Le canton de Vaud (VD) est un canton de Suisse romande dont la capitale est Lausanne. Du bord du lac Léman (372 m) au sommet des Diablerets (3’210 m) en passant par le plateau suisse, son territoire est varié. D'une superficie de 3’212,1 km2, il occupe la majeure partie de l’ouest de la Suisse. Ses frontières s’étendent du milieu du lac Léman, jusqu'à une partie du lac de Neuchâtel, ainsi qu'une partie du lac de Morat.
Cette série sur les "Communes Vaudoises" vous fera découvrir les particularités des 318 communes (localisation, histoire, géographie, population,...) du "Pays de Vaud", ancien nom de la région avant de devenir en 1798 "Canton du Léman", puis en 1803 le "Canton de Vaud".
Trélex

Code postal : 1270
Population : 1’408 hab. (31 décembre 2018)
Densité : 244 hab./km2
Canton : Vaud
District : Nyon
Communes limitrophes : Givrins, Duillier, Nyon, Grens, Gingins, Saint-Cergue
Sobriquets :
1. Lè z'Ecouélli (qui rappelle les potiers d'écuelles)
2. Lè Lanvalé (outil propre aux bûcherons, crochet pour tourner les billes de bois)
Surnom : Les Trélésiens
Altitude moyenne : 505 mètres
Le nom de Trélex vient du patoir "tré" (derrière) et "lai" (forêt). Ainsi, Trélex veut dire "village que l'on trouve derrière ou au-delà des forêts".
Trélex dépendait au Moyen Age de la seigneurie de Gingins . Une famille de chevaliers vassaux porta jadis le nom de la localité et ses membres apparaissent dans les documents du XIIIème au XIV ème siècle. En 1315, le donzel Pierre de Trélex scella un acte concernant l'Abbaye de Bonmont et l'on voit sur l'empreinte un écu au van. En 1319, la commune a relevé ses armes, avec les émaux de l'évêché de Genève dont Trélex fit partie jusqu'à la réforme.
Trélex est également une des gares desservie par le Nyon-St Cergue-Morez. Cent ans, depuis le 12 juillet 1916, que le «petit train rouge» sillonne les coteaux jurassiens entre Nyon et La Cure. Près de 27 kilomètres, auxquels il convient d’ajouter les 39 kilomètres du tronçon Morez-La Cure, abandonné en 1958, qui ont aussi tissé leur lot de grandes et petites histoires.
A la fin du XIXe siècle, une première demande de concession est déposée par un Saint-Cerguois. Le train doit alors emprunter le tracé de la route existante, de Nyon à La Cure. Le projet capote, face à l’opposition unanime des communes concernées. En 1898, un autre projet est présenté. La ligne partirait de Nyon pour viser non seulement La Cure et Morez, mais aussi Gimel (via Bassins) et Le Brassus (via Bois-d’Amont). Quatorze ans plus tard, lors de la mise à l’enquête, plus trace de la liaison vers Gimel, déjà desservie par les peu rentables tramways venant de Rolle et d’Aubonne.
La Première Guerre
Si lointain que fut le front, la Première Guerre mondiale a livré son lot de conséquences au projet. Ainsi, la mobilisation générale stoppe net la construction du tronçon français jusqu’en 1917. Quant au tracé situé en neutre Helvétie, c’est une faillite du constructeur bernois des ponts de l’Asse et de Givrins qui sème le trouble, tout comme l’approvisionnement de cuivre et de certains rails, rendu difficile, voire impossible, par la guerre.
Il neige!
L’or blanc cause bien des tourments à la compagnie, en cet hiver 1924. Il y en a tant que la ligne est coupée durant trois semaines entre Saint-Cergue et Morez. Puis des trains spéciaux sont organisés pour admirer les murs de neige.
Pas de sous, mais des idées
Le NStCM n’a jamais connu de période faste, financièrement parlant. Pour faire face à la demande en hiver et pour limiter les coûts, la carrosserie Lauber, à Prangins, et le chantier… naval Oester, à Rolle, sont mandatés en 1930 pour construire deux remorques pour skieurs. Les roulements seront, eux, récupérés sur du matériel accidenté.
Rares accidents
Le premier accident notable survient en 1926, alors qu’un wagon non freiné avait déraillé au carrefour de la Morâche, à Nyon, après avoir roulé seul depuis le dépôt des Plantaz. Aucun blessé n’est alors à déplorer. En 1931, une première collision avec une voiture fait un mort. Plus connu, le déraillement d’un train au carrefour de la Morâche, en 1968, qui fera dix blessés.
A skis
Pour diversifier son offre et surfer sur le succès grandissant des sports d’hiver, le NStCM inaugure le 25 janvier 1939 la «téléluge» de la Dôle. Le télésiège de la Barillette suivra neuf ans plus tard. Au rayon «revenus annexes», la fabrication de pelleteuses dans le dépôt des Plantaz est envisagée.
La Seconde Guerre
En Suisse, il est question de détruire le tronçon pour ne pas faciliter l’accès aux nazis. En France, on discute moins. La liaison est d’abord dynamitée par les troupes françaises luttant contre les Allemands, puis, dès l’occupant installé, elle sera régulièrement attaquée par la Résistance. Il faudra attendre 1948 pour que la ligne soit à nouveau exploitée sans interruption, de Nyon à Morez.
L’incertitude
La deuxième moitié du XXe siècle est pénible pour la compagnie. Il y a la fermeture, en 1958, du tronçon français. Mais surtout, en 1969, la commission Angehrn préconise auprès du Conseil fédéral la suppression du train entre Nyon et La Cure et son remplacement par une ligne de bus, moins onéreuse. Il faudra attendre dix ans de contre-expertises pour réhabiliter le rail et dégager un nouvel avenir au petit train rouge.
Et la cache dans tous ça me direz-vous, elle se trouve … dans les waypoints!