Les rues ont suivi les chemins de terre ancestraux, ou des limites de propriété, mais les règles d'urbanisme n'étaient pas celles d'aujourd'hui. Cela a donné des rues - ou des venelles, là il n'y a pas de rue - au tracé original qui longeaient les propriétés. On a également gardé certains des passages pédestres qui permettaient de passer le ruisseau du Pineau qui, entre le bourg Saint-Pierre et Notre-Dame, avait creusé le relief. Enfin, certaines venelles sont liées à la construction des maisons de tisserands, construites en enfilade pour maintenir la proximité entre les ouvriers : souvent, par exemple, il fallait s'entraider pour changer les fils des métiers à tisser. Au percement des grands boulevards et des rues plus larges, l'urbanisme primitif a été modifié et, même après, lors d'opération de rénovation urbaine comme aux Câlins dans les années 70, beaucoup de ces passages ont alors disparu.
Quelques exemples parlants parmi ceux qui restent ?
À mon sens, il ne faut pas rater la rue de la Tête-Noire qui relie le quartier des Ruettes à celui du Puits-de-l'Aire ; également le passage de Pineau, dans le quartier des tisserands du même nom et qui a été construit sur le flanc d'un ravin. Le passage des Grands-Jardins est intéressant : les tisserands qui y habitaient avaient tous à l'arrière un potager. À voir encore la rue Huchepie et la rue Zig-Zag, sans oublier le passage de la Taumaserie.
bonne balade