LE calvaire des herbiers n'est pas très juste...Parcequ'il en existe d'autres...Celui ci est le "grand calvaire"...rappelons que le mot « calvaire » provient du latin calvaria, lui-même provenant de l'araméen golgotha. Celui ci a été construit à la suite d'une promesse: si l'enfer etait épargné aux herbretais, il sera erigé un calvaire:

Lors de mes recherches, ce texte au dos d'une carte postale du calvaire m'a touché:

La vie reprend toujours le dessus :-)
Pour les amoureux de patrimoine, voici la petite histoire du grand calvaire :
Robert du Botneau naît à Fontenay-le-Comte, le 17 janvier 1832. Sans doute brillant au séminaire, il part faire ses études à Rome. Là-bas, il est ordonné prêtre, le 23 avril 1859. Il a 27 ans. Après quelques années comme vicaire général à Moulins, puis curé de Sainte-Hermine, il est nommé curé des Herbiers. Il y reste six ans, du 1er octobre 1868 au 21 novembre 1874. Son passage est bref, mais assez long pour marquer durablement le paysage herbretais. En effet, l'homme est un bâtisseur. Il fait construire plusieurs monuments religieux.
Son séjour aux Herbiers coïncide avec la chute du Second Empire. La période est tumultueuse. Napoléon III est capturé par les Prussiens, à l'issue de la bataille de Sedan. Le républicain Gambetta annonce la déchéance de l'empereur le 4 septembre 1870 et proclame la IIIe République.
Les Prussiens sont aux portes d'Angers. Le danger se rapproche et menace la région. Les événements incitent Robert de Botneau à faire le voeu, au nom de la paroisse, de bâtir un grand calvaire avec une chapelle dédiée au Sacré-Coeur, rue de Saumur, si la paroisse était préservée de la venue des Allemands.
Chose promise, chose due
La construction du monument commence en 1874 par la démolition de l'ancien calvaire pour bâtir à la place une chapelle votive surmontée d'un calvaire en granit du plus bel effet, avec l'inscription qui se lit au-dessus de la porte de la chapelle « Voeu paroissial au Sacré-Coeur ».
D'autres réalisations vont suivre. Le 8 septembre 1870, il bénit au village des Peux, une petite chapelle abritant une statue de terre cuite dorée de Notre-Dame des Victoires.
En 1871, il fait bâtir, au sud de l'église Saint-Pierre, un petit bâtiment d'abord à usage de chaiserie, puis de fonts baptismaux.
En 1872, il fait recrépir le choeur de l'église Saint-Pierre, refaire une partie de la voûte, repeindre l'ensemble, et installer quatre grandes statues polychromes.
Puis, il part aux Sables-d'Olonne où il reste 41 ans comme archiprêtre. En 1905, le Pape Pie X le nomme prélat, ce qui lui conférait le titre de « Monseigneur ». Il mourut aux Sables-d'Olonne le 8 mars 1915.
D'après les recherches historiques de Jean Vincent, historien du patrimoine du pays des Herbiers.