
Au bout du chemin du Coquingard, au pied du poteau d’indication de rue, vous apercevez dans la propriété plantée de noyers, la croix du Choléra.
Selon la mémoire locale, cette croix en fer fut érigée sous le Second Empire.
Une vague épidémique de choléra d’origine asiatique avait dévasté l’Europe. Elle avait touché d’abord les villes et les quartiers populaires mais aussi rongé les villages. Ses effets étaient impressionnants : diarrhées aigües, vomissements …
Ressuscite alors la peur ancestrale d’épidémies foudroyantes comme la peste. Les esprits sont ébranlés, la panique gagne les campagnes. Pour éradiquer les ravages fulgurants de ce nouveau fléau, on se tourne vers Dieu soit pour lui demander d’éloigner le fléau, soit en remerciement d’avoir été épargné. L’examen de la courbe de la population d’Allonville ne montre aucune perturbation qui serait de nature à attester d’une brusque montée de la mortalité. C’est donc l’hypothèse de la recherche de la protection divine qu’il faut retenir.