Skip to content

RCLP - EC0 : L'écluse EarthCache

Hidden : 1/30/2019
Difficulty:
2.5 out of 5
Terrain:
2 out of 5

Size: Size:   other (other)

Join now to view geocache location details. It's free!

Watch

How Geocaching Works

Please note Use of geocaching.com services is subject to the terms and conditions in our disclaimer.

Geocache Description:


 

L’ECLUSE

L'Escaut (de Schelde en néerlandais) est un fleuve européen de 355 km de long, qui traverse trois pays (France, Belgique et Pays-Bas), avant de se jeter en mer du Nord.

C'est un fleuve lent et peu puissant sur lequel l'influence de la marée se fait sentir jusqu'à 160 km de l'embouchure, ce qui en fait l'un des cours d'eau européen où l'influence tidale est la plus importante.

Son nom apparaît pour la première fois sous la forme latine Scaldis dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César.

Ce nom d'origine celtique signifie "rivière brillante" ou "belle rivière" et a donné Escaut en français et Schelde en néerlandais.

 

Géographie, géomorphologie

 

Source : L'Escaut prend sa source près de Gouy au nord de Saint-Quentin, dans l'Aisne, au pied de l'abbaye du Mont-Saint-Martin(xviiie siècle). Elle est située à 49° 59' 12,95" Nord et 3° 15' 59,40" Est et à une altitude de 97 mètres.  Le fleuve a un débit moyen de ‎104 m3/s.

Bassin versant : Il s'étend sur plus de 20 000 km2 (dont 15 328 km2 en Belgique, soit plus de 50 % de la surface de ce pays).

 

Paysages : 

Les prairies de fond de vallée ayant fortement régressé, au profit des champs, villes et zones d'activité, ses débordements sont de moins en moins tolérés.

Géomorphologie : Autrefois (jusqu’au xviiie siècle environ), le fleuve sur toute sa longueur divaguait naturellement dans le lit majeur de sa plaine alluviale. Mais le fleuve se resserre aux environs d'Antoing,où l'Escaut a dû percer perpendiculairement le dôme du Mélantois (le Mélantois constitue un plateau crayeux dont l'altitude est comprise entre 20 et 45 mètres, avec des pentes douces inférieures à 5 %) qui l'a contraint à un lit moins large, jusqu'à Tournai. Ensuite, il pénètre la plaine flamande et continue une route autrefois pleine de méandres. Tournai est donc entre deux régions duales : des plateaux au sud et des plaines au nord, régions de pierre calcaire propice à l'exploitation de carrières en amont et la plaine flamande propice au commerce en aval. Nombre de ses anciens méandres et bras-morts ont été comblés.

 

Un regard plus précis sur l’hydrographie permet d’approfondir cette première lecture physique du territoire. Si l’Escaut prend sa source bien en amont (dans le Cambrésis), la Dendre, elle, naît le long d’un relief qui barre, d’est en ouest, l’extrême sud de la Wallonie picarde, découpant ainsi une autre sous-région, spécifique par sa géologie. Ce relief du Hainaut prolonge en fait le dôme de craie du Mélantois, en France, et, entre les deux, doit se glisser l’Escaut. Après avoir parcouru la plaine de la Scarpe, sa vallée s’y rétrécit en effet à quelques dizaines de mètres, avant de pouvoir à nouveau s’étendre, après Tournai, en une vaste plaine alluviale d’une dizaine de kilomètres de large, assez marécageuse mais amplement drainée par un système complexe de petits canaux.

 

Le nord de la région, ancré dans la grande plaine argilo-sableuse des Flandres (limons et sables qui se sont déposés lors de la période tertiaire), a fourni la matière première pour les briques et tuiles, qui caractérisent les constructions traditionnelles.

Mais au sud-est de Tournai (Antoing), à Basècles et Quevaucamps (frontière de la région), et à l’est d’Ath et de Lessines, des couches de la période primaire (carbonifère inférieur) sont accessibles en carrières et ont permis d’exploiter des grès, du porphyre, des calcaires fins et des marbres noirs, renommés et exportés très loin pendant plusieurs siècles.

 

Formations du primaire

Datant de l’ère primaire, les plus anciennes formations sont les calcaires du carbonifère qui affleurent dans le Tournaisis.

Les formations du calcaire carbonifère (Paléozoïque -355 à -295 millions d’années) sont constituées de calcaires francs et calcaires dolomitiques (carbonate de calcium et magnésium), épais de plusieurs centaines de mètres.

La présence de ces roches explique l’exploitation de carrières qui existe depuis longtemps sur le territoire et qui a toujours cours de nos jours (carrières et cimenteries de Tournai-Antoing-Gaurain).

Le calcaire carbonifère (Dinantien) affleure dans la vallée de l’Escaut (bassin carrier d’Antoing et Tournai, sous-étage Tournaisien)

 

Formations du secondaire

Les dièves sont des argiles marneuses datant du Cénomanien et Turonien inférieur à moyen (-100 à -89 millions d’années). L’épaisseur des dièves est d’environ 10 à 20 mètres avec des variations, notamment de plus faibles épaisseurs rencontrées vers l’est et au nord de la vallée de l’Escaut.

Lorsque ces terrains marneux et argileux affleurent (de Wiers à Péruwelz), elles constituent un paysage plutôt humide. Sur ces formations imperméables reposent des formations crayeuses dans la partie supérieure (craies blanches). Cet horizon est fracturé et présente également de nombreuses failles et donc des « blocs » d’épaisseur variable ainsi que des niveaux à silex.

 

Formations du tertiaire

Les terrains d’âge tertiaire constitués de sables et d’argiles s’étalent sur une grande partie du territoire. Il est important de noter la variabilité dans la répartition de ces formations (zones d’absence, zones de surépaisseur) et dans leur nature (sable, argile), témoignant de la variabilité dans la protection de l’horizon crétacé décrit précédemment.

L’exploitation de ces sables et argiles se reflète par de nombreuses activités économiques

d’hier et d’aujourd’hui telles que les carrières de sables ou les briqueteries et tuileries. Les sables et grès de cette période affleurent notamment à Stambruges, à la mer de sable (réserve naturelle).

 

Formations du quaternaire

Les formations du Quaternaire sont composées de formations récentes qui recouvrent, le plus souvent, les couches décrites précédemment.

On distingue, d’une part, les dépôts de fond de vallée (alluvions) attestant du passage de l’eau (tourbe, galets, cailloutis, sables, argiles). Les rivières et fleuves ont entaillé les successions précédemment décrites tout en les colmatant par des alluvions.

La nappe alluviale, contenue dans les alluvions des lits majeurs de ces cours d’eau, est

très proche de la surface (superficiel). Elle induit donc une forte humidité dans ces zones (zones humides). Cette nappe est souvent en équilibre avec la nappe des sables de l’ère tertiaire.

D’autre part, on remarque les dépôts éoliens de limons et loess apportés par les vents durant les glaciations de cette ère.

 

Aménagements du cours.

Quelque 250 écluses et barrages ont été implantés sur son cours et celui de ses principaux affluents parmi lesquels on peut citer la Scarpe, la Lys et la Sensée.

Les principales villes situées sur l'Escaut sont Cambrai,Bouchain, Valenciennes, Condé-sur-Escaut, Tournai, Gand, Termonde, Rupelmonde et Anvers.

La longueur de son cours en France est de 97,6 km.

En amont de Tournai, à Antoing, la vallée se rétrécit dans la traversée d’un bassin calcaire où le cours d’eau dessine des sinuosités moins nombreuses et beaucoup plus larges

 

 

L'énergie hydroélectrique, ou hydroélectricité, est une énergie électrique renouvelable électrique qui est issue de la conversion de l'énergie hydraulique en électricité.

L'énergie cinétique du courant d'eau, naturel ou généré par la différence de niveau, est transformée en énergie mécanique par une turbine hydraulique, puis en énergie électrique par une génératrice électrique synchrone.

En 2017, l’énergie hydroélectrique représentait 16,6 % de la production mondiale d’électricité ; elle possède de nombreux atouts : c'est une énergie renouvelable, d'un faible coût d'exploitation et qui est responsable d'une faible émission de gaz à effet de serre ; la capacité de stockage de ses réservoirs permet de compenser les variations de la demande ainsi que celles des énergies intermittentes (éolien, solaire).

Elle présente toutefois des impacts sociaux et environnementaux particulièrement dans le cas des barrages implantés dans les régions non montagneuses : déplacements de population, éventuellement inondations de terres agricoles, modifications des écosystèmes aquatique et terrestre, blocage des alluvions, etc..

 

L’écluse de Kain.

Le grand âge du barrage (1922) et son unique pertuis équipé d’une vanne levante sont les facteurs ayant appelé le projet de modernisation du barrage de Kain. Le contrôle du niveau d’eau dans le bief de navigation n’était  en effet pas totalement fiable et la bonne gestion des eaux en cas de crue exceptionnelle s’en voyait menacée.

Les travaux récents ont implanté un nouveau barrage en rive gauche de l’Escaut, où un nouveau chenal d’écoulement a été creusé. Une centrale hydroélectrique (3 vis dites d’Archimède) et deux passes à poissons ont été installées.

Le barrage actuel de Kain maintient le niveau d’eau à la cote 14,90m pour le bief important situé en amont. Il s’agit d’un barrage doté d’un seul pertuis de 18m de large. Sa hauteur de chute est de 1,60m. En 2011, l’écluse a été fréquentée à hauteur de 7,14 Mt dans 14.032 bateaux. Il s’agit de la 5ème écluse wallonne.

Pour les piétons et cyclistes, il est possible de traverser l’Escaut en passant sur la passerelle, puis en transitant sur le môle séparant le barrage de l’écluse et enfin en traversant la porte amont de l’écluse. Le passage est toléré. Il constitue le seul point de passage accessible aux modes doux sur un tronçon de près de 4,4 km. Dans le futur, la traversée de l’Escaut restera possible grâce à l’installation d’un pont supplémentaire.

Néanmoins, l’objectif du projet Seine-Escaut est d’augmenter la fréquentation de la voie d’eau. Il est d’ailleurs prévu de construire dans les années à venir une nouvelle écluse de plus gros gabarit.

Le taux de fuite du nouveau barrage est plus faible que l’ancien. Les deux passes à poissons sont responsables de la consommation de 3,4 à 5,4 m⊃3;/s d’eau, en fonction du débit de l’Escaut. La centrale électrique consomme quant à elle 15 m⊃3;/s (5 m⊃3;/s par vis). Son fonctionnement est également dépendant du débit de la rivière : un débit réservé est prévu pour l’écluse et le barrage.  La centrale peut également pomper si nécessaire. Le débit médian de l’Escaut sur les 10 dernières années est d’environ 20 m⊃3;/s. Il est donc théoriquement suffisant pour faire fonctionner le projet, mais peut fluctuer même au cours de la journée.

 

Comment valider cette Earth Cache ?
Rappel concernant les "Earth Caches": il n'y a pas de contenant à rechercher, ni de logbook. Il suffit de se rendre sur les lieux, de répondre aux questions ci-dessous. Vous pouvez loger en "Found it" et envoyez-moi vos propositions de réponses, soit via mon profil, soit via la messagerie geocaching.com (Message Center), et je vous contacterai en cas de problème.

 

 

Aux coordonnées de la page, un panneau d’information vous explique le fonctionnement de la centrale Au même endroit, observez autour de vous…  

 

1/ Pourquoi l’Escaut est-il devenu plus large alors qu’il est plus étroit à Antoing ?  Argumentez votre réponse en vous aidant du descriptif.

2/ Sur place, observez le sas de l’écluse. Quel est le dénivelé entre les 2 hauteurs d’eau ?  Avec vos mots et en observant le cours de l’Escaut, expliquez l’utilité de l’écluse.

3/ Quelle est l’origine de la formation de ces différents matériaux régionaux ?

                       Calcaires            Tuiles              Grès             Ciments          Briques

 

 

Sources :

http://www.scaldistournai.eu/fr

https://fr.wikipedia.org/wiki/Escaut

https://www.cairn.info/revue-du-nord-2011-3-page-851.htm?contenu=resume

http://environnement.wallonie.be/cartosig/cartehydrogeo/document/Notice_3756.pdf

https://www.persee.fr/doc/geo_0003-4010_1986_num_95_529_20424

 

 

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

 

The sluice gate

The Scheldt (from Schelde in Dutch) is a European river 355 km long, which crosses three countries (France, Belgium and the Netherlands), before jumping into the North Sea.
It is a slow and weak river on which the influence of the tide is felt up to 160 km from the mouth, making it one of the European rivers where the tidal influence is the most important.
His name appears for the first time in the Latin form Scaldis in the Comments on the War of Gauls by Julius Caesar.
This name of Celtic origin means "brilliant river" or "beautiful river" and gave Schelde in French and Schelde in Dutch.

 

Geography and geomorphology


Source: L'Escaut takes its source near Gouy, north of Saint-Quentin, in Aisne, at the foot of the abbey of Mont-Saint-Martin (18th century). It is located at 49° 59' 12.95" N and 3° 15' 59.40" E at an altitude of 97 metres. The river has an average flow rate of 104 m3/s.

Watershed: It covers more than 20,000 km2 (15,328 km2 in Belgium, more than 50% of the country’s surface area).

 

Landscapes:

The valley meadows have regressed sharply, to the benefit of fields, cities and areas of activity, its overflows are less and less tolerated.

Geomorphology Formerly (until about the eighteenth century), the river over its entire length rambled naturally in the major bed of its alluvial plain. Then it penetrates the Flemish plain and continues a road once full of meanders. Many of his old meanders and dead-arms were filled.

 

A more precise look at hydrography allows to deepen this first physical reading of the territory. This relief of the Hainaut actually prolongs the chalk dome of the Mélantois, in France, and, between the two, must slip the Scheldt. But to the south-east of Tournai (Antoing), to Basècles and Quevaucamps (frontier of the region), and to the east of Ath and Lessines, layers of the primary period (lower carboniferous) are accessible in quarries and have made it possible to exploit sandstone, porphyry, fine limestones and black marbles, renowned and exported far for several centuries.

Primary Formations
The carboniferous limestone formations (Paleozoic -355 to -295 million years) consist of calcareous and dolomitic limestones (calcium carbonate and magnesium carbonate), several hundred metres thick.
Carboniferous limestone (Dinantian) outcrops in the Scheldt valley (carrier basin of Antoing and Tournai, Tournaisien understory)

 

Secondary Formations
The thickness of the dieves is about 10 to 20 meters with variations, including smaller thicknesses encountered to the east and north of the Scheldt valley.
On these impermeable formations lie chalky formations in the upper part (white chalk). It is important to note the variability in the distribution of these formations (areas of absence, areas of overthickness) and in their nature (sand, clay), showing the variability in the protection of the cretaceous horizon described above.
The sands and sandstones of this period overflow in particular to Stambruges, to the sand sea (nature reserve).

 

Formations of the Quaternary
On the one hand, we distinguish the valley bottom deposits (alluviums) certifying the passage of water (peat, pebbles, stones, sands, clays). The alluvial groundwater, contained in the alluviums of the major beds of these streams, is very close to the surface (superficial). This tablecloth is often in balance with the sands of the tertiary era.
 

In the same place, look around you…

  With your words and observing the Scheldt course, explain the usefulness of the lock.

3/ What is the origin of the formation of these different regional materials?

Additional Hints (No hints available.)