Un mausolée à Baillou
En 1995, une demande des plus insolites a bouleversé le paysage de Baillou, village situé au nord du Loir-et-Cher, dans le Perche vendômois. L'Association du mémorial de « Sainte Janie » présentait en effet son projet d'ériger un mausolée en l'honneur d'une femme décédée en 1993, Malek Jân Nemati, dite « Sainte Janie ». Un bâtiment de pierre et de verre, constitué d'un carré de quatorze mètres et d'un toit pyramidal s'élevant à 11 mètres de hauteur.
L'œuvre a été accueillie sur des terres princières. Celles de la princesse Maria Camilla Pallavicini, châtelaine du bourg de Baillou. Cette descendante de noble famille avait en effet été convaincue tant par les préceptes inculqués par le frère de Malek Jân, Ostad Elahi que par le mode de vie et de pensée de cette religieuse.
Malek Jân Nemati est née en 1906 à Jeyhounabad, au nord-ouest de l'Iran. Elle a sur la volonté de son père été éduquée au même titre que les garçons et notamment que son frère, de onze ans son aîné, Ostad Elahi. Malek Jân reprendra son enseignement à sa mort. « Elle est à l'image de Mère Teresa ou de sœur Emmanuelle de ces femmes qui ont " donné " leur vie pour ce qu'elles appelaient le service à autrui», explique Marion Sarraut, réalisatrice à l'initiative de la soirée hommage de lundi soir.
N.R du 23/01/2014