LE RENARD, LES MOUCHES ET LE HERISSON
Après cinq années passées à chercher des petites boites posées par les amis Géocacheurs, à nous désormais de vous proposer une promenade dans le bois de la Forêt de Landerneau.
Ce parcours composé de 24 caches traditionnelles avec pour thème « Les Fables de la Fontaine » constitue une boucle de 8 km. Chacune de ces caches vous permettra de vous remémorer certaines fables ou d’en découvrir de nouvelles.
Ce circuit ne présente pas de difficultés majeures et peut être réalisé en famille à pied, mais également en VTT. Selon les conditions météo, de bonnes chaussures étanches peuvent être nécessaires.
La zone étant fortement boisée, les points GPS peuvent être imprécis. N’hésitez pas à vous aider des indices et des photos spoilers pour guider vos recherches et préserver l’espace naturel.
Merci de remettre soigneusement les caches en place.
Bon géocaching !
LE RENARD, LES MOUCHES ET LE HERISSON
Aux traces de son sang, un vieux hôte des bois,
Renard fin, subtil et matois,
Blessé par des Chasseurs, et tombé dans la fange,
Autrefois attira ce parasite ailé
Que nous avons mouche appelé.
Il accusait les Dieux, et trouvait fort étrange
Que le sort à tel point le voulut affliger,
Et le fit aux mouches manger.
Quoi! se jeter sur moi, sur moi le plus habile
De tous les hôtes des forêts ?
Depuis quand les Renards sont-ils un si bon mets ?
Et que me sert ma queue ? Est-ce un poids inutile ?
Va ! le ciel te confonde, animal importun ;
Que ne vis-tu sur le commun !
Un hérisson du voisinage,
Dans mes vers nouveau personnage,
Voulut le délivrer de l'importunité
Du peuple plein d’avidité :
Je les vais de mes dards enfiler par centaines,
Voisin Renard, dit-il, et terminer tes peines.
Garde-t'en bien, dit l'autre ; ami, ne le fais pas :
Laisse-les, je te prie, achever leur repas.
Ces animaux sont soûls ; une troupe nouvelle
Viendrait fondre sur moi, plus âpre et plus cruelle.
Nous ne trouvons que trop de mangeurs ici-bas :
Ceux-ci sont courtisans, ceux-là sont magistrats.
Aristote appliquait cet apologue aux hommes.
Les exemples en sont communs,
Surtout au pays où nous sommes.
Plus telles gens sont pleins, moins ils sont importuns.
Jean de La Fontaine, Fables de La Fontaine