Jandrain : la maison de l'amour et du plaisir
La cache se trouve près d'une ancienne étable de la Tannerie
l'histoire du village et de ses habitants se trouvent souvent cachée derrière les murs. Il y a 20 ans nous avons retrouvé une boite pleine de lettre d'amour du début du siècle, probablement une histoire secrète.
Nous voudrions passer le flambeau et laisser de beaux mots à notre amour ou simplement aux personnes que l'on aime
une cache un peu particulière mais toujours emplie de mystère

Jandrain-Jandrenouille
Jandrain-Jandrenouille, le village le plus important de l'entité par la superficie, s'étend au sud-est de l'entité.
Le territoire de Jandrain, coupé selon un axe sud-nord par le petit ruisseau du Picomont, forme un vaste plateau bordé au nord-ouest par la Petite Gette, dans la vallée de laquelle se trouvent une ferme et un moulin, seules constructions restantes d'un petit hameau appelé Jauche-la-Marne. Au sud de Jandrain, au-delà de la crête qui porte le château d'eau, Jandrenouille, l'autre partie du village, se blottit au milieu d'une légère dépression.
C'est en 855 que le nom de Jandrain apparaît pour la première fois sous la forme latinisée de Gundrinium. Avant de devenir Jandrain, le nom du village s'écrira, au cours des siècles, de différentes manières comme Jandren, Jandrine, Jangdraine ou encore Jaindrain pour ne citer que celles-là. Jandrenouille serait un diminutif de Jandrain et, pour lui aussi, l'orthographe a évolué. Ainsi on trouve, entre autres, Jandrinul, Jandernoul, Jandrignoule; quant au nom du hameau de Jauche-la-Marne, il s'est jadis écrit Jauche-le-Male, c'est-à-dire Jauche-la-Mauvaise, ou Jauche-la-Mavayse ou encore Jauche-le-Maule qui est resté de nos jours l'appellation wallonne de ce coin isolé.
La découverte de puits d'extraction de silex permet d'affirmer que des hommes du néolithique ont vécu sur le territoire de Jandrain. L'ancienneté du village lui-même est attestée par les substructures, briques et tuiles ainsi que par les tombes qu'on y a découvertes. Selon Tarlier et Wauters, le village de Gundrin, dont il est question dans un acte daté de 855 par lequel l'empereur Lothaire Ier fait don à son fidèle vassal Ebroïn de quelques biens sis dans ce village, serait, plus que probablement, Jandrain. Plus tard, toute la juridiction à Jandrain et Jandrenouille fut la propriété des ducs de Brabant mais les Seigneurs de Jauche avaient quelques droits dans la première des deux localités. Les ducs firent de Jandrain une chef-mairie dont dépendaient, entre autres, Jandrenouille, Marilles, Nodrenge et Enines. Le niveau élevé des revenus perçus au XIIIe siècle par le duc, donne une idée de l'importance, à l'époque, de Jandrain et de son hameau de Jauche-la-Marne. La prospérité du village pourrait expliquer sa désignation comme chef-lieu de mairie.
A de nombreuses reprises, Jandrain vécut des jours très sombres. Il fut détruit en 1334 lors de la guerre entre le Brabant et le pays de Liège. Il fut dévasté en 1402 par le sire de Houffalize. Il fut complètement ravagé à la fin du XVe siècle et de nombreuses habitations restèrent alors longtemps en ruines ou à l'abandon. Si le début du XVIIe siècle ramena le calme et un peu de prospérité, il s'acheva plutôt mal car les guerres de Louis XIV causèrent à nouveau, entre 1689 et 1695, d'importants dégâts à Jandrain. Jandrenouille subit un sort identique en 1693. Le début du XVIIIe siècle ne fut pas plus heureux car le village fut alors, pendant plusieurs années, occupé par les armées franco-espagnoles. La situation était à ce point difficile qu'en 1706 les terres restèrent en friche.
Au Moyen Age et à l'époque moderne, Jandrain et Jandrenouille se partageaient entre plusieurs seigneuries et communautés religieuses. On sait déjà que les ducs de Brabant y avaient des droits.
A Jandrain, les de Wavre, vassaux ducaux avaient, à l'époque des croisades, d'importantes propriétés. En 1187, ils en firent don à l'abbaye d'Heylissem qui, complétant ce don par des acquisitions, devint propriétaire dans le village d'un vaste domaine et ce pour des siècles. L'abbaye de Gembloux, qui avait reçu un alleu sis à Jandrenouille, y accrût ses propriétés à partir du XIe siècle par des acquisitions successives. L'abbaye Sainte Gertrude de Louvain détenait, elle, un grand fief à Jandrain et l'Abbaye de Villers y avait également quelques biens. Enfin, le monastère de La Ramée possédait, depuis le XIIIe siècle, des terres dans les deux villages.
Les familles de Chentinne et de Hemptinne furent aussi propriétaires à Jandrain, sans oublier les Seigneurs de Jauche dont un descendant, Guillaume de Cottereau, rachètera en 1650 les droits ducaux à Jandrain et à Jandrenouille. On peut donc dire que c'est depuis cette époque que les deux villages partagent un sort commun. Celui-ci sera officialisé par le décret du 14 juillet 1812 consacrant leur fusion.
Jandrain eut aussi ses seigneurs, ses familles nobles, comme par exemple, celle qui portait le nom du village et dont faisait partie au XIIIe siècle le Chevalier Godefroid Vellart de Jandrain. Cette famille posséda longtemps dans le village des tenures féodales. Aux XIXe et XXe siècles, la famille de Partz de Courtray résidait à Jandrain dans une imposante demeure, appelée château de Jandrain, bâtie vers 1810 et rasée en 1955.
De nos jours, Jandrain-Jandrenouille est resté le village voué à l'agriculture qu'il était depuis des siècles. Des deux brasseries et des trois moulins, farinier, pressoir à huile, et batterie de chanvre qui existaient encore au XIXe siècle, seul subsiste le moulin à farine (voir page ...) mais il n'est plus en activité.