UNE CHIBOTTE A CHANCEAUX
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Une chibotte sur les coteaux de chanceaux
Les chibottes ou tsabones étaient, au xixe siècle, des habitations temporaires ou saisonnières dans les champs et les vignes. Ainsi des habitants du Puy-en-Velay qui possédaient une vigne, y avaient généralement une chibotte qu'ils occupaient le dimanche et pendant l'été, selon un schéma rencontré dans de nombreuses régions du Midi.
Dans les années 1920-1930, ces cabanes, d'un emploi malcommode, commencèrent à être abandonnées pour de petits pavillons carrés, maçonnés et à toit de tuile plate, plus confortables.
Le terme a été répandu dans la première moitié du xxe siècle par l'érudit Albert Boudon-Lashermes (1882-1967), qui l'avait emprunté au toponyme chabotta rencontré dans des textes médiévaux et désignant une habitation permanente rudimentaire, une masure.
Le terme vernaculaire authentique, employé par les vignerons constructeurs et utilisateurs de ces édifices, était tsabana, en français local tsabone (cabane). Cette substitution était le corollaire d'une mythification des cabanes, promues au rang de « ligures » par ce savant. « Un auteur du pays à l’imagination vive leur attribue une origine ligure », écrit en 1928 le rédacteur de la revue Vie à la campagne (numéro extraordinaire du 15 décembre 1928, p. 15).