La Ruelle Des Chats !
Cette cache s'intéresse à l'une des rues, si ce n'est la rue la plus représentative de la ville de Troyes, ville moyenâgeuse très importante ! Entre la rue Charbonnet et la rue Champeaux, en plein coeur du centre historique de la ville, cette cache est idéale pour les férus d'histoire architecturale...
Très étroite, elle donne une idée des rues médiévales pavées avec une rigole centrale pour l'écoulement des eaux. Reconstruites après le grand incendie de 1524, les maisons à pans de bois et en encorbellement s'élargissent en hauteur. Les étages débordent sur la rue pour augmenter leur surface : l'impôt était calculé sur la surface au sol. Cette ruelle doit son nom au fait qu'un chat peut, en effet, passer d'un côté à l'autre de la rue, en passant par les toits. Les façades se touchent par le sommet, et sont maintenues par des étais.
Autrefois nommée ruelle Maillard depuis le xve siècle, dès 1460. À l'entrée de la ruelle du côté de la rue Champeaux se trouvait le bailli du prieuré de Saint-Jean-en-Châtel, appartenant à l'abbaye Saint-Pierre de Montiéramey. Aux numéros 32 et 36 de l'actuelle ruelle des Chats se trouvait l'hôtel de la famille Lesguisé. En 1783, elle est donnée comme « rue des chats ». En 1789, un arrêté enjoint de poser des grilles en fer, à chaque extrémité de la ruelle. Ces grilles étaient fermées la nuit, et ouvertes le jour.
Dans les années 1960, la ruelle des Chats fut menacée de disparition, comme la rue de la Rothière, et André Malraux s'en alarma. La loi qui porte son nom fut adoptée le 4 août 1962.
À l'angle de la ruelle des Chats, au niveau de l'élargissement de la ruelle, se trouve la Cour du mortier d'Or.
À la place de l'ancienne clinique Juvénal, aujourd'hui démolie, il était prévu en 2006 de reconstruire un ensemble de maisons dans l'esprit du XVIe siècle et, la construction de deux maisons à pans de bois commence en janvier 2014. À l'angle de la ruelle, un jardin de 500 m2 est prévu pour l'été 2016.
Dans la ruelle, une librairie accueille aussi le premier Café des Droits de l'Homme ouvert par la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen
La ville de Troyes est éclairée depuis 1534, date à laquelle le conseil de ville décide d’éclairer durant les périodes des foires de Champagne, par des chandelles de suif dans des lanternes ; en 1766, la ville dispose 150 lanternes publiques allumées en hiver dans les rues principales. Le suif donne sa place à l’huile aux alentours de 1800, le gaz en 1842 et l’électricité au début du XXe siècle.
Dans cette ruelle ce cache une sculpture d'un chat mystérieux, à vous de le trouver (cela n'a aucun rapport avec la cache) !

