Nouvelle occasion de faire la boucle de Trou blanc, nouveaux compléments avec 3 boites de plus.
Celle-ci vous attend tranquilement le long du chemin de la "grande boucle" sur le même circuit que Madeleine Rifaud et Shamsia Hassani.
Cette cache est un hommage à Maria Ressa.
Le prix Nobel de la paix lui a été attribué vendredi 8 octobre 2021. Grande journaliste philippine, elle n’a jamais cessé de se battre pour la liberté de la presse dans son pays, un des plus dangereux pour les journalistes, juste derrière l’Irak.
Maria Ressa (née en 1963), fondatrice en 2012 du média d’investigation Rappler (« se souvenir » en anglais), « utilise la liberté d’expression pour exposer les abus de pouvoir et l’autoritarisme croissant dans son pays natal, les Philippines », dirigé par Rodrigo Duterte, a encore salué le jury du Nobel. De fait, la situation personnelle de Maria Ressa aux Philippines est critique. Elle a été arrêtée plusieurs fois pour avoir dénoncé la guerre antidrogue, lancée par le président Rodrigo Duterte depuis le milieu des années 2010, et qui a fait, selon les décomptes de plusieurs ONG, près de 30 000 morts.
Le site d’informations Rappler apporte une information critique sur les réalités politique et sociale dans son pays. Il a fait l’objet d’une guerre incessante de la part du président Duterte. Il y a trois ans, le leader populiste l’avait qualifié de « site à fake news ». Il avait été visé par plus d’une dizaine d’enquêtes fiscales.
Pour Maria Ressa, ancienne correspondante à Manille pour la chaîne d’information continue CNN, ces harcèlements judiciaires sont clairement des représailles contre un « journalisme qui ne fait pas de compromis à l’égard du pouvoir ». L’année dernière, celle qui fut la « Personnalité de l’année » du magazine américain Time en 2018, a été inculpée pour « diffamation » par une cour de justice de Manille et se retrouve aujourd’hui en liberté conditionnelle. Elle reste sous la menace d’une peine d’au moins six ans de prison.
Le prix a pu lui être remis en mains propres le 10 décembre. Elle profite de cette tribune, pour accuser les géants du numérique de laisser, par cupidité, se déverser « une boue toxique » sur les réseaux sociaux.