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la mangrove : vasiere ; terre ; roche ?
Les accumulations vaseuses sont bien différentes des plages et des cordons : elles se caractérisent par la présence, dans le sédiment, d’une fraction fine (limons et argiles) suffisamment abondante pour assurer la cohésion de l’ensemble, de sorte que les particules ne peuvent répondre individuellement aux sollicitations des houles et des courants, aussi longtemps que le sédiment n’a pas été dissocié. Ces particules fines sont en grande partie d’origine terrestre, amenées par les grands fleuves . Mais elles peuvent également provenir de l’érosion des côtes rocheuses ou de l’activité volcanique . Les sédiments sont ensuite transportés en suspension par les courants (courants de marée ou dérive de l’eau le long de la côte), et se déposent là où l’eau est calme (principalement dans des estuaires, des bassins ou des baies abritées), en se mêlant tant aux grains de sables apportées par le vent qu’aux éléments préexistants, qui peuvent être des sédiments marins ou des sédiments continentaux. La vase ainsi formée est composée d’un mélange d’eau salée, de sables, de limons, d’argiles et de matières organiques, les sédiments inorganiques ayant une taille moyenne inférieure à 63 micromètres. Les côtes vaseuses (ou vasières) se caractérisent par des pentes faibles, des eaux brunâtres et l’absence de grandes vagues déferlantes. Elles sont accompagnées de zones humides, marais salants ou mangroves. Les côtes vaseuses représentent 5 à 10 % du littoral mondial (10 à 15 % de côtes sableuses et 75 à 85% de côtes rocheuses).
SPECIFICITES DU SITE
.Les mangroves de la Nouvelle-Calédonie sont composées de 23 espèces végétales de palétuviers et d’espèces associées qui se répartissent en fonction de la salinité. Les plus communes sont les Rhizophora, palétuviers à racines échasses en front de mer, le palétuvier rouge Bruguiera gymnorrhiza vivant plutôt sur les vases consolidées et le palétuvier gris Avicennia officinalis préférant les substrats plus caillouteux. Les mangroves de Nouvelle-Calédonie forment des ensembles denses mais assez bas, les plus grands arbres ne dépassant guère 10 m de hauteur.Omniprésente en Nouvelle-Calédonie, la mangrove couvre une superficie de 35 100 hectares (Virly, 2008), dont 25 900 hectares de forêt arbustive ou arborescente et 9 200 hectares de tannes (étendues de terre salée). La mangrove est particulièrement développée sur la côte Ouest (88%) et est présente à titre anecdotique à Ouvéa. La Nouvelle-Calédonie compte de nombreux types physionomiques de mangroves : mangrove estuariennes (20%), de patchs ou cordons littoraux (26%), de fond de baie (40%). Les peuplements sont bien différents entre les côtes Est et Ouest. Les mangroves constituent des écosystèmes à forte activité de production et de transformation de la matière organique : La faune associée aux mangroves n’est pas très diversifiée en Nouvelle-Calédonie, mais représente une part importante des ressources vivrières des populations côtières. Ce sont principalement les crabes (crabe de palétuvier Scylla serrata), quelques coquillages tels que les grisettes (Gafrarium tumidum) et la palourde (Anadara scapha), et les muges, poissons recherchés par les pêcheurs. La mangrove est un site de production et de transformation de la matière organique. A chaque marée descendante, la mangrove enrichit les eaux du lagon en sel minéraux nutritifs provenant de la décomposition des feuilles de palétuviers et autres éléments végétaux par des bactéries et des champignons. Ces éléments minéraux sont consommés par le phytoplancton, premier maillon de la chaîne alimentaire. C’est un site de ponte et un lieu privilégié de développement pour certains juvéniles de poissons et de crustacés. La mangrove joue, grâce à un système racinaire développé, un rôle tampon entre les milieux marin et terrestre, en limitant l’érosion du littoral liée aux agressions marines (houle, tempêtes, cyclones), et en piégeant une grande partie des sédiments véhiculés par les eaux pluviales, ainsi que certains polluants. Les sources de dégradation des mangroves sont connues. Elles peuvent être d’origine : naturelles - Les cyclones et les tempêtes tropicales peuvent détruire de grandes superficies de mangrove. - Le flux important de métaux en provenance de l’érosion intense des couvertures d’altération latéritique a un effet néfaste sur les mangroves. anthropiques *Destruction physique des mangroves : - Longtemps qualifiée d’insalubre, la mangrove a subi des coupes destinées à assainir la zone. - L’urbanisation croissante du littoral, liée à la croissance démographique, est responsable de la disparation de la mangrove pour la construction de zones portuaires, commerciales, industrielles ou touristiques. Entre 1955 et 1993, 380 ha de mangroves ont été remblayés ou creusés, principalement à Nouméa et sa périphérie. - La mangrove est souvent un lieu de décharge sauvage. * Dégradation de la qualité des eaux par : - Les effluents urbains qui sont rejetés dans la mangrove. - Les polluants qui sont déversés volontairement ou non. - Les effluents riches en nutriments de la crevetticulture. - Les pesticides rejetés par l’agriculture. - L’activité minière qui amplifie les processus naturels d’érosion. La mangrove en Nouvelle-Calédonie, compte-tenu de son extension, est en bon état de santé, mais ponctuellement sous pression aux abords des villes. Des mesures de protection ont été engagées (réserves de Ouano, Bailly, Nékoro, Lékine, sites Patrimoine Mondial de l’UNESCO)
ARGILE :
L'argile est un minéral (plus exactement une famille de minéraux) de la famille des silicates, plus précisément des phyllosilicates (silicates en feuillets). Leur structure est identifiable par étude aux rayons X ; elle se caractérise par la superposition de feuillets composés de couches tétraédriques ou octaédriques. Dans l'espace entre les feuillets, ou espace interfoliaire, se placent divers cations comme K, Na, Ca. L'argile est généralement issu de l'altération par l'eau des autres silicates (sauf le quartz). C'est pour cette raison qu'on le trouve systématiquement dans les sols et les formations superficielles. Minéral détritique ultrafin, on le trouve aussi très fréquemment dans les roches sédimentaires. Mélangé à un autre minéral comme la calcite il formera de la marne. Si l'argile est seule présente on désignera la roche sous le nom d'argilite.
GRANITE :
Le granite est une roche magmatique plutonique (formée lors du refroidissement d'un magma en profondeur). Il est formé de minéraux en grains (cristaux) plus ou moins gros. Il arrive que certains cristaux soient plus gros que les cristaux de la matrice, formant une roche appelée porphyre. Le granite s'est formé sous la croute terrestre à travers toutes les périodes géologiques, mais la majeure partie vient du Précambrien. Le granite et ses roches associées forment l'essentiel de la croûte continentale de la planète. Les teintes de granites varient du rose au gris, voire même noir, en fonction de leur composition chimique et minérale. La composition chimique moyenne du granite est : 65 % de SiO2, 14 % de Al2O3, 9,5 % de (Na2O, K2O), 2 % d'oxydes (Fe, Mn, Mg, Ca). Le granite est une roche acide et dense (densité moyenne : 2700 kg/m3).
sur l'ile le granite bleu dit La kersantite, ou pierre de Kersanton (improprement appelé granite de Kersanton), est une roche magmatique filonienne, de composition proche du granite, de couleur sombre gris vert très foncé, présentant un intérêt certain pour la sculpture, principalement celle à faciès sombre, qui a largement été utilisé dans l'architecture religieuse. Elle allie la facilité à être sculptée à la résistance au temps et aux intempéries. On remarque d’ailleurs que la kersantite résiste mieux à l’érosion que le granite et les sculptures dans ce matériau, une fois nettoyées, paraissent neuves. La kersantite au grain fin est la plus fréquemment utilisée, car pratiquement inaltérable, contrairement à celui à gros grain, victime des agressions du temps. Les sculptures en kersantite se marient très bien avec le granite qui a lui une couleur beaucoup plus claire et va dans son aspect général du blanc crème au gris clair ou encore au rose. L’intérêt de la roche en sculpture est lié à la propriété suivante : nouvellement extraite de la carrière, la kersantite est facile à tailler, mais plus la roche est exposée à l’air plus elle durcit et devient résistante à l’érosion. Cependant, cette propriété n’est pas réservée à la seule Kersantite et elle est assez générale, c’est le cas aussi des schistes ardoisiers.
QUARTZ :
Le quartz ou cristal de roche est de la silice pure. Il est très dur, raye le verre et l'acier et se présente souvent en beaux cristaux ayant la forme de prisme.Minéral qui cristallise dans le système rhomboédrique, formé d'oxyde de silicium, très répandu dans la nature, aux utilisations industrielles très nombreuses (à cause notamment de sa dureté et de sa stabilité à très haute température) et dont certaines variétés colorées sont utilisées en joaillerie.
Pour enregistrer cette earthcache s'il vous plaît écrivez-moi les réponses aux questions suivantes :
Q1 : quelle est la composition du substrat ?
Q2 : plonger votre main dans le fond a coté du petit pont ; que trouver vous comme matières ? argile ; granit ; quartz ?
Q3 :votre doigt; vous pouvez l'enfoncez dans cette matière :sans problème ; partiellement ; impossible
Q4 :derriere le banc que pouvez vous observer ?: une énorme souche ; une grosse pierre ; rien de particulier
une photo de votre gps au pz serait la bienvenue
Rappel concernant les « Earthcaches »: Il n'y a pas de conteneur à rechercher ni de logbook à renseigner. Il suffit de se rendre sur les lieux, de bien lire le descriptif, d’observer et de comprendre pour pouvoir répondre aux questions ci-dessus.
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