Lieu culturel sur le territoire de Saint-Paul.
Kazkabar Bwarouz
Kazkabar Bwarouz est connu par les amateurs de maloya qui s'y rendent en général le 20 décembre, date de la fête de l'abolition de l'esclavage à La Réunion. Kazkabar, qui signifie en français « la maison de la rencontre » est un espace de réflexion, d'échanges de savoir-faire et de création (terre de Bois-Rouge, arbres, fleurs, tisanes, théâtre, musique) en créole réunionnais.
En juin 2004, Danyèl Waro, figure emblématique du Maloya et Florans Féliks initient une action appelée Bitasion Fonnkér. Ils invitent, pour la première fois à Kazkabar, les habitants du quartier et les réunionnais à un moment de partage et de réflexion sur les liens qu'entretiennent l'homme et la nature : discussion sur le respect de l'environnement au travers de l'agriculture biologique, rencontres entre agricultures, chant en créole réunionnais sur la thématique agricole/terre, plantation d'arbres et de plantes endémiques de La Réunion ou en voie de disparition avec un volet de transmission de savoir-faire.

Cette association ne demande aucune subvention et finance ses activités avec les cotisations annuelles des familles et les dons.
Ni eau, ni électricité, sur le lieu ; c’est avec l’eau de pluie recueillie que sont plantés tisanes et arbres. L’entraide, l’échange de savoir-faire, la générosité des gens et de la nature sont à la base de toute l’activité. On appelle ça : « Bitasyon Fonnkér », une relation étroite entre la plantation et le fond du cœur. L’idée, c’est de planter le mot, le grain, l’amour. C’est un espace culturel et agricole pour retrouver une relation et redéfinir un équilibre avec soi-même, la terre, les ancêtres et les enfants, sans peur et sans honte.
Concrètement, à la Kazkabar, on se sert de la terre du quartier pour donner des cours de modelage ou de torchis. On essaie de réutiliser toute la richesse de l’environnement et de respecter tous ses acteurs : arbres, animaux, hommes. Kazkabar est aussi un lieu de valorisation et de transmission de l’histoire et de la langue réunionnaises, avec une école créole pour adultes et enfants et des ateliers musicaux. Une dernière (petite) précision : l’alcool y est interdit, mais surtout pas l’ivresse.
Lieu de tradition
· La cuisine : des moments d'échanges et de pratiques s'organisent afin de partager des recettes traditionnelles et de réhabiliter des produits culinaires oubliés (Cambar, manioc, calbasse).
· Un four à pain traditionnel, fabriqué avec la terre de Bois-Rouge, permet la cuisson de pain préparé sous les conseils d'un volontaire boulanger.
· La musique et la langue créole sont les fils du partage de ce lieu.
· Une salle de théâtre en pleine nature.
L'histoire du lieu et des engagés de Bois-Rouge se retrouvent dans le théâtre chanté et dansé du Narlgon ou Bal Tamoul, théâtre offert aux habitants du quartiers et aux réunionnais.

