LE GLAND ET LA CITROUILLE
AprĂšs cinq annĂ©es passĂ©es Ă chercher des petites boites posĂ©es par les amis GĂ©ocacheurs, Ă nous dĂ©sormais de vous proposer une promenade dans le bois de la ForĂȘt de Landerneau.
Ce parcours composĂ© de 24 caches traditionnelles avec pour thĂšme « Les Fables de la Fontaine » constitue une boucle de 8 km. Chacune de ces caches vous permettra de vous remĂ©morer certaines fables ou dâen dĂ©couvrir de nouvelles. Â
Ce circuit ne prĂ©sente pas de difficultĂ©s majeures et peut ĂȘtre rĂ©alisĂ© en famille Ă pied, mais Ă©galement en VTT. Selon les conditions mĂ©tĂ©o, de bonnes chaussures Ă©tanches peuvent ĂȘtre nĂ©cessaires.
La zone Ă©tant fortement boisĂ©e, les points GPS peuvent ĂȘtre imprĂ©cis. NâhĂ©sitez pas Ă vous aider des indices et des photos spoilers pour guider vos recherches et prĂ©server lâespace naturel.
Merci de remettre soigneusement les caches en place.
Bon géocaching !
Â
LE GLAND ET LA CITROUILLE
Dieu fait bien ce quâil fait. Sans en chercher la preuve
En tout cet Univers, et lâaller parcourant,
         Dans les Citrouilles je la treuve.
         Un villageois, considérant
Combien ce fruit est gros, et sa tige menue
A quoi songeait, dit-il, lâAuteur de tout cela ?
Il a bien mal placé cette Citrouille-là :
         HĂ© parbleu, je lâaurais pendue
         A lâun des chĂȘnes que voilĂ .
         CâeĂ»t Ă©tĂ© justement lâaffaire ;
         Tel fruit, tel arbre, pour bien faire.
Câest dommage, Garo, que tu nâes point entrĂ©
Au conseil de celui que prĂȘche ton CurĂ© ;
Tout en eût été mieux ; car pourquoi par exemple
 Le Gland, qui nâest pas gros comme mon petit doigt,
         Ne pend-il pas en cet endroit ?
         Dieu sâest mĂ©pris ; plus je contemple
Ces fruits ainsi placés, plus il semble à Garo
          Que lâon a fait un quiproquo.
Cette réflexion embarrassant notre homme :
On ne dort point, dit-il, quand on a tant dâesprit.
Sous un chĂȘne aussitĂŽt il va prendre son somme.
Un gland tombe ; le nez du dormeur en pĂątit.
II sâĂ©veille ; et portant la main sur son visage,
Il trouve encor le Gland pris au poil du menton.
Son nez meurtri le force Ă changer de langage ;
Oh, oh, dit-il, je saigne ! et que serait-ce donc
Sâil fĂ»t tombĂ© de lâarbre une masse plus lourde,
         Et que ce gland eût été gourde ?
Dieu ne l'a pas voulu : sans doute il et raison ;
         Jâen vois bien Ă prĂ©sent la cause.
         En louant Dieu de toute chose,
         Garo retourne à la maison.
Jean de La Fontaine, Fables de La Fontaine