« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre » W. Churchill
Voici une cache dans le thème « devoir de mémoire » pour rendre hommage à Yvonne Leroux, « tante Yvonne » dans la clandestinité, Résistante de la 1ère Heure.
LE ROUX Yvonne
Yvonne Le Roux, de son nom de jeune fille Rossel est née en 1878 à Toulon. Cette française presque sexagénaire, résidait à Philadelphie en 1940. A cinquante-huit ans elle n’hésite pas à venir à Londres et se mettre au service de l’Intelligence Sercice. Envoyée en France, elle crée le long de la côte bretonne un réseau sous le nom de « Tante Yvonne ». Son réseau, fonctionne autour de l’arsenal de Brest. Les services secrets anglais donnaient à son réseau une cote de véracité de 90 %. Madame Leroux, alias « Tante Yvonne » avait dans le port plusieurs indicateurs l’un d’eux était le Directeur de l’ Arsenal. C’est ainsi que son réseau Johnny fut en mesure de renseigner l’ Amirauté anglaise sur l’état d’avancement des travaux de réparations des croiseurs allemands à La Palice, et à Brest. Arrêtée le 8 avril 1942 à Plomodiern, elle fut transférée à la prison de la Santé à Paris. Partie de Compiègne au chant de la Marseillaise, elle est déportée à Ravensbrück où elle donnera l’ exemple du courage. Elle connaîtra les joies de la Libération et le retour en France, mais elle n’eut pas la force de rejoindre sa Bretagne natale et de retrouver ses amis, elle meurt à Paris, en 1945 à l’hôpital Pasteur, d’une dysenterie contractée au camp.
Hommage et postérité
Un timbre à son effigie est édité dans une série de cinq timbres, émis le 27 avril 1959 et retirés de la vente le 18 septembre suivant.
Une rue à son nom a été créée sur la commune de Guipavas (Finistère) et à Joué lès Tours (Indre et Loire).
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