Des huiles usées contenant des liquides organiques chlorés ont été déversées à la fin des années 1960 dans d’anciennes lagunes de la région de Mercier. Les panaches de contamination observés dans l’esker et le roc fracturé résultent de l’écoulement de ces eaux souterraines devenues contaminées. Afin de maîtriser la situation, le Ministère de l'environnement a implanté en 1984 une usine de pompage et de traitement des eaux souterraines (UTES) qui, en plus de traiter l’eau, crée un piège hydraulique qui limite la migration de l’eau contaminée vers l’aval. Le Ministère a également installé plusieurs puits d’observation dans la région afin de suivre l’évolution du panache de contamination. Au printemps et à l’automne de chaque année, il assure un suiv de la qualité de l’eau souterraine dans ces puits.
Les coordonnées de la cache vous amène à un puit d'observation près de la rivière Esturgeon. Ce puit fait partie de la ceinture d'alerte de Ste-Martine.
La campagne d'observation de l’automne 2020 a permis de confirmer l’absence de contamination attribuable aux anciennes lagunes dans l’ensemble des quatre puits constituant la ceinture d’alerte aménagée en amont hydraulique du puits de la municipalité de Sainte-Martine. Des tests de Mann-Kendall2 ont été réalisés sur les concentrations des paramètres détectés en 2020. La période retenue pour la réalisation des tests s’est échelonnée de 2001 à 2020. Dans l’ensemble, les résultats des tests de Mann-Kendall ont permis de confirmer les tendances à la baisse pour les divers contaminants.
Un peu d'historique.
Les anciennes lagunes de la ville de Mercier sont situées le long du chemin Sainte-Marguerite, à 20 km au sud-ouest de Montréal, en Montérégie.et le déversement de produits chimiques a affecté les municipalités de Saint-Isidore, de Sainte-Martine, de Saint-Urbain-Premier et de Saint-Rémi.
La contamination des eaux souterraines à Mercier remonte à 1968. Elle résulte du déversement d’huiles usées (contenant des liquides organiques chlorés) dans deux « lagunes » qui se trouvent dans une ancienne sablière. Ces lagunes étaient situées sur le versant ouest d’une vallée enfouie et comblée d’un esker de plus de 30 m d’épaisseur constitué de sable et de gravier très perméables dans lequel s’écoule l’eau souterraine (l’aquifère granulaire).
Entre l’esker et le roc sous-jacent se trouve une formation de till peu perméable, sauf à quelques endroits dans le creux de la vallée où le till s’amincit au point de disparaître complètement, laissant la formation de sable et de gravier en contact direct avec le roc. Bien qu’il soit peu perméable, le roc (grès quartzitique) est recoupé, dans ses premiers mètres, de fractures qui permettent une importante circulation d’eau et de contaminants.
Les propriétés physicochimiques de ces composés, combinées au contexte hydrogéologique particulier du site, sont à l’origine de la complexité du problème de contamination et des difficultés que pose sa gestion. Les liquides générés sont en partie constitués de « liquides immiscibles denses » (LID). Les LID sont essentiellement formés de composés organochlorés qui ont des caractéristiques particulières :
- Ils sont immiscibles avec l’eau; ainsi, comme l’eau et l’huile, ils ne se mélangent pas;
- ils sont plus denses que l’eau (par gravité, ils migrent vers le bas);
- ils sont volatils (ils se diffusent dans l’air lorsqu’ils sont en contact avec celui-ci);
- ils sont peu solubles, mais suffisamment pour générer une phase dissoute qui contamine l’eau souterraine sur une grande distance.

Décontamination.
Plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour décontaminer un site. La réhabilitation qui consiste à excaver les sols. Le confinement physique à l'aide de murs de confinement et le contrôle hydraulique.
À Mercier les études ont démontrées que le contrôle hydraulique est la meilleure façon de procéder et ce pour les décennies à venir.
- Les techniques de réhabilitation sont difficilement applicables à cet endroit à cause de la profondeur de la contamination et de la difficulté d'accéder aux contaminants localisés dans une dépression à la base de l'esker;
- En ce qui concerne le contrôle par confinement physique, la profondeur du LID se trouve à la limte des conditions permettant la mise en place de murs de confinement. De plus, l'absence d'une couche de till sous le LID ne permettrait pas de confiner la contamination du reste de l'esker ou du roc sous-jacent;
- Le contrôle hydraulique. Le piège hydraulique est assuré par le pompage en continu de l’eau souterraine par trois puits aménagés en aval hydraulique des anciennes lagunes, à raison de deux puits en fonction et d'un puits à l’arrêt. Ce piège a pour objectif de contrôler la migration du panache d’eau souterraine contaminée par la phase dissoute. L’eau extraite de ces puits est redirigée à l’usine de traitement des eaux souterraines (UTES), construite en 1984. L’eau est ensuite rejetée dans le ruisseau de l’Esturgeon, après avoir été traitée.
Régionalement, c’est l’aquifère trouvé dans le socle rocheux qui est exploité comme source d’eau potable. C’est notamment pour des considérations de sécurité d’approvisionnement, de compréhension du comportement des contaminants ainsi que dans un souci de confirmer l’efficacité du piège hydraulique actuel que le suivi de la qualité de l’eau aux anciennes lagunes de Mercier est mis de l’avant.
Pour pouvoir logguer cette cache, vous devez répondre correctement aux questions suivantes :
- Nommez 2 raisons qui font que le site de Mercier est difficile à décontaminer.
- Quels sont les chiffres inscrits sur le puit d'observation.
- Prenez une photo sans révéler la réponse à la question 2.
Chaque géocacheur doit soumettre ses réponses/photos. Pas besoin d'attendre mon approbation.