La butte de Quistinic, avant la Seconde Guerre mondiale. -
Des ajoncs, des fougères, des bruyères… La butte de Quistinic n’a pas toujours ressemblé à une forêt comme l’explique Jean-Étienne Picaut, auteur d’ouvrages historiques dans le secteur. « La butte était dégarnie au moment de la Seconde Guerre mondiale. Elle appartenait à d’anciennes seigneureries. Ensuite, elle a été boisée. »
Jean-Étienne Picaut a eu l’occasion de réaliser plusieurs fouilles. Et il a découvert que la butte abritait autrefois un domaine : le château de Quistinic. « Lors de fouilles en hiver, j’ai trouvé des structures qui appartenaient au contrefort d’un mur rempart. Cela est venu confirmer ma théorie qu’il y avait bel et bien un château qui dominait la butte. »
Découverte d’un souterrain
Certaines légendes parlent de l’existence d’un souterrain partant de ce château. Une légende devenue presque réalité. « Lors de travaux, j’ai découvert l’entrée d’un souterrain. Maintenant, à ma connaissance, personne n’est entré dedans. »
Aujourd’hui, le calvaire fait face à des milliers d’arbres et arbustes.
Le calvaire, qui dominait autrefois la butte en l’absence de végétation, possède lui aussi une histoire étonnante. « L’histoire dit qu’en face de la mairie se trouvait la maison en pierre du Dr Cornet. Il avait pour habitude de randonner sur la butte. C’est lui qui a fait construite le calvaire. Et on raconte que depuis sa chambre, il pouvait le voir. » Chose rendue impossible aujourd’hui : « C’est phénoménal. Il suffit d’aller au calvaire à l’heure actuelle. On ne voit rien du tout. »
Enfin, côté route, Quistinic est resté longtemps l’axe principal entre Vannes et Pontivy. « L’itinéraire a changé trois fois. Après Quistinic, la route a été déviée à côté de l’entreprise Le Gal. On a retrouvé les ponts et structures de l’ancien axe. Puis la route a été décalée plus loin. Et aujourd’hui, la voie rapide se situe entre les deux. »
Certains secrets de la butte de Quistinic sont peut-être encore enfouis sous terre. Mais une chose est sûre : les chemins de la butte, eux, n’ont de secrets pour personne.