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Swiss Sport : Tir (Arquebuse & Navigation) Traditional Cache

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Swiss Sport : Tir (Arquebuse & Navigation)



Le Tir en Suisse...


Les premiers signes de pratique du tir sur le territoire de la Suisse actuelle remontent au Moyen Âge tardif (XIVe et XVe siècle). Il s'agissait de manifestations privées de sociétés de chasse d'origine noble ou d'exercices de groupes de citadins qui tiraient à l'arc et à l'arbalète.Ceux-ci, en corporation, se rendaient visite et organisaient des manifestations qui reflétaient alliance et autres signes de réconciliations. Les villes faisaient alors étalage de leur richesse et montraient, par la même occasion, leur force militaire.

Aux XVIe et XVIIe s., en raison de l'importance croissante et de l'évolution technique de l'armement, les autorités décidèrent de former des milices sur le modèle des Provinces-Unies (Instruction militaire) ; instruction également dispensés aux tireurs des corporation et à la jeunesse.

Les fêtes de tir bâtirent leur plein avant d'entamer leur déclin lors de la chute de l'Ancien Régime, les fusils à platine à rouet et à silex succédant peu à peu aux arquebuses à platine à mèche, le tir au papegai des abbayes vaudoises devenant une noce débridée.

Sous la Médiation, ces événements renaissent doucement avant de prendre leur essor avec la fondation de la Société suisse des carabiniers (Société fédérale de tir) en 1824 à Aarau et la première fête fédérale (1824).

De là, et durant la Régénération, se créèrent, dans les cantons, de nombreuses sociétés, qui reçurent, pour la plupart, une aide de l’État, dès 1831. Leur rôle à la fois politique et paramilitaire conduire parfois leurs membres à prendre part à certaines luttes politiques d'avant 1848, comme au Tessin lors de la révolution libérale de 1839 et de la contre-révolution conservatrice avortée de 1841, ou encore en participant aux expéditions des Corps francs en 1844 et 1845.

Peu après, suite à l'introduction du service militaire obligatoire en 1848 et à l'Organisation militaire de 1874 qui supprima les contingents des cantons et créa l'armée fédérale, le tir hors du service devint lui aussi obligatoire. Les sociétés de tir étant désormais chargées d'organiser les exercices, des stands apparurent alors petit à petit dans presque chaque localité du pays. La distance réglementaire de 300 m fixée lors de la fête fédérale de 1872 à Zurich y faisait foi. Aux armes à chargement par la culasse, comme le fusil Vetterli ou la carabine Martini succédèrent les mousquetons modèles 11 et 31, adoptés comme seule arme réglementaire respectivement en 1911 et 1931, avant que les fusils d'assaut 57 et 90 de la Schweizerische Industrie-Gesellschaft fussent déclarés successivement arme d'ordonnance.

En 1908, le Département militaire fédéral écrit à toutes les sociétés de tir pour leur confier l'organisation des tirs obligatoires, affiliant, par la même occasion, chaque homme à une société de tir, puisque l'institution du tir annuel obligatoire était investit depuis 1907. Les jeunes tireurs ne furent pas oubliés par le Département et durent aussi s'y plier dès 1909. En 1914, le Musée suisse du tir (Musée suisse des carabiniers), qui présente l'histoire de cette activité en Suisse depuis le XIXe s, est inauguré à Berne. Puis, c'est la peur de se retrouver dans les conflits des deux guerres mondiales qui participe à ce civisme "militaire".

Pourtant, à l'aube des seventies, où le citoyen-soldat ne crée plus l'engouement ; Les mœurs et la société évoluant, 1996 voit alors venir l'abolition de l'affiliation obligatoire à une société de tir par le Conseil fédéral, ce qui entraîna une rapide baisse du nombre de membres de la Fédération suisse.




Histoire du Tir Sportif suisse.


Malgré l'importance des concours dès le Moyen Age, le tir sportif ne se dissocia du tir militaire qu'avec le développement des sports au XIXe s.

En Suisse, cette émancipation suivit les grandes étapes de l'évolution sur le plan international, notamment l'admission du tir au nombre des disciplines olympiques en 1896 à Athènes, la création du match international en 1897 et la fondation de l'Union internationale de tir en 1907 (devenue en 1998 International Shooting Sport Federation).

Au cours du XXe s., cette évolution conduisit à une séparation progressive entre les manifestations à caractère militaire (tir obligatoire, tir fédéral en campagne) et les compétitions sportives, ainsi qu'à la fondation de nombreuses nouvelles sociétés de tir sportif et à une différenciation dans les armes.

A la suite de plusieurs fusions, la Société suisse des carabiniers prit le nom de Fédération suisse des tireurs en 1996, puis de Fédération sportive suisse de tir en 2002.

Source : Dictionnaire historique de la Suisse




La Suisse pays le plus titré


Les championnats du monde de tir sont une compétition internationale de tir sportif organisée par la Fédération internationale de tir sportif (en anglais : International Shooting Sport Federation ou ISSF). Les premiers championnats se déroulent en 1897, après le succès des épreuves de tir aux Jeux olympiques d'été de 1896, et bien que l'ISSF n'ait été fondé qu'en 1907, ces compétitions sont reconnues comme étant officielles par la fédération internationale. Ces championnats, incluant toutes les disciplines de l'ISSF, se tiennent tous les quatre ans depuis 1954.

La Suisse est le pays le plus titré de l'Histoire de ce sport avec 18 victoires jusqu'à aujourd'hui : 1897 - 1899 - 1900 - 1901 - 1902 - 1903 - 1904 - 1907 - 1909 - 1910 - 1911 - 1912 - 1913 - 1922 - 1927 - 1928 - 1929 - 1931.

La plupart de ces titres ont été remportés par deux hommes :

Konrad Stäheli, né le 17 décembre 1866 à Egnach et mort le 5 novembre 1931 à Saint-Gall, qui remporte aussi trois médailles d'or et une médaille de bronze aux épreuves de tir aux Jeux olympiques d'été de 1900 se tenant à Paris, ce qui en fait l'un des sportifs les plus médaillés de ces Jeux. Le tireur suisse remporte aussi deux médailles d'or, deux médailles d'argent et une médaille de bronze lors des Jeux olympiques intercalés de 1906 à Athènes, non reconnus par le Comité international olympique.

Emil Kellenberger, né le 3 avril 1864 à Walzenhausen et mort le 30 novembre 1943 à Walzenhausen, qui remporte également deux médailles d'or et une médaille d'argent (partagée avec le Danois Anders Peter Nielsen) aux épreuves de tir aux Jeux olympiques d'été de 1900 se tenant à Paris.




Le lieu de la cache : Arquebuse - Navigation, stand de tir de Saint-Georges.


Les Exercices de l’Arquebuse et de la Navigation, dont l’histoire remonte au XVème siècle et se confond à maintes reprises avec celle de Genève, sont l’une des figures emblématiques de la tradition et de la mémoire genevoise. Acteur fondamental de la construction d’un Etat moderne en offrant tant un lieu de cohésion sociale qu’une garantie de sécurité et d’indépendance, les Exercices ont réussi à survivre à toutes les crises et à toutes les révolutions, témoignant par là-même du respect que leur portent les Genevois, anciens et modernes.

Relevant il y a plus de cinq siècles d’une confrérie militaire, la société dite « Exercice de l’Arquebuse » fusionna avec celle de « la Navigation » au cours du XIXème siècle pour devenir « les Exercices de l’Arquebuse et de la Navigation » (EAN). Elle demeure de nos jours active et vivante, faisant perdurer mémoire et tradition au travers de son patrimoine et de ses manifestations. Se livrant à l’art du tir, les Exercices restent auréolés d’un passé intimement lié à celui de Genève, soucieuse depuis des siècles de conserver l’une de ses figures emblématiques.

Au cours du Moyen Age, la cité de Genève relevait d’une situation extrêmement enchevêtrée opposant différents tenants du pouvoir, l’évêque en premier lieu, puis les ducs de Savoie qui avaient su évincer les comtes de Genève dans la domination du bassin lémanique. De nombreux conflits se déroulèrent entre ces seigneurs féodaux qui durent composer à partir du XIVème siècle avec la « commune ».

Genève, comme la majeure partie des villes du Moyen Age, particulièrement celles au bénéfice de droits leur donnant des éléments d’autonomie, possédait des confréries guerrières. Composées par la bourgeoisie, les confréries, représentant un lieu d’identification sociale et de ralliement pour une population en quête d’indépendance, se vouaient à un saint. Renforcée encore par le maniement des armes, la teneur symbolique de ces fraternités se cristallisa par des créations fortes de sens, telles les royautés des Exercices genevois, comptant notamment le noble Exercice de l’Arc, celui de l’Arbalète ainsi que l’Exercice de l’Arquebuse.

La création de ce dernier, mentionné pour la première fois en 1474 dans un texte de loi, n’était pas l’héritage des confréries précédentes mais s’inscrivait dans la même lignée. C’est l’apparition d’une nouvelle arme principalement destinée aux riches, l’aquebute, connue plus généralement sous le terme de couleuvrine ou d’arquebuse qui initia sans doute ce nouvel Exercice. Créé à une époque de tensions politiques et religieuses, l’Exercice de l’Arquebuse qui ne recrutait que parmi les classes supérieures de la cité s’inspira toutefois fortement des jeux de l’Arc et de l’Arbalète.

Les tirs de cette nouvelle arme se réalisèrent dès 1475 à l’intérieur des murs de la ville, entre la rue de Rive et la rue du Lac. Une fois l’an, le troisième dimanche après Pâques, un tir appelé le Coup du Roi était organisé. Le vainqueur qui était celui qui abattait le premier le papegay, un oiseau de pacotille, était couronné roi de l’Exercice. Il conservait ce titre une année durant et bénéficiait de nombreuses prérogatives tant fiscales qu’honorifiques.

En 1514, les autorités accordèrent à l’Exercice de l’Arquebuse un terrain proche de l’Hôpital des pestiférés afin de construire un stand de tir, (un lieu qui de nos jours est occupé par le cimetière des Rois). Puis en 1541, la Seigneurie offrit une terre adjacente, permettant ainsi la construction du premier hôtel de l’Exercice. Au fil des siècles, l’Exercice de l’Arquebuse, mêlé inéluctablement aux bouleversements et à la genèse d’un Etat, se révélait l’enfant de son temps, s’appliquant à l’entraînement d’une arme alors moderne et s’impliquant dans les affaires tant politiques que religieuses de son époque. L’Exercice ne pouvait que devenir l’outil privilégié d’une génération d’hommes nouveaux dont les valeurs s’axaient sur la modernité. L’antagonisme entre la jeune république et l’ancienne féodalité trouva donc dans l’Arquebuse le symbole d’une évolution des mœurs, symbole qui allait devenir la distinction de l’élite patricienne.

L’Exercice devint ensuite, petit à petit et de plus en plus, un club très fermé, réservé à certains.



Le succès de l’Arquebuse généra chez les barquiers genevois la volonté de créer leur propre tir au papegay, ce qu’ils firent dès 1650. Cependant, leur société ne fut reconnue officiellement que le 31 août 1677. Les jeux nautiques étant à la mode à travers toute l’Europe, l’Exercice de la Navigation eut rapidement à disposition une frégate et une galère, peut-être celle que la Seigneurie venait de construire. Les « marins » rejoignirent alors dans un premier temps les Arquebusiers à la Coulouvrenière puis demandèrent à s’installer aux Pâquis. En 1723, l’Exercice y construisait un Hôtel ainsi qu’une taverne. Plus aristocratique que l’Exercice de l’Arquebuse de par ses membres, la Navigation connut son apogée en 1833. La Navigation se caractérisa par les fastes de ses fêtes et la participation d’illustres personnages comme les princes de Hesse et de Saxe. En 1680, la Seigneurie offrit par exemple au résident de France des festivités organisées par la Navigation en l’honneur de son installation. Une bataille navale simulant l’attaque de pirates maures fut menée sur le lac.

Sans trop de heurts ni de malheurs le XVIIIème siècle s’écoula jusqu’en 1781. A cette date, le peuple se souleva contre le patriciat et lui imposa une constitution démocratique. Les autorités en appelant à l’aide étrangère, Bernois, Français et Sardes vinrent assiéger la ville qui finit par se rendre. La milice fut alors abolie et remplacée par une garnison. Les Exercices n’échappèrent pas à la répression et furent interdits le 4 novembre 1782. Pourtant, dix ans plus tard, la révolution chassait l’aristocratie et rétablissait le vieux principe des milices bourgeoises ainsi que les Exercices. Les tirages de l’arquebuse, du mousquet et du fusil reprirent alors leur place dans la cité de Calvin et furent ouverts à tous ceux qui effectuaient leur service militaire. Toutefois, les démocrates au pouvoir décidèrent de rebaptiser les Exercices dont les coutumes rappelaient trop l’Ancien Régime, et les nommèrent tirages publics de la Coulouvrenière et des Pâquis.

Peu de temps après, en 1798, les armées napoléoniennes annexaient Genève et suspendirent toutes les subventions qui étaient jusqu’alors allouées aux Exercices. Ceux-ci disparurent une nouvelle fois. Court intermède de quatre ans car, en 1802, des citoyens firent pression pour rétablir l’Arquebuse et la Navigation.

En 1814, Genève retrouvait son indépendance et son ancienne aristocratie. Cette première partie du XIXème siècle se caractérisa par la montée en puissance des nations qui cultivaient les valeurs patriotiques. Les tirs devinrent alors un acte évoquant autant la fondation du pays que la sécurité qui y régnait. Les bataillons de la milice organisèrent leur propre concours et s’entraînèrent à la Coulouvrenière chez les Arquebusiers. Plusieurs sociétés de tirs furent également créées, s’enracinant dans une tradition militaire, avec l’assentiment du gouvernement qui continuait à surveiller ces activités de près. Le Conseil d’Etat devint ainsi l’autorité suprême des trois Exercices de l’Arc, de l’Arquebuse et de la Navigation qui rétablirent la tradition des rois et qui s’attachèrent à réunir leur patrimoine éparpillé en 1782.

En 1824, à l’occasion du Tir fédéral d’Aarau, la « Société suisse des carabiniers » fut instituée afin de resserrer les liens entre Confédérés. La même année, Guillaume-Henri Dufour et ses amis officiers de la milice fondèrent la « Société genevoise des carabiniers ». L’apparition de ces nouvelles associations créa sans doute un certain émoi auprès des autorités qui firent pression en 1826 afin que la société d’Henri Dufour, qui risquait de faire de l’ombre aux anciens Exercices, fusionne avec l’Arquebuse. Cette dernière qui venait de reconstruire son stand de tir à la Coulouvrenière devenant le plus grand de Suisse, accepta la proposition du gouvernement. « L’Exercice ou Société de l’Arquebuse et de la Carabine » naissait donc cette année avec de nouveaux règlements. La possession d’une carabine était obligatoire pour tous les membres, la croix suisse intégrait le drapeau de la société, le roi par contre était maintenu. En 1830, l’Arquebuse pouvait donc s’enorgueillir de compter près de trois-cents membres grâce à la fusion avec les carabiniers. Toutefois, à partir de cette époque, les Coups du roi s’espacèrent, n’ayant lieu plus que tous les trois puis quatre ans. Les traditions liées à la royauté tombèrent peu à peu en désuétude et des voix demandèrent l’abolition de ce titre.

A la constitution de 1847, les nouveaux tenants du pouvoir tentèrent alors de faire disparaître les emblèmes de l’ancienne aristocratie. Ce faisant, ils concurrencèrent sans grand succès l’Arquebuse en créant la « Société cantonale des carabiniers » qui reçut le droit exclusif d’organiser les tirs cantonaux et fédéraux. Ceux-ci devinrent, après la guerre civile de 1847 et l’adoption de la constitution fédérale en 1848, l’une des grandes fêtes de la nation démocratique. Face à ces évolutions, les « Exercices de l’Arquebuse » et ceux « de la Navigation » durent songer à se réformer, abandonnant les rois et envisageant une fusion. Le tir fédéral de 1851 à Genève fit évoquer tous les avantages de la fusion des sociétés.

Après plusieurs années de tractations, l’acte officiel de fusion était signé le 23 avril 1858, donnant naissance à la « Société des Exercices réunis de l’Arquebuse et de la Navigation » ou « Exercices réunis de l’Arquebuse et de la Navigation ». Restait la rivalité avec la « Société cantonale des carabiniers » qui malgré une tentative de rapprochement des Exercices ne put que s’enliser dans des problèmes financiers. Les Exercices réunis se défirent rapidement des terrains et de l’Hôtel des Pâquis en 1861.

C’est aussi à la fin du XIXème siècle, époque où la vie associative se révélait extrêmement vivace, que trois sous-sections furent créées au sein des Exercices : le très distingué Guidon, fondé en 1890 par le futur champion du monde du tir à trois-cents mètres, Frank Julien, le Mousqueton en 1892 et les débonnaires Bracailleurs en 1900. Une quatrième section verra le jour en 2001 sous la dénomination de Pistoliers genevois.

La première Guerre mondiale fit taire les tirs des Arquebusiers faute de munition, et les années qui suivirent, emplis de tensions, virent péricliter les activités des Exercices. Les résultats également baissèrent malgré les performances internationales des meilleurs gâchettes. Parallèlement, le tir sportif prit le pas sur l’arme de guerre, ce qui provoqua le retrait des cibles des quatre-cents et cinq-cents mètres.

Depuis 1849, les Exercices sont reconnus comme fondation genevoise de droit privé. Les statuts de 1940 ont divisé les EAN en deux entités juridiques distinctes et complémentaires : la fondation, dont les statuts doivent être avalisés par le Conseil d’Etat, et l’association. La fondation a pour but de gérer son patrimoine afin de développer les disciplines de tir, et de conserver les traditions historiques et patriotiques. Elle verse à l’association les revenus nécessaires pour mener à bien les activités dont cette dernière est en charge.

Du voisinage de l’Hôpital des pestiférés en passant par les Pâquis et Saint-Georges, les Exercices de l’Arquebuse et de la Navigation se sont ainsi déplacés au fur et à mesure de leur histoire et de l’urbanisation de la ville. Ainsi, le voisinage d’une usine à gaz et quelques balles perdues initièrent la recherche d’un nouvel emplacement pour le stand dans la seconde partie du XIXème siècle. S’installant d’abord à la Jonction en 1865, les Exercices optèrent finalement pour un lieu éloigné. Ils achetèrent ainsi en 1878 deux domaines agricoles à Saint-Georges et un terrain jouxtant appartenant à la commune d’Onex. Ces terres furent agrandies par un nouvel achat en 1910. Ce n’est toutefois qu’en 1883 que les premières cibles furent installées sur ce site et que l’on commença à abandonner le vieux stand de la Coulouvrenière.

La construction d’un nouveau stand doté d’installations modernes avec une ligne de tir orientée dans la direction des Tattes d’Onex où aucune agglomération ne gênait les entraînements, fut achevée en 1895. Inauguré la même année, le stand offrait aux tireurs nonante cibles aux distances de trois-cents à cinq-cents mètres. Les architectes ajoutèrent à l’édifice des pièces pour le gardien et l’administration ainsi qu’un restaurant. Au début des années 50, le stand de tir fut amélioré en collaboration avec la Confédération et l’Etat de Genève dans le but de le mettre à disposition des tirs militaires. Les cibleries des trois-cents et des cinquante mètres furent ainsi rénovées et des annexes érigées pour le tir au pistolet et au petit calibre. Les travaux d’aménagement pour ce dernier furent réalisés en 1956. Depuis lors, une succession d’améliorations ont permis de garantir les dispositifs les plus modernes pour les tireurs, prenant en compte notamment les handicapés pour lesquels un accès a été aménagé.

Conjointement à ces perfectionnements, des remaniements parcellaires ont amené les Exercices à louer une partie de l’espace environnant le stand à des entreprises artisanales ainsi qu’à des collectivités publiques comme l’Etat qui a édifié un centre d’enseignement technique (CEPTA), Lancy qui effectue les entraînements de sa Protection Civile ou à l’Armée. Précisons qu’actuellement, seuls les Arquebusiers peuvent réaliser leurs tirs militaires dans le stand. La proximité de celui-ci abrite également un ball trap et une ferme du XVIIIème siècle. Ce dernier bâtiment, restauré en 1999 par les EAN et inscrit à l’inventaire des immeubles dignes d’être protégés , contient sept appartements ainsi qu’une partie des collections des Exercices.

Le stand, qui est entretenu par du personnel des EAN, possède à présent quinze cibles à vingt-cinq mètres et dix-huit cibles à cinquante mètres pour le tir au pistolet. Les installations offrent en outre vingt-quatre cibles à dix mètres utilisables aussi bien pour le tir au pistolet qu’à la carabine à air comprimé ou l’arbalète, cette dernière discipline ne se pratiquant toutefois pas aux EAN. Dans le secteur des armes longues, le stand de Saint-Georges dispose de vingt-quatre cibles pour la carabine à cinquante mètres et douze cibles pour le tir à trois-cents mètres.

Placés sous la responsabilité des officiers des Exercices, les Arquebusiers pratiquent ainsi toutes les disciplines régies par la Fédération sportive suisse de tir (FST), à savoir le tir à trois cents mètres avec les armes d’ordonnance et de sport, le tir au pistolet à vingt-cinq et cinquante mètres, le tir à la carabine petit calibre à cinquante mètres ainsi que les armes à air comprimé, pistolet et carabine, à dix mètres.

L’Arquebuse conserve en outre les tirs coutumiers de l’Escalade et les « vingt coups », héritiers des « Coups du roi », concourant également à nombre de manifestations organisées par des sociétés traditionnelles et amies, tels les tirs historiques du Grütli, de Morgarten, ou de Neuenegg.

Un banquet annuel réunissant les membres de la société et les représentants de l’Etat et des communes sur le territoire desquelles les EAN sont installés, accueille traditionnellement des délégations des sociétés amies, confédérées et genevoises. Il se déroule dans la salle des Rois de l’Hôtel. Celui-ci fut bâti peu après le stand. On choisit pour son édification le vieux site de la Coulouvrenière plutôt que les terres de Saint-Georges trop éloignées. Restauré en 1988 et en 1996, le bâtiment contient, outre la salle des Rois décorée de frises par le peintre Edouard Castres , la salle de la commission administrative, la salle d’archives, le secrétariat de la fondation ainsi que d’autres locaux et un restaurant attenant. L’Hôtel, faisant également office de musée, est le gardien d’une grande partie des collections des EAN.



A l’hôtel de l’arquebuse, les visiteurs pourront admirer la salle des rois avec des fresques du XIXème du peintre Edouard Castres. Ces scènes décrivent l’histoire de la société depuis sa fondation. Le musée contient de nombreuse armes historiques: épées, rapières, fusils, arquebuses de rempart,… Il possède aussi de nombreuses pièces relatives à l’histoire genevoise et de la société : médailles, pièces de monnaies, tableaux, soldats de plomb, montres...

A la ferme du stand de tir de Saint-Georges, les curieux pourront découvrir des uniformes de troupes genevoises et de l’armée suisse avec des pièces rares tels les «shako», type de bicorne porté par les soldats Genevois au XVIIIe siècle. Les visiteurs pourront également voir des pièces d’artilleries, armes à feu anciennes et des deux guerres mondiales ainsi que de nombreuses armes blanches.





Additional Hints (Decrypt)

OLBC. (3.5z) Ar fr ibvg cnf qh fby. Nggragvba : Y'nppèf crhg êger erfgervag ybef qr pregnvarf znavsrfgngvbaf.

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)