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La Fée Verte de Glay

A cache by speleo_phil Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 06/30/2018
Difficulty:
2 out of 5
Terrain:
4 out of 5

Size: Size: micro (micro)

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Geocache Description:


Légende de la Fée Verte de Glay

Le prince Frédérich sauvé des flammes

Il y a bien longtemps en ces périodes troubles et incertaines, d'ignobles brigands mirent à sac et incendièrent le château. Les parents du prince furent tués durant cette attaque. Un villageois, cherchant à sauver ce qui pouvait l'être, hurla : par ici ! Une voix de femme crie à l'aide ! Là, sous ces pierres. Des renforts parvinrent à extirper un petit corps, évanoui, mais bien vivant ! C'était le jeune prince Frédérich âgé de trois ans. - Et la femme, qui était-elle ? A-t-elle été trouvée ? Ils ne trouvèrent aucune femme ... et pourtant le prince, ne dû son salut qu'à cette mystérieuse voix !


Le prince Frédérich attaqué par un ours

Quinze ans s'étaient écoulés depuis les ravages commis par une horde de sauvages ivres de destructions. Un jour, le prince Frédérich, contre les recommandations de ses hommes de garnison, souhaitait rentrer seul, à pied, au château. Pour l'accompagné, un épagneul nommé Melchior. - Je suis en âge de me défendre à présent ! En chemin, soudain, Melchior poussa quelques grognements. Son maître comprit : une menace approchait. C'est alors qu'apparu un ours gigantesque, le pas lourd et la démarche nonchalante. Mais Melchior ne répondit qu'à son instinct de chasseur. Aboyant à tout rompre, il se jeta contre l'ursidé, le mordant au flanc, le monstre ensanglanté obligea son agresseur à lâcher prise d'un violent coup de patte, lui brisant quelques côtes au passage. Le chien vola contre un tronc et retomba lourdement à terre. Le voila paralysé et blessé. Avant que le monstre ne l'achève, le prince, sur un sursaut de vaillance sorti l'épée de son fourreau et, rageur, fonça contre ce barbare-animal. Mais le glaive n'effleura que légèrement la panse du carnivore. Nerveusement, d'une patte terriblement acérée, l'ours défigura son nouvel assaillant qui, hurlant de douleur, s'effondra au sol. Désarmé et troublé par le coup reçu, le jeune souverain crut sa fin venue. Mais le grizzli, au lieu d'achever sa proie, s'apaisa soudainement.


La rencontre avec la fée verte

Ce que vit le prince fût alors à peine croyable. La morsure laissée par l'épagneul se résorba miraculeusement. Cette guérison eut lieu par la simple imposition d'une sinueuse branche de coudre, elle même tenue par une créature fantastique. Le sang disparu sous l'épaisse fourrure du monstre qui, assagit, s'éloigna dans la forêt. L'être qui venait d'accomplir ce merveilleux prodige renouvela sa magie sur le moribond Melchior qui s'en trouva soudainement ragaillardi. La vue du prince vacillait mais, lorsque la bienfaitrice se pencha sur lui, il la reconnu. Une couronne tissée de branches richement feuillues et colorées ceignait de longs cheveux à la rousseur éclatante. Deux oreilles taillées en pointe s'en échappaient. Son visage, gracile, doux et radieux, formait un écrin incandescent où se lovaient de grands yeux scintillants tels deux émeraudes. Enfin, sa robe, longue et légère, irisée par une gamme de verts printaniers, convaincu définitivement le prince : cette rencontre était bien féérique. Il était en présence de la sublime "Dame verte de Glay" dont les récits légendaires peuplaient son imaginaire infantile. D'une maternelle caresse, la fée effaça toutes les plaies du prince. - Seigneur Frédérich, vous voila arrivé à l'âge mur ... et pourtant vous semblez aussi fragile qu'à notre première rencontre. - Notre ... première rencontre? Que voulez-vous dire ? Pour unique réponse, la fée lui offrit un généreux sourire. Aussitôt, le prince comprit : - La voix féminine qui, enfant, me sortit des décombres ... c'était vous ? Et aujourd'hui, comme hier, je vous dois encore la vie ... Pourquoi ? - Hier, votre père fut aussi charitable que brave. Qualités évanescentes chez un suzerain en ces temps de barbaries. Sa lignée ne pouvait s'éteindre au profit d'autres hommes animés par la seule cupidité. - Et aujourd'hui ? - L'amour que j'attendais, l'amour que je ressens, l'amour que je vous porte.


Frédérich marié à la fée verte

Le château de Glay verrouillait l'entrée d'une grotte d'où jaillissaient les eaux de la Doue. Depuis la fenêtre d'une échauguette, le châtelain attendait le retour de sa féérique épouse et des deux héritiers nés de cette union. Jadis, la dame verte avait accepté la demande en mariage du jeune Frédérich à l'unique condition de pouvoir s'absenter sept jours au cours de l'année sans que le prince ne la suive. Le gage était bien faible en comparaison du serment amoureux qui lui était offert. Mais cette fois-ci, l'attente était plus difficile qu'à l'accoutumé. Pour la première fois, ses deux enfants accompagnaient leur mère dans son mystérieux pèlerinage. Elle souhaitait les baptiser selon les rites elfiques. Nous ne savons que très peu de chose sur ce baptême animiste. On raconte juste qu'il plaçait l'initié sous les augures d'une trinité de couleur. Le noir pour la terre, le vert pour la forêt et le bleu pour l'eau. Quiconque serait baptisé par ces trois éléments en deviendrait le maître. Ses fils quittèrent alors le château en simples humains, quoique dauphins d'un royaume, pour y revenir nantis de pouvoirs magiques leur offrant une ascendance sur toute faune et flore sylvestre. Le cœur du prince s'emplit de joie lorsqu'au loin apparue la silhouette de cette famille surnaturelle et tant aimée. Aux chaleureuses retrouvailles succéda un banquet où les deux fils montrèrent les nouveaux dons qu'ils reçurent au cours de leur initiation. La dame verte fût heureuse de voir son mari comblé de joie là où la jalousie aurait pu le faire envier ces pouvoirs rendus inaccessibles par sa nature humaine. Elle ne s'était pas trompée : le prince était aussi sage et désintéressé que ne le fût son père. Cette sagesse se retrouverait dans ses descendances mi-homme ; mi-fée !


Le Prêcheur

La colline de Montaillevey surplombait le village de Glay. De ce Golgotha, un vieil homme prêcha une parole nouvelle. Les deux héritiers du prince s'entretinrent longuement avec ce prophète. Séduis par son charisme et ses idées, ils rapportèrent à leur père tous ce que le vieil homme leur avait enseigné. Frédérich rencontra à son tour le vieillard : - Comment te nommes-tu? - Sincèrement, as-tu gravis cette colline pour faire connaissance ou pour m'en chasser ? - Aurais-je quelques raisons d'agir en ce sens ? - Toute révolution effraie les plus nantis... - Ainsi, tu prétends renverser l'ordre de ma châtellenie ? - Ne craint rien, ma révolution n'est que spirituelle, nullement temporelle. Mon royaume est bien plus grand que ce que ta vanité ne pourra jamais conquérir ... et il demeure accessible à tous. - Je n'ai nulle vanité mais je n'apprécie guère que l'on sème le trouble dans l'esprit de mon peuple et surtout de mes fils. - En fait de trouble je les veux libérer ... mieux encore : je veux les sauver.
Tes fils furent baptisés sous des augures païennes, impies, un animisme dépassé, j'oserais dire : blasphématoire. - Mesure tes paroles!, sache que ce culte de la nature apporte force et prodigalité à qui sait lui être fidèle et respectueux. - Nul autre que dieu est le créateur de cette nature; le reste n'est que billevesée, magie... - Prend garde ! Cette magie m'a sauvé la vie par deux fois. - Ce que j'apporte à tes enfants vaut bien plus que cela. - De quoi parles-tu ? - La vie éternelle, non sur cette terre mais dans un royaume au-delà de celui-ci ; baptise-les au nom de Jésus Christ et ils seront sauvés. - Si je refuse ? - Notre bon roi Charlemagne s'en chargera.
Par un récent édit, il oblige tout homme à la conversion chrétienne sous peine de mort. Soit tes fils abjurent leurs idoles païennes, soit le glaive royal précipitera leur destin. Crois bien que je réfute ces manières d'autant que tes fils, même s'ils refusent d'oublier leurs croyances en totalité, semblent enclins à cette conversion. - Ils m'ont paru plus troublés que convaincus par tes idées. Ils ne sont pas encore en âge de raisonner. Un esprit juvénile reste faible et malléable. - Leur enseignement achevé, ils te remercieront de les avoir confié à ma catéchèse. - Je ne peux les obliger à désavouer le culte de leur mère. - Tu le dois... ou ils mourront.


Le départ de la fée verte

Ce jour là, jamais l'église de Glay n'avait connu pareille affluence. Toute une population recevait sa bénédiction ... par conviction ou par crainte. Le soleil, traversant un somptueux vitrail, irisait le baptistère d'une mosaïque de couleurs chatoyantes. Face à l'autel, les deux communiants princiers, mains jointes, attendaient la divine onction. Sur le visage de leur père se lisait une certaine anxiété. A son retour de pèlerinage, comment son épouse allait-elle réagir ? Allait-elle accepter ce monothéisme ? Elle qui représentait un culte païen composé de plusieurs dieux. Un prélat, dépêché expressément de Blamont pour l'occasion, fit retentir sa voix avec force pour émerger le prince Frédérich de ses tumultueuses rêveries :
Sire ! Sire !... Êtes-vous des nôtres ? - Oui, pardonnez-moi... Une sourde rumeur anima l'assemblée. A vrai dire, les habitants de Glay craignaient également le courroux de la féérique épouse et l'anxiété du prince ne les rassurait guère. Cette angoisse devint terreur lorsque les portes de l'église s'ouvrirent avec fracas et résonnèrent dans la nef en coup de tonnerre. La dame verte, figée entre les deux portes encore tremblantes, affichait un visage déformé par la colère :
Prince Frédérich ! Par deux fois je t'ai sauvé, par deux fois j'ai assuré la descendance de ton trône, je t'ai offert mon amour, ma confiance, ma protection. Voila la seule reconnaissance que tu me portes ! Tu pervertis mes enfants, tu souilles des rites ancestraux par cette nouvelle religion. Et vous, misérables mortels, habitants de cette contrée viciée, est-ce la foi ou l'épée qui vous pousse à cette infamante reptation ? Vous souhaitez tourner le dos à votre mère nourricière, prétendre à une vie éternelle en me désavouant. Soit ! Je vous abandonne à la grâce de votre nouvelle idole. Quant à vous, mes chers fils, pour cet égarement, je n'accuserai que votre naïveté infantile, rejoignez-moi à présent, quittons ce monde voué à sa perte. Penaud, les deux garçons obéirent. Le prince, qui en un instant venait de tout perdre, se récria :

Attends ! Tu ne peux m'enlever mes enfants. J'ai accepté leur conversion pour leur offrir l'éternelle jouissance des dons que tu leur a donné. - Par cette alliance chrétienne, cette religion intolérante des autres cultes, tu m'assassines. Cette culpabilité, tu allais l'imposer à nos enfants. Pire encore, tu les condamnais a porter ce fardeau par delà la mort ... dans cette éternité que ce vieillard t'as promis. A ton tour d'en assumer les conséquences ici-bas...et pour la fin des temps. Sur cette sentence, la dame verte et ses deux enfants quittèrent l'église. Liais et Liaises semblaient aussi désemparés que leur prince. Abasourdit, Frédérich s'effondra à genoux, une douleur atroce venue du plus profond de son âme perla sur ses joues avant d'exulter en lamentation. Le curé de Blamont voulut le réconforter en lui offrant quelques sages paroles chrétiennes, mais Frédérich le repoussa violemment.
A quoi lui servirait une éternité dans un paradis quelconque sans l'amour de ses proches ? On raconte alors que la dame verte et ses deux fils se rendirent à la source de la Doue, réduisirent en poussière le château du prince et disparurent à jamais dans cette grotte du "Bout du monde".


Epilogue

Quant au seigneur Frédérich, il refusa d'abjurer le culte de sa féerique épouse et périt en conséquence comme hérétique. Les monuments païens furent rasés et remplacés par d'autres chapelles cruciformes. Et pourtant, malgré ce désaveu des dieux sylvestres, la dame verte finit par apaiser sa rancune envers le genre humain. Aujourd'hui encore, elle continue de protéger les habitants de Glay et autres géocacheurs égarés.
Il parait que c'est au crépuscule, à la pleine lune, que l'on peut voir la Fée Verte se baignant dans la source, et parfois la Vouivre après avoir déposé son escarboucle sur un rocher, mais cela est une autre histoire !


Pour découvrir la cache :

Rendez vous aux coordonnées du listing, altitude 440m environ, relevez la date DATE sur le fronton de la porte. Vous pouvez, si pas déjà fait, chercher la tradi GC1A1JE Source de la Doue.

La suite est plus ardue ! il faut grimper au point de vue, altitude 520m à peu près, en :

24.[E-5]DT / 55.T[A-6][D+1]

Je vous conseille par la Combe de la Chenau, direction la Chaifferie, puis monter une petite combe à droite pour rejoindre le sentier historique des bornes.

Attention : à l'approche du belvédère, il n'y a aucune protection. Le T4 se justifie !

Dans la niche, une valeur XYZ vous apparaitra, elle sera utile pour vous rendre à la cache.

Finale en :

24.X[Z-1][D+4] / 55.TT[D+4]

Vous pouvez ensuite, si pas déjà fait, réaliser la multi Les Bornes des Princes #8 GC37V2X.


Source bibliographique :
Histoire et Légende en terre de Montbéliard, par Yohan
http://histoiremontbeliard.over-blog.com/2014/12/chap-10-la-fée-sylvestre-de-glay.html

Additional Hints (Decrypt)

Nh cbanag qr yn obear inyrhe, à 17 gbvfrf, qnaf yn ebpur.

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



 

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