De ce Château du Perret, appelé aussi château Bayard situé à proximité de l'ancienne croisée des Abrets en Dauphiné sur le grand chemin menant de Paris à Rome et vers les routes d 'Orient , il ne reste aujourd'hui qu'une tour, quelques pans de murs et une grande cheminée renaissance avec un remarquable blason au dessus, protégée par un abris de fabrication récente.
Aux marches de la Savoie et du Dauphiné, la commune des Abrets en Dauphiné, enclave savoisienne sur les terres du Dauphin, puis dauphinoise en 1349, lors du transport du Dauphiné à la France, fut mêlée aux nombreux conflits delphino-savoyards.
Le plus célèbre fut sans conteste la "Bataille des Abrets", au "Mas des Vignes" (actuellement les Vignettes), en 1354, où les Savoisiens prirent le dessus. Ce conflit donnera lieu au traité de Paris, en 1355, conclu entre Jean II le Bon pour son fils le Dauphin Charles (futur Charles V le Sage) et le comte Amédée VI de Savoie, dit le Comte Vert. Par ce traité sont fixées les limites des deux provinces de chaque côté du Guiers.
L'ancien château du Perret fut le témoin de ces luttes épiques. Son appellation "Château Bayard" relève-t-elle de la légende ou de la réalité ?
-Le Chevalier Bayard serait né en ce lieu(1475 ou 1476) : sa mère, ayant accompagné son mari, aurait dû s'arrêter aux Abrets et ce n'est qu'après sa naissance que Pierre Terrail, seigneur de Bayard, aurait rejoint Pontcharra.
Brave et loyal " Bayard "le chevalier sans peur et sans reproche se révéla dès sa jeunesse être un combattant extraordinaire. Il fit « merveille d'armes » dans les nombreuses guerres d'Italie sous Charles VIII. La défense du pont de Garigliano, seul contre 1 500 Espagnols, est devenue légendaire. Sous Louis XII, il multiplie les victoires à la tête de sa troupe. Sa renommée tient aussi bien à sa vaillance qu'à sa grandeur d'âme qui lui fait refuser les pillages et les massacres gratuits. François Ier le nomma lieutenant général du Dauphiné. Il mourut le 29 avril 1524 à Romagnano Sesia, en Italie, d'un coup d'escopette (fusil en forme d'arquebuse) dans le dos, le preux chevalier fut enterré au couvent des Minimes à Saint-Martin-d’Hères, près de Grenoble.
Il est à l'origine du personnage qui symbolise les valeurs de la chevalerie française de la fin du Moyen Âge .Une de ses devises est « Accipit ut det » : il reçoit pour donner.
A proximité de la tour,une table de lecture est à votre disposition pour tout savoir sur l'histoire du château.