Au premier coup d'œil, on pourrait croire que cette tourelle en acier est un vestige de la Seconde Guerre mondiale. Mais le nom de la route qui y conduit nous éclaire un peu plus sur le rôle de cette construction posée sur un socle en béton : route de Saint-Exupéry.
C'est le phare de l'aéropostale qui a été installé par la Compagnie Aéropostale pour baliser l'extension sur Bordeaux de l'itinéraire aérien Toulouse-Dakar. Construit dans les années vingt, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry l'ont cherché de leurs yeux, à bord de leur «Latécoère» chargé de courrier.
Vestige de l'épopée des années vingt qui marqua les débuts de l'aviation commerciale, ce phare aéronautique rappelle cette époque où les vols à vue, de jour, ne suffisaient plus pour acheminer le courrier ce qui entraîna la mise au point du vol de nuit, effectué de point lumineux en point lumineux identifiables par leur code d'éclairage.
Au-dessus de Malause, les aviateurs étaient guidés par deux éclats blancs toutes les 8 secondes.
Type : Phare tournant électrique à éclats
Utilisation : Jalonnement de route aérienne pour le vol de nuit
Codage : Groupe de 2 éclats lumineux toutes les 8 secondes (à l'origine 2 blancs puis ultérieurement 1 blanc et 1 rouge)
Portée moyenne : 60 kms
Hauteur du foyer lumineux : Au dessus du sol 10 m et au dessus du niveau de la mer 146 m
Son fonctionnement fut assuré par la famille Jolly jusqu'en 1948/1949 où il fut arrêté définitivement
La radionavigation remplaça progressivement la navigation par repérage au sol et entraîna l'abandon de cette infrastructure lumineuse.
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter l'historique du Phare ainsi que la carte des phares aéronautiques du Sud Ouest.
Données: Site de la mairie / La Dépêche