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📚​ Square François Mauriac 📚​ Traditional Cache

Hidden : 11/16/2021
Difficulty:
2.5 out of 5
Terrain:
2 out of 5

Size: Size:   micro (micro)

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Geocache Description:


 

NĂ© Ă  Bordeaux, le 11 octobre 1885.

Issu d’une famille bourgeoise, catholique et conservatrice, François Mauriac devait rester sa vie durant profondĂ©ment attachĂ© Ă  ses racines bordelaises, ainsi qu’il apparaĂźtra dans la plupart de ses romans.

AprĂšs des Ă©tudes secondaires dans sa ville natale, il prĂ©para Ă  la facultĂ© une licence de lettres, puis quitta Bordeaux en 1907 pour tenter Ă  Paris le concours de l’École des Chartes. EntrĂ© Ă  l’École l’annĂ©e suivante, il ne devait y faire qu’un bref sĂ©jour et dĂ©missionner dĂšs 1909 pour se consacrer uniquement Ă  la littĂ©rature.

Les maĂźtres de son adolescence furent Maurras et BarrĂšs. Son premier recueil de vers : Les Mains jointes (1909), saluĂ© par BarrĂšs prĂ©cisĂ©ment, fut suivi d’un autre recueil, Adieu Ă  l’adolescence (1911), et de deux romans : L’Enfant chargĂ© de chaĂźnes (1913), La Robe prĂ©texte (1914).

EnvoyĂ© Ă  Salonique en 1914, François Mauriac, rĂ©formĂ© pour raison de santĂ©, ne participa guĂšre aux combats. Les annĂ©es d’aprĂšs guerre allaient ĂȘtre pour lui celles de la gloire littĂ©raire. Donnant la pleine mesure de son talent romanesque, il publia coup sur coup plusieurs de ses Ɠuvres majeures, Le Baiser au lĂ©preux (1922), Le Fleuve de feu (1923), GĂ©nitrix (1923), Le DĂ©sert de l’amour (1925), ThĂ©rĂšse Desqueyroux (1927), Le NƓud de vipĂšres (1932), Le MystĂšre Frontenac (1933).

Satires cruelles du pharisianisme bourgeois, ses romans sont avant tout l’Ɠuvre d’un « catholique qui Ă©crit » comme il se plaisait Ă  se dĂ©finir lui-mĂȘme. C’est le combat en chaque homme entre Dieu et Mammon, pour reprendre le titre de l’un de ses essais, que Mauriac dĂ©crit, sondant les abĂźmes du mal et cherchant Ă  percer les mystĂšres de la RĂ©demption.

Au faĂźte de sa gloire, François Mauriac allait modifier, au milieu des annĂ©es 1930, son regard sur le monde ; dĂ©laissant quelque peu la littĂ©rature, il allait s’engager dans le combat politique. S’éloignant progressivement des positions conservatrices de sa jeunesse, il entreprit de dĂ©noncer la menace fasciste, condamnant l’intervention italienne en Éthiopie, puis le bombardement de Guernica par les nationalistes espagnols en 1937.

Lorsque Ă©clata la Seconde Guerre mondiale, François Mauriac avait dĂ©finitivement choisi son camp : il appartint sous l’Occupation Ă  la rĂ©sistance intellectuelle, condamnant l’« excĂšs de prosternations humiliĂ©es qui [tenaient]lieu de politique aux hommes de Vichy » ; il participa au premier numĂ©ro des Lettres françaises clandestines, en 1942, et publia, en 1943, toujours clandestinement, sous le pseudonyme de Forez, Le Cahier noir.

À soixante ans, le Mauriac d’aprĂšs-guerre se fit surtout Ă©crivain politique. De 1952 Ă  sa mort, chroniqueur au Figaro, auquel il collaborait depuis 1934, puis à L’Express, il devait livrer chaque semaine, dans son « Bloc-notes », d’une plume souvent polĂ©mique, sa critique des hommes et des Ă©vĂ©nements. En 1952, il condamna la rĂ©pression de l’insurrection marocaine et apporta Ă  la cause de la dĂ©colonisation toute l’autoritĂ© du prix Nobel de LittĂ©rature, qu’il venait de recevoir, en acceptant de prendre la prĂ©sidence du comitĂ© France-Maghreb.

Enfin, aprĂšs avoir soutenu la politique de Pierre MendĂšs-France, François Mauriac, dans les dix derniĂšres annĂ©es de sa vie, devait trouver en la personne du gĂ©nĂ©ral de Gaulle l’homme d’État conforme Ă  ses vƓux, incarnant les valeurs pour lesquelles avait combattu ce « chrĂ©tien Ă©cartelĂ© ».

LaurĂ©at du grand prix du roman de l’AcadĂ©mie française en 1926, prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© des Gens de lettres en 1932, François Mauriac fut Ă©lu Ă  l’AcadĂ©mie française le 1er juin 1933, par 28 voix au premier tour, Ă  la succession d’EugĂšne Brieux. Cette « Ă©lection de marĂ©chal » survenait alors que le romancier, gravement malade, venait d’ĂȘtre opĂ©rĂ© d’un cancer des cordes vocales.

Sa rĂ©ception sous la Coupole, le 16 novembre 1933 compte parmi les moments marquants de l’histoire de l’AcadĂ©mie. François Mauriac eut Ă  subir les subtiles perfidies dont AndrĂ© Chaumeix Ă©mailla son discours de rĂ©ception. Cet auvergnat, conservateur et hĂ©doniste, goĂ»tait peu en effet la noirceur de l’Ɠuvre mauriacienne : « Vous ĂȘtes le grand maĂźtre de l’amertume... À vous lire, monsieur, j’ai cru que vous alliez troubler l’harmonieuse image que je garde de votre rĂ©gion... J’ai failli prendre la Gironde pour un fleuve de feu, et la Guyenne pour un nƓud de vipĂšres... »

François Mauriac fut fait Grand-croix de la LĂ©gion d’honneur, par le gĂ©nĂ©ral de Gaulle. Il dĂ©cĂ©da la mĂȘme annĂ©e que celui-ci.

Mort le 1er septembre 1970.

 

Additional Hints (Decrypt)

Yvreer | Nh cvrq | Fcbvyre | Fblrm qvfperg

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)