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Hommage à 2 femmes de guerre Traditional Cache

Hidden : 8/11/2018
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
2 out of 5

Size: Size:   other (other)

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Geocache Description:


Stang-Blanc. Deux victimes de l’épuration réhabilitées

Une stèle à été posée ce vendredi 10 août 2018 en mémoire de Marie-Jeanne Noac’h - 22 ans, et Jeannette Laz - 21 ans, fusillées après un jugement sommaire.

On leur imputait la dénonciation du lieu du parachutage du 14 juillet, qui fut la source des combats meurtriers de Kernabat (15 juillet 1944). Terrorisées, elles avouèrent tout ce qu’on voulait leur faire dire.

Elles furent tondues, violées, goudronnées et promenées dans le bourg sur deux chevaux, condamnées à mort et fusillées avec Yvon Toulgoat, qui avait la réputation d’être un « délateur », le 10 août 1944. Plus tard, il fut prouvé qu’aucun des trois condamnés n’avait dénoncé le maquis. Les Allemands, à la recherche de la zone du premier parachutage à partir des hauteurs de Spézet, ont repéré eux-mêmes Miné-Kervir alors que le second parachutage avait lieu sur le même site.

Déni de justice

La population, terrorisée, ne parla pas. Les initiés se turent et une chape de plomb s’abattit pendant des décennies sur ce déni de justice.

En 2017, l’Anacr (Association nationale des anciens combattants) levait le voile sur cette affaire : « il ne nous appartient pas d’estimer, avec notre regard actuel, la véracité et la gravité de ce qui leur était reproché par cette juridiction d’exception. Nous pouvons cependant regretter qu’elles n’aient pas eu un procès équitable, basé sur des preuves tangibles et vérifiées ».

Se basant sur un « relevé de mémoire » de témoins de l’époque, accrédité par les historiens et corroboré par un poème de Youenn Gwernig, un autre devoir de mémoire a débuté.

Cette année, la municipalité et l’Anacr vont encore plus loin en inaugurant, lors d’une cérémonie publique, une plaque à la mémoire de Jeannette et Marie-Jeanne, vendredi 10 août, à 11 h, à Stang-Blanc.

Le site retenu pour ce mémorial se trouve à droite de l’entrée de la déchèterie. Chaos rocheux et sous-bois inciteront les visiteurs à méditer cette maxime, attribuée à Charles de Foucauld : « tout homme dans sa vie a au moins une fois l’occasion d’être un héros et un lâche ».

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/scaer/stang-blanc-deux-victimes-de-l-epuration-rehabilitees-07-08-2018-12046778.php#3QE0A1azrVzoz2t7.99

 

Stang-blanc. Le temps est venu de faire l’histoire

Ce vendredi 10 août 2018, une cinquantaine de personnes étaient rassemblées à Stang-Blanc pour l’inauguration de la stèle en mémoire de Marie-Jeanne Noac’h et Jeannette Laz, fusillées après un jugement sommaire, le 10 août 1944. L’aboutissement d’un devoir de mémoire dont Charles Burel fut la cheville ouvrière près de trois décennies et qui a abouti, grâce à l’implication de l’Anacr et de la municipalité. Pour Jos Noac’h, frère de Marie-Jeanne, c’est un « soulagement » qui l’émeut profondément.

Victimes expiatoires

Jean-Yves Le Goff, maire, a rappelé les faits. Gwen Madec, professeur au collège, a attiré l’attention sur les « rituels barbares » de l’épuration sauvage des premiers jours suivant la Libération en France. « Il ne nous appartient pas de juger avec les critères d’aujourd’hui, mais d’essayer de les comprendre dans leur contexte. Pourquoi vouloir réhabiliter la mémoire de ces deux victimes expiatoires livrées à la vindicte populaire ? Les foules qui font ces massacres ne comprennent plus leurs actes après les avoir commis et préfèrent se taire devant leur horreur rétrospective.

Il faut le temps pour que les choses sortent : aujourd’hui, l’heure est venue d’intégrer à l’histoire ».

Charles Burel a cité quelques vers du poème de Youenn Gwernig « Les deux œufs », relatant cet épisode douloureux et premier hommage aux deux victimes. Il est revenu sur la genèse de l’hommage du jour : « 74 années se sont déroulées. Des démarches ont été entreprises pour rendre leur honneur aux familles qui n’ont pas pu faire leur deuil puisque les corps ne leur ont pas été rendus ». Il a souligné la volonté de l’Anacr de soutenir son action en vue de la réhabilitation et le soutien de la municipalité », dans le respect des Résistants qui ont sacrifié leur vie pour que vive le pays ».

Une dignité retrouvée

La présidente de l’Anacr, Anne Friant : « En temps de paix, elles auraient droit à la présomption d’innocence, à un procès qui aurait permis à la défense de s’exprimer et à la vérité d’apparaître. Mais nous étions en guerre et il n’en fut pas ainsi… Il nous fallait dire l’histoire dans toute sa complexité… Marie-Jeanne Noac’h et Jeannette Laz retrouvent aujourd’hui leur dignité ». C’est Jos Noac’h qui a dévoilé la plaque fixée sur un bloc de granit, dans un chaos rocheux délimité par trois hêtres et un chêne.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/scaer/stang-blanc-le-temps-est-venu-de-faire-l-histoire-10-08-2018-12049585.php#j8b2ShKFQjlywdJZ.99

Stang-Blanc. Un site historique

En qualité de responsable scientifique, David Duvollet a repéré la présence d'une occupation humaine au néolithique sur le site. Un temps occupé par les maquisards, il sert aujourd'hui aux trailistes. En qualité de responsable scientifique, David Duvollet est habilité par le préfet de région à effectuer des prospections diachroniques en lien avec le service régional de l'archéologie. Son oeil exercé et son expérience l'amènent à remarquer des détails qui passent inaperçus pour le profane mais qui, pour lui, indiquent la présence d'un peuplement ancien. Sur notre commune, il est repéré des traces de peuplement vieilles de plus de 10.000 ans. 

Un refuge pour les résistants

Stang-Blanc a été un refuge pour les résistants durant la Seconde Guerre mondiale (notre édition du 1er août). David Duvollet a repéré la présence d'une occupation humaine au néolithique. À l'extrémité de la déchèterie, les blocs rocheux qui ont été gravés par les maquisards, en 1944, ont servi d'abri à des chasseurs qui observaient les aurochs et les derniers mammouths dans la vallée d'origine glacière entre Kerbasquiou et les tourbières de Rosbic. Un emplacement particulier, utilisé par Scaër moto verte comme zone de compétitions de trail, l'a convaincu de cette occupation : « Il leur a suffi de placer quelques branches entre ces deux blocs et de les recouvrir de végétaux pour faire une toiture. Ils étaient bien installés là ! Il est possible que les maquisards aient fait de même et aient caché des armes sous les gros rocheux », explique David Duvollet. Plus bas, un couloir délimité par de gros blocs rocheux naturels a pu être une allée couverte ou un enclos. « J'observe, je fais un compte rendu et les responsables archéologiques interviennent ensuite s'ils jugent ma trouvaille intéressante. Ici le site a été exploité par les carriers si bien que les traces de vestiges archéologiques ont disparu », poursuit-il. 

Le souhait du trailiste 

David Duvollet participe aussi à des trails. Tous les ans, le trail organisé par les Relayeurs de Coat-Loc'h passe dans ces chaos rocheux. David Duvollet a ainsi une autre occasion de revenir sur ce site. L'histoire des deux jeunes filles exécutées à Stang Blanc l'a particulièrement ému : « Faire un mémorial ou une stèle placé sur ce site passerait inaperçu. Par contre, ce serait bien de dénommer les deux trails avec les prénoms de ces deux jeunes filles ».

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/scaer/stang-blanc-un-site-historique-18-08-2017-11633096.php#zgDs454sB9bGEuWS.99

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