Voici la première géocache d'un série amenée à grandir!
Comme son nom l'indique, il s'agit d'une géocache qui vous fera découvrir une particularité spéléologique!
Le Trou soufflant de la Côte de Chété, sur la commune de Bressaucourt, est un petit gouffre présentant une dénivellation de 7 mètres pour un développement explorable de 18 mètres. Pour y descendre, une simple corde de 15-20 mètres suffit, mais la remontée peut s'avérer difficile, notamment en raison des parois très humides. Il est donc conseillé de prévoir le matériel permettant de remonter sur corde, les plus vaillants pouvant s'en passer!
Après avoir arrimé votre corde sur un des arbres situés en face de l'ouverture du gouffre, au point zéro, il vous faudra atteindre l'endroit qui fait la renommée de cette particularité spéléologique pour pouvoir l'expérimenter et trouver l'objet de votre quête! Après un petit ressaut de cinq mètres, vous parviendrez dans une salle de quatre mètres de côté d'où part un boyau qui vous mènera à votre but. Après quelques mètres, il oblique sur la droite et se termine par une faille étroite et impénétrable d'où provient le courant d'air. C'est peu avant celle-ci, sous des cailloux à la base d'un amas de rochers de taille moyenne, que vous trouverez votre bonheur!

L'entrée du trou soufflant de la Côte de Chété.

Localisation de la cache dans le trou soufflant de la Côte de Chété.
Phénomène :
En été, le trou est aspirant, alors qu'en hiver, il est expirant. En hiver, une observation a permis de constater que la température du courant d'air sortant de la cavité était de huit degrés alors que la température extérieure s'élevait à moins sept degrés. La condensation de l'air forme alors des vapeurs spectaculaires à l'orifice du gouffre.
Historique:
Dans la Côte de Chété, il existe plusieurs trous soufflants. Ceux-ci ont intrigué depuis plusieurs siècles les gens de la région. Une tradition veut qu'il ait existé à Bressaucourt des sources thermales et des bains en relation avec ces phénomènes. En 1781, le Prince-Evêque de Bâle fit venir de France un célèbre sourcier ou hydroscope nommé Bléton dans le but d'éclaircir ce mystère. Selon son expertise, il semblerait que la zone du gouffre soit celle " où l'eau se trouvait en plus d'abondance et où il conviendrait de creuser soit perpendiculairement soit plutôt par voûte, attendu que la pente de la montagne est presque droite, étant extraordinairement rapide." Suite à cette expertise, il semble bien que les autorités de l'Evêché n'exécutèrent aucune autre démarche visant à mettre à jour les sources d'eau chaude et à en exploiter les vertus.
En 1937, L. Lièvre, cherchant à comprendre le fonctionnement des trous soufflants de la forêt de la Côte de Chété, fit entreprendre des travaux de désobstruction dans la grotte. Les traces de ces travaux sont de nos jours encore bien visible mais il ne subsiste étonnamment plus rien du puits de 12 mètres que Lièvre aurait fait creuser dans le sol de la galerie en vue de connaître la provenance du fort courant d'air qui parcourt en permanence la cavité. Lièvre abandonna ses recherches sans être parvenu à atteindre ce qu'il appelait "les vastes cavités souterraines en relation avec les bouches d'air".
Lors des travaux de 1937, on mit à jour des ossements humains, dont une mâchoire inférieure bien conservée, ainsi qu'un coutelas qui, selon Lièvre, aurait pu appartenir à un chasseur du Moyen Age.
Bonne chasse!