Attention il y a des horaires d'ouverture: du 15 mars au 15 novembre: 8h - 18h30, du 16 novembre au 14 mars: 8h - 17h
Je suis un soldat mort au combat et voici mon histoire :
Je me nomme Edouard Adam, je suis né le 25 Mars 1893. J’ai vécu dans une petite campagne qui s’appelle Gerberoy dans l’Oise. Nous sommes une grande famille, j’ai 3 petits frères et une petite sœur, ainsi que ma mère, malgré tout notre père n’est plus parmi nous, nous ayant quitté il y a quelques années suite à une maladie. Depuis je fais tout pour protéger ma famille étant l’aîné. Puis j’aidais aussi ma mère financièrement en étant apprenti charpentier. Mon enfance était des plus joyeuses,un père et une mère aimants puis des frères et ma sœur qui font ma fierté.
J’ai, à ce jour, 19 ans et c’est une journée des plus ordinaire, du moins c’est ce que je pensais, avant d’entendre frapper à la porte. Quand j’ai ouvert la porte, c’était des militaires qui me faisaient face, ils me dirent que j’avais été réquisitionné pour entrer dans l’armée. C’est donc dans les larmes que j’ai dû dire aurevoir à ma famille, ne pensant pas que cela soit un adieu. En arrivant aux camps nous étions nombreux, là-bas, on m’a mis dans une division. C’était la division 3 de la 2ème section.
Un jour, c’est arrivé. Nous sommes partis sur le terrain pour défendre notre pays. Me faufilant de tranchées en tranchées, on se défendait, nous gagnions du terrain en conquérant les tranchées adverses. Puis j’ai repéré mon ami, Léon, se battre contre un de nos adversaires, il avait des difficultés donc par instinct j’ai couru dans sa direction pour le sauver, ne m‘ayant pas vu, j’ai pu perturber l'ennemi pour qu’il lâche Léon. Je lui ai dit de fuir. Le temps que je lui dise, je n’avais pas vu l’autre soldat que j’avais mis à terre qui s’était relevé et m’assena un coup de baïonnette dans le cœur. Mon ami voyant la scène qui se produisait devant lui vint achever notre ennemi, puis il se dirigea vers moi. Je lui dit ces mots « gagne cette guerre, revient en vie et va voir ma famille et dit leur que je les aime ».
Quelques années plus tard, on vint frapper à la porte des Adam, c'était un jeune garçon qui ouvrit la porte sur Léon. Léon s’effondra à genoux devant ce petit garçon. Puis il rentra et vit toute la famille qui était réunie, il leur dit qu’Edouard lui avait sauvé la vie et leur raconta ce qui s’était passé durant la guerre.
Il était l'un d'eux, il était un soldat inconnu.
Cette histoire aurait pu être la sienne.
Une histoire écrite par Coline et Hugo - élèves en Taille de Pierre - Lycée de l'Acheuléen.