurring at the scale of several centuries or millennia, but can be considerably accelerated by anthropogenic actions.

WHY SHOULD THE TURBINES BE PROTECTED?
Peat bogs, like most wetlands, were once considered only putrid, unhealthy, disturbing and dangerous marshes, with stagnant waters carrying miasma and populated by creepy and evil creatures ... They had to be dried up at all costs , sanitize them, in the name of public health.
It is only very recently, in the last thirty years, that we have been able to better understand and understand the major role played by these environments and to recognize the interest, and even the necessity, of their conservation. Located at the interface between terrestrial and aquatic environments, peatlands are formidable reservoirs of life but also natural infrastructures that play an essential role in the water cycle.
Today, it is known that they perform a multitude of functions, common to wetlands in general, but also with many specificities. Thus, peat bogs are recognized, among others: biological and ecological value; scientific, archaeological and ethnological value; a functional value; an economic value and a landscape, recreational and educational value.


PRINCIPAL THREATS:
- Physical Destruction
   Physical destruction is understood to mean any change in the nature of the soil, which may be more or less irremediable for the conservation of biotopes. (Forest plantations, exploitation of peat, filling for the construction of roads or motorways, earthworks for tourist installations or artisanal or industrial zones)
- Disturbance of water supply conditions (drainage, sanitation, modification of the watershed ...)
- Influences on water quality (Pollution ...)
- Stop maintenance practices
- Other Threats ...
  Other threats include biological pollution (introduction of non-native species), risks of over-trapping (cattle, trails), and the gathering of certain species (droseras).

TOURBIERE DE KEROGAN:
This small peatland was partly destroyed by the construction of a parking lot. The surface actually occupied by the sphagnum peat stands is now very small but still looks good. Several species of sphagnum mosses are colored cushions in the most humid places and abundantly protect the protected round-leaved bulb (Drosera rotundifolia). The rapid urbanization of this sector has almost caused a fatal blow to this bog whose discovery, with the protected droseras that it carries, had a media repercussion strong enough on Quimper. The challenge was to try to safeguard this small bog by modifying the management plan of the zone to maintain or recreate the conditions necessary for its "survival". "The Drosera de Quimper affair" posed the problem of the patrimonial recognition of the remarkable biotopes so that they are not destroyed during developments that ignore them.
The Kerogan peatland was the subject of a restoration and enhancement program under a Nature Contract between 1996 and 1998. Various works were carried out: the protection of its water supply area , the construction of a watertight embankment to avoid further drainage of the area, stripping vegetation with floristic monitoring of living Brittany, and a palynological analysis of the peat bog. To raise awareness of this environment and raise public awareness of its protection

 


: On  Earthcache, no boxes to find

 Log this cache "Found it"
And send me your proposals for answers either via my profile,
Either via the messaging geocaching.com (Message Center),
And I will contact you in case of problem.

THE LOGS SAVED WITHOUT ANSWERS WILL BE DELETED

Q1: What is the main charateristic of the soil of a bog?

Q2: What is the minimum percentage of carbon in peat?

Q3; What are the 5 phases of a bog life?

Q4: At the coordinates, what can you do on your left? on your right ?
To deduce, what phase is the bog of Kerogan?

Q5: Give 3 "values" of a bog?

Q6: Give 3 things that threaten the life of a whirlwind

Q7: In your opinion, what is the main threat on the Kerogan peat bog?

Flag Counter  

 

 

Additional Hints (Decrypt)

ab obkr/cnf qr obvgr

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



Return to the Top of the Page

Reviewer notes

Use this space to describe your geocache location, container, and how it's hidden to your reviewer. If you've made changes, tell the reviewer what changes you made. The more they know, the easier it is for them to publish your geocache. This note will not be visible to the public when your geocache is published.