
56 - GeoSarthe 72Â
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NĂ© au cĆur du Mans en 1515, Nicolas Denisot est issu dâune famille noble. Ayant grandi dans un milieu oĂč lâon exerce principalement la jurisprudence (son pĂšre et son grand frĂšre sont avocats), Nicolas est tĂŽt pĂ©nĂ©trĂ© des principes liĂ©s Ă la loi et Ă lâordre social. AprĂšs avoir appris les rudiments auprĂšs des moines, il devient lâĂ©lĂšve de François Briand, maĂźtre des Ăcoles de Saint-BenoĂźt au Mans, Ă©cole de grammaire frĂ©quentĂ©e par les enfants de haute naissance. Dans ces murs, le jeune manceau cĂŽtoie des camarades quâil devait retrouver plus tard Ă la fameuse PlĂ©iade, Ă savoir Jacques Peletier et Jacques Tahureau. Ă ses dĂ©buts, Nicolas nâest pas prĂ©cisĂ©ment portĂ© vers les belles-lettres, bien davantage curieux de sciences et de mathĂ©matiques et aussi Ă©pris de dessin et de peinture. Il apprend la calligraphie, le dessin et lâart du portrait chez le grand maĂźtre Simon Hayeneusve. Les premiers vers latins du jeune poĂšte de province bravache suscitent dâabord des railleries. Il continuera dĂ©sormais Ă publier sous le pseudonyme, le comte dâAlsinois, anagramme de son nom, ou bien ThĂ©odose Valentinian.
Quelques annĂ©es plus tard, son dĂ©part prĂ©cipitĂ© vers lâAngleterre reste aurĂ©olĂ© de mystĂšre. Certains disent quâil fut aimĂ© dâune dame de haut rang Ă la Cour de France avec qui il partagea jouissances de cĆur et charmes de lâesprit. Pour se protĂ©ger des jalousies et convoitises, la prudence lui aurait commandĂ© de sâexiler vers les rivages anglais pour avoir la vie sauve. Dâautres rĂ©cits Ă©voquent ses activitĂ©s secrĂštes confiĂ©es par le roi Henri II qui souhaitait voir Nicolas user de son talent pour dresser des cartes de la perfide Albion. Toujours est-il quâune fois sur place, Denisot jouit dâun grand prestige intellectuel auprĂšs des familles aristocratiques, au point quâil est employĂ© en 1548 en tant que prĂ©cepteur des filles dâEdward Seymour, le beau-frĂšre du roi Henri VIII et Lord Protecteur dâAngleterre chargĂ© de la rĂ©gence durant la minoritĂ© de son neveu Ădouard VI. Sous sa houlette, les trois sĆurs Seymour, Anne, Margaret et Jane, deviennent des esprits dĂ©licats et Ă©rudits. Lâhabile prĂ©cepteur leur enseigne le latin, le grec et la versification et lorsquâil revient en France, il sâen trouve prĂ©cĂ©dĂ© dâune grande considĂ©ration. (source enfances humanistes)
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