CATHEDRALE SAINT CHARLES BOROMEE
Histoire Le projet d'une grande église a été décidé dès 1830 sur des plans conçus par l’école de Bossan (réalisateur de la basilique Notre-Dame de Fourvière). Ils furent mis en œuvre par les architectes Boisson et Dodat1. Le vocable de l'église est un hommage au roi Charles X. Cet édifice devait desservir les nouveaux quartiers qui étaient alors en expansion. La cathédrale actuelle remplace une église plus petite qui se trouvait rue Émile Combes. Pour des raisons politiques, sa construction n'a pu commencer qu'en 1912. En effet, la ville de Saint-Étienne, au moment de la lutte entre l’Église et l'État, a soutenu procès sur procès pour ne pas attribuer le terrain à la paroisse et tenter de contrecarrer la volonté du donateur. Ce retard a été catastrophique car avec la guerre, la main-d'œuvre a manqué, puis l'inflation a réduit les capitaux. Ainsi, le résultat est bien loin du projet initial : il était en effet prévu trois clochers et un dôme, sans compter que quantité de décorations externes et internes ont été revues à la baisse!... Tout le souci de cette construction reposa sur un seul homme, Mgr Henri Rivoire, curé de 1910 à 1945. La première pierre fut bénie le 3 novembre 1912 par Mgr Déchelette, évêque auxiliaire de Lyon. Les travaux furent malheureusement interrompus par la Grande Guerre, alors que les murs étaient à environ au tiers de leur hauteur. Ils reprirent en 1919 et l'église fut bénie le 20 décembre 1923. Sa consécration n'intervint que le 23 mai 1933, célébrée par le cardinal Maurin. Construite après la séparation de l'Église et de l'État, c'est une des rares cathédrales propriété du diocèse à qui incombe tout son entretien. En 1971, l'édifice est érigé en cathédrale quand le diocèse de Saint-Étienne est érigé. À cette occasion, le chœur a été remanié pour le conformer aux prescriptions liturgiques du concile Vatican II. En 2005, sous l'impulsion de M. l'abbé Martin, recteur, l'aménagement a été complété par la création d'une cathèdre épiscopale cohérente avec l'autel et l'ambon, sur des dessins de l'architecte Michel Goyet.