La pâquerette, respect et souvenir

On le sait peu, mais, chez nous, c’est la pâquerette qui symbolise le respect et le souvenir des hommes tombés au combat. Selon Alter Lelièvre, archiviste de la ville de Nieuport, cité par le site "paysages en bataille", la pâquerette serait devenue la fleure commémorative en même temps que le coquelicot et le bleuet, mais n’aurait été reconnue officiellement que beaucoup plus tard, puisqu’elle ne sera adoptée par les Belges qu’en 1930. Et c’est encore une femme, cette fois la princesse Jean de Mérode qui créera un fonds pour vendre des fleurettes et aider financièrement les anciens combattants.
Mais après la deuxième guerre, la pâquerette perd son combat contre le coquelicot devenu incontournable depuis le parrainage de Ypres par le Commonwealth. Une phénomène qui sera encore renforcé par les commémoration de la deuxième guerre. Avec toutefois un mouvement de résistance fugace, puisque les autorités belges ont déposé des pâquerettes sur les tombes militaire belges de Ramskapelle en 2014. C’était il y a déjà 6 ans.