Fille d’un cordier du village de la Bretonne à Barfleur, Julie Postel (future Sainte Marie-Madeleine) est née le 28 novembre 1756. Après avoir été une élève brillante, notamment à Valognes (abbaye royale), la jeune Julie Postel refuse de rentrer dans les ordres et revient à Barfleur en 1774 afin d’y exercer le métier d’institutrice en ouvrant une école pour enfants pauvres. Puis arrive la révolution.
Durant la Révolution française, cette jeune femme encouragée par la puissance de sa foi, organise en en secret dans le Val de Saire, le culte, le catéchisme et les cérémonies de première communion. En collaboration avec les pêcheurs, elle facilite le départ en exil des prêtes réfractaires vers l’Angleterre. Elle eut même l’autorisation de garder chez elle l’Eucharistie dans une cachette, aménagée sous l’escalier, cachette que vous pourrez découvrir en visitant sa maison.
Le calme revenu, elle quitte Barfleur et part pour Cherbourg où elle reprend son métier d’institutrice et ouvre un pensionnat de jeunes filles. Elle cherche à créer une communauté en direction de la jeunesse pauvre. Le 8 septembre 1807, elle fonde avec trois jeunes filles la congrégation des Pauvres filles de la Miséricorde, qui prendra ultérieurement le nom d’Institut des sœurs des écoles chétiennes de la Miséricorde. La congrégation s'installe successivement à Octeville-l’Avenel, Valognes et Tamerville, avant de trouver en 1832 sa demeure définitive dans la vieille abbaye bénédictine du XIe siècle de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Elle est à l'origine de l’établissement scolaire installé dans les murs de l'abbaye, avec l'assentiment du recteur à partir de1840.
Elle décède le 16 juillet 1846, à 90 ans. Elle est béatifiée en 1908, canonisée le 24 mai 1925 et on la fête le 16 juillet. On l'appelle parfois « la sainte du Cotentin ».
La maison de Sainte Marie-Madeleine Postel où elle demeura pendant trente ans est une belle bâtisse normande en granit du XVIIème siècle. Quant à la chapelle de la Bretonne, elle fut édifiée en 1893 et inaugurée en 1908. C’est un bel exemple d’art néo-gothique très en vogue au XIXème siècle. Dans la chapelle, on peut admirer une série de vitraux qui dépeint les différentes étapes de la vie de Sainte Marie-Madeleine Postel.

Prévoir une pince à épiler et un stylo.