Dans les années 1880, une caserne de cavalerie est construite dans le sud de la ville sur six hectares et demi. Divers régiments se succèdent : hussards, chasseurs à cheval, dragons, spahis.... Le 505e Régiment du Train est dissout en 1990. Saint-Germain est le dernier site militaire viennois à être rendu à la vie civile. Sa reconversion se prolonge encore aujourd’hui. Cet Espace constitue un site stratégique pour le développement de l’agglomération regroupant Vienne et les communes voisines.
La caserne de cavalerieLa présence à Vienne, en plein essor industriel, de trois sites militaires est programmée en 1875. Au nord « l’Arsenal d’Estressin » est utilisé par le service du Génie et les pontonniers qui manœuvrent sur le Rhône. Dans le centre de la ville, la caserne d’infanterie accueille un bataillon. Au sud, les bâtiments sont édifiés de 1882 à 1886 pour loger un régiment de cavalerie. Ils forment des constructions symétriques autour d’une cour d’honneur. Pendant la Première Guerre mondiale la caserne est utilisée pour l’instruction des recrues.
Les mutations après le départ de l’arméeLe « quartier Saint-Germain » est reconverti après 1990 en « Espace saint-Germain ». Certains bâtiments sont conservés, tel que le manège, utilisé comme salle de spectacles. Le musée de la Draperie est créé en 1995. L’Espace héberge plusieurs établissements publics, dont ViennAgglo, un Institut Universitaire de Technologie, qui regroupe 250 étudiants, et des entreprises. Près de 1 000 salariés et plus de 150 employeurs travaillent sur le site.