Attention il y a des horaires d'ouverture: du 15 mars au 15 novembre: 8h - 18h30, du 16 novembre au 14 mars: 8h - 17h
Je m'appelle Henri Durocher. Je suis née le 8 février 1893. J'ai été mobilisé le 1er août 1914 comme la plupart de mes camarades. J'avais 21 ans, et je n'avais jamais tenu un fusil de ma vie.
Avant ma mobilisation, j'étais graveur de pierre dans une petite entreprise à Noyon dans l'oise. Il m'arrivait d'imaginer la vie de ces personnes disparues dont je gravais le nom sur la pierre. Je ne savais pas qu'un jour sur ma stèle figurerait les mots "soldat inconnu".
Comme mes camarades mobilisés ce jour là, je pensais que la guerre serait courte. Le train m'emmena dans la Somme, et j'intégrais la 6e armée. On a vite compris que le conflit serait plus long que prévu. Pour éviter les tirs ennemis, il nous arrivait de nous protéger dans les trous d'obus. C'est à ce moment là qu'on a commencé à creuser et à consolider ce qui allait être les "tranchées". Le 1er hiver fut le plus difficile...
En juillet 1916, postés près de Péronne, nous reprîmes des positions à nos ennemis, lorsque nous fûmes touchés par des mitrailleuses ennemies. J'y perdis un ami poète américain. Blessé, on voulu me rapatrier à Amiens, mais une attaque nous faucha. Mon corps en miettes n'a jamais pu être identifié, mes affaires brulèrent.
Je suis l'un d'eux, je suis un soldat inconnu.
Cette histoire aurait pu être la sienne.
Cache proposée par les senseignants du lycée de l'Acheuléen