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BREZELOUR 1914-1918 Traditional Cache

This cache has been archived.

Brezelour: N’ayant plus la disponibilité nécessaire pour garantir la pérennité de la cache, Je l’archive afin que la place soit libre pour d’autres poseurs.

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Hidden : 7/18/2022
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
2 out of 5

Size: Size:   regular (regular)

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Geocache Description:


Cette cache fait suite à celles que j’avais posé pour le centenaire de l’armistice 1914/1918 à Chateaubourg en novembre 2018, que j’ai archivées depuis !

En fouillant dans tout mon arsenal de vieilles caches, j’ai retrouvé celle-ci ! et en la voyant je me suis dit : « pourquoi ne pas lui refaire une petite beauté et la remettre dans le circuit pour rendre un petit hommage aux Poilus Bretons et à la Bretagne ??? »

J’espère que ça rappellera de bons souvenirs aux géocacheurs qui avaient fait mon circuit sur Châteaubourg et que pour les autres, vous prendrez plaisir à la découvrir !

Dernier détail… La cache est fragile, merci d’en prendre soin !

 

« Les Bretons sont, comme le reste des Français, surpris par l’annonce puis par la déclaration de la guerre. Tout comme le reste de la France et des Français, la Bretagne est majoritairement rurale et par conséquent la population active principalement agricole. La mobilisation a lieu en août 1914, période intense pour les travaux des champs. En Bretagne, domine encore la polyculture vivrière. Les travaux agricoles sont donc mis en péril mais c’est aussi la survie des familles qui est en jeu. Mais on se rassure en se disant que la guerre sera courte et la patrie est en danger, on se doit de la défendre. Le patriotisme s’explique par le fait que le courant républicain s’est progressivement imposé en Bretagne. L’enracinement républicain est passé, comme dans le reste de la France, par l’école, même si à la veille de la Première Guerre mondiale, sur 1.5 million de Bas-Bretons, la moitié ne parle que le breton et les ¾ l’utilisent de manière usuelle dans leur vie quotidienne. La guerre achèvera le processus d’intégration de la Bretagne et des Bretons à la France républicaine.

350 000 Bretons seront mobilisés tout au long du conflit. Ce nombre s’explique par la structure démographique de la région. La région connaît un fort accroissement démographique naturel qui s’explique par un taux de fécondité encore élevé : une famille sur trois a plus de quatre enfants. La population bretonne est très jeune : 41% des Bretons vivant à la campagne ont moins de 20 ans. Par conséquent, bon nombre de Bretons vont se retrouver mobilisés : 65.4% des hommes âgés de 18 à 45 ans contre 56.7% pour la moyenne nationale.

Les Bretons, en raison de leur origine sociale, se sont retrouvés principalement dans l’infanterie ou dans la Royale. Mais des Bretons ont aussi combattu dans des régiments d’artillerie comme le 24e régiment de Rennes.  Le 7 août 1914, la brigade des fusiliers marins est créée. Elle est formée de 6 000 hommes majoritairement bretons. Répartis en deux régiments, ils combattront pendant 16 mois en Belgique puis dans la Somme ou sur le Chemin des Dames avant d’être dissous pour renforcer les effectifs de la marine. En 1915, la guerre sous-marine s’intensifie et nécessite des renforts. Dès août 1914, plusieurs unités sont envoyées aux frontières. Ainsi, le 48e régiment d’infanterie de Guingamp se retrouve à Fosses-la-ville, en Belgique, le 21 août 1914. Le 70e régiment d’infanterie de Vitré ou encore le 24e régiment d’artillerie de Rennes sont à Maissin, à Rossignol ou à Charleroi. Début septembre, le 7e régiment d’artillerie, doit bloquer l’avancée allemande. Par conséquent, les soldats, avec leurs canons de 75 mm, doivent repasser la Marne et se diriger vers le Nord. Fin 1914, les armées belligérantes s’enterrent. La guerre de position débute et durera jusqu’au printemps 1918. Désormais, les soldats vivent et meurent dans les tranchées. Ces dernières, creusées à la hâte fin 1914, deviennent de plus en plus sophistiquées comme en témoigne l’aquarelle de Mathurin Méheut.

Fin 1914, parce que les autorités politiques et militaires pensaient que la guerre serait courte, les uniformes des soldats n’ont pas été conçus pour durer dans le temps. En décembre 1914, les uniformes des soldats sont usés jusqu’à la corde. Pour lutter contre le froid, les soldats ont souvent demandé à leurs familles de leur envoyer des vêtements chauds, demandes que relaient les journaux à l’image de l’Ouest-éclair. La Une de ce journal datée du 1er octobre 1914 appelle au don de vêtements chauds (pour nos poilus qui se battent vaillamment au front). Les Bretons, comme le reste des troupes belligérantes, ont connu les conditions de vie déplorables dans les tranchées. Même si aucun combat n’a eu lieu sur le sol de la Bretagne, celle-ci a participé, comme d’autres régions, à l’effort de guerre. Par cela, le premier conflit mondial va bouleverser les secteurs économiques et la population active bretonne.

La Bretagne est une région peu industrialisée en 1914 et l’industrie est liée aux activités régionales les plus importantes (agriculture et pêche, beurrerie, conserverie de poissons et de charcuterie). Dans un premier temps, la guerre désorganise les secteurs économiques. Les hommes quittent massivement la terre, l’atelier ou la fabrique en août 1914. L’impact de la guerre est aussi important sur les activités maritimes. La guerre sous-marine enclenchée en 1915 met en péril les activités en mer.  La guerre renforce la féminisation de l’emploi. La figure emblématique de ce phénomène est la munitionnette. Elles occupent aussi des postes jusque-là réservés aux hommes.

  Les femmes ont joué un rôle important durant la Première Guerre mondiale en occupant les postes d’aide-soignante ou d’infirmière polyvalente. « Les anges blancs », comme les surnomment les soldats, ces jeunes filles ou femmes, bénévoles, laïques ou religieuses, sont raccrochées aux œuvres religieuses de charité et de dévouement en Bretagne.  Le territoire breton a aussi été bouleversé par la guerre. La Bretagne accueille les blessés du front mais aussi les troupes alliées les troupes alliées.

L’annonce de l’armistice amène à des scènes de liesse parfois compromises par l’épidémie de grippe (la grippe espagnole atteint son pic en octobre 1918). La joie ne s’exprime pas complètement car l’armistice signifie l’arrêt des combats mais non la fin de la guerre. Les soldats sont encore mobilisés. Certains d’entre eux sont envoyés en Allemagne ; d’autres en Alsace pour effectuer des travaux routiers ou agricoles. Ainsi, les soldats du 41e R.I, du 7e RAC de Rennes, du 248e R.I de Guingamp ou le 13e hussard de Dinan entrent dans Strasbourg ce qui permet au capitaine Oberthür (Rennais mais d’origine alsacienne) de peindre une « journée inoubliable ». La démobilisation française comme alliée est progressive. Elle concerne 5 millions de soldats en France dont 6 à 700 000 Bretons, des classes les plus anciennes aux plus récentes sauf dérogation. Celle-ci s’obtient si le soldat est père d’au moins 4 enfants, s’il est veuf ou bien s’il a perdu au moins 2 frères à la guerre.

Les soldats étrangers présents en Bretagne prolongent aussi leur séjour. Ainsi, les Américains restent plusieurs mois d’autant plus que le 13 décembre 1918, le président Wilson débarque à Brest. De nombreux Bretons se pressent le long des routes pour apercevoir le cortège qui le conduit aux festivités se déroulant à Paris à l’occasion de la victoire des Alliés.

La Bretagne et les Bretons sortent transformés de la guerre :
- les femmes retrouvent leur place d’avant-guerre comme les 4 000 ouvrières licenciées de l’Arsenal de Rennes (décembre 1918). Mais cette démobilisation ne peut effacer ni le rôle qu’elles ont joué durant le conflit ni leur expérience porteuse d’avenir.
- près de 80% des Bretons mobilisés sont revenus mais beaucoup reviennent avec de nombreuses séquelles physiques et psychologiques


La Bretagne compte 140 à 150 000 morts d’après les historiens, soit 3,9 % de la population bretonne d’avant-guerre. Le retour des corps ne se fait qu’à partir de 1920. Près de la moitié des monuments aux morts bretons sont des stèles sobres, des pyramides ou des colonnes inaugurées pour la majorité d’entre elles en 1922.

Extrait du dossier pédagogique du Musée de Bretagne : « La Grande Guerre côté BZH »

Additional Hints (Decrypt)

Pnpur qépnyér qr 3 zègerf. Nh zvyvrh qh zhygvgebap. Ps cubgb fcbvyre

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)