Aux alentours de cette géocache, les terres agricoles sont marquées de taches noirâtres bien visibles en périodes de labours et de semis. Ce sont des “aires de faulde”, reliquats d’anciennes charbonnières forestières où l’on a produit du charbon du bois jusqu’au début des années 1800. A cette époque, Gembloux était cerné, du nord-est au sud, par un cordon forestier d’une superficie d’environ 2.500 hectares. Pour une large part, ces étendues boisées ont été défrichées et mises en culture au cours du 19e siècle; de ce massif forestier, il ne subsiste actuellement qu’à peine 300 hectares, essentiellement le Bois de Buis et le Bois de Grand-Leez. D’un diamètre d’une dizaine de mètres à l’origine sous forêt (voir site de la géocache “charbonniers d’antan” GC7CPNA), les aires de faulde s’étalent sur 20-40 mètres sous culture suite à la dilution du matériau charbonneux originel par les pratiques de labour et de préparation des semis.
Pour en savoir plus : 2 articles publiés dans la revue FORET-NATURE n°135 de juin 2015, par B.Hardy et J.Dufey. 1) La forêt wallonne, composante vitale de la sidérurgie préindustrielle (p.10-18) ; 2) Les aires de faulde en forêt wallonne : repérage, morphologie et distribution spatiale (p.20-30).