Balade géologique à Marseille - La vieille Major

Cette série de earthcaches vous fera découvrir Marseille sous un autre angle.
La vieille Major :
La Vieille Major est l’ancienne cathédrale de Marseille. Elle a été édifiée à partir du xiie siècle à l’emplacement d’une première église datant du ve siècle.
La ville antique de Marseille comprenait une ville haute où se trouvait l'Acropole et une ville basse. La redécouverte des vestiges des remparts qui ont défendu la ville contre les légions de César a montré que la ville avait une superficie supérieure à 50 hectares. La ville de Marseille avait des contacts avec la Méditerranée orientale, donc avec les premiers chrétiens, comme l'a montré la découverte d'une épitaphe à FORTVNATVS et VOLVSIANVS avec un symbole chrétien qui ont subi le supplice du feu datant du iie siècle. L'église de Marseille dut commencer à exister au iie siècle. Oresius est le premier évêque certain, cité dans des documents quand il participe au concile d'Arles, en 314.
Au début du ve siècle, l'évêque de Marseille, Proculus, s'oppose à Aix-en-Provence au sujet de l'implantation du siège métropolitain qui était devenu la métropole de la Narbonnaise seconde, et à Arles dont le pape Zosime avait fait, en 417, la primatie de la Viennoise et des deux Narbonnaises.
Jean-Maurice Rouquette suppose que la première cathédrale de Marseille a été construite à cette époque, en adoptant une implantation identique à celle de la cathédrale d'Arles, à l'intérieur des remparts, mais assez éloignée du centre administratif. La cathédrale Notre-Dame a été construite à l'ouest de la ville, près l'anse de l'Ourse1 et de la Porta Gallica ouverte dans les remparts nord.
La position de la première cathédrale était connue par celle du baptistère, désigné au xie siècle sous le nom d'église Saint-Jean-Baptiste. Ses vestiges ont été retrouvés au xviiie siècle, puis redécouverts en 1850, pendant les travaux de construction de la nouvelle cathédrale par Espérandieu. Ces fouilles ont montré que c'était le plus grand baptistère de Provence avec un diamètre intérieur de 22 mètres. Ce baptistère a été utilisé jusqu'au xiie siècle. Une étude de François Roustan montre que le baptistère se trouvait à l'emplacement du collatéral droit de la nouvelle cathédrale.
Après les invasions du ve siècle et les occupations par les Wisigoths, les Burgondes, les Ostrogoths de Théodoric, les Francs, les Sarrasins et les Lombards, la ville a connu une récession et s'est repliée sur la colline Saint-Laurent. La cathédrale a peut-être été abandonnée et l'évêque s'est réfugié dans l'abbaye Saint-Victor.
C'est en 977, sous l'épiscopat de Pons Ier, fils du vicomte Guillaume de Marseille, et de son neveu Pons II, que la Major est rétablie. L'enceinte de la ville est relevée. La construction de la cathédrale s'est achevée entre 1050 et 1073. L'église du xie siècle a été remplacée au xiie siècle.
La cathédrale est entièrement reconstruite au milieu du xiie siècle. Construite en pierre rose de La Couronne, selon un plan en croix latine, la cathédrale romane est un très bel exemple d'architecture romane provençale. Elle comprend un chœur à abside, avec des absidioles et des bas-côtés. Elle est voûtée en berceau, avec une coupole octogonale sur trompes à la croisée du transept et une demi coupole sur l'abside heptagonale en cul-de-four. Le clocher n'a été édifié qu'au xive siècle. Entre le xve et le xviiie siècle, une travée est ajoutée, avec une travée transversale sur la face nord.
Sources : Wikipédia

Les altérations ou la maladie des pierres :
Au fil du temps, les pierres s'abiment.
Les origines des altérations sont de plusieurs natures. L'eau est le principal agent de dégradation de la pierre. Son action peut être aggravée par l'effet de l'air et de la pollution atmosphérique. L'eau s'attaque à la pierre sous forme d'eau de pluie, de ruissellement, de vapeur d'eau, de remontée capillaire.
L'origine de la présence d'eau « indésirable » est liée à des défauts d'entretien, d'étanchéité, ou de l'usage de matériaux non respirants à l'image des enduits ou mortier en ciment. L'effet de l'eau sur une pierre dépend de sa nature et de ses caractéristiques physiques (porosité). Ainsi, l'action de l'eau peut entraîner des désordres allant de la simple dégradation des parements à l'affaiblissement des structures. L'eau peut favoriser aussi le développement de micro-organismes et végétations qui affectent les maçonneries.
Les autres causes d'altération sont liées à la pollution atmosphérique qui conduit la pierre à présenter des salissures noires (sulfures), les contaminations biologiques qui pare la pierre de traces verdâtres (lichens, algues, mousses, champignons), le sel qui fait subir à la pierre une réaction chimique (cristallisation de la gypse-plâtre-, salpêtre), le feu qui calcine la pierre, les conditions atmosphériques (gel / dégel) qui peuvent faire éclater la pierre selon la porométrie du matériau (capacité des pores à stocker et rejeter l'eau), la présence d'autres matériaux qui conduit la pierre à s'altérer au contact de matériaux incompatibles avec elle (le fer rouille dans la pierre qui se rompt) et les actions humaines car parfois la pierre ne supporte pas les badigeons, peintures, résidus de traitement antérieurs.
Les types altérations sont de trois natures :
- la desquamation : la pierre se désagrège en plaque, la couche inférieure devient sableuse.
- la pulvérulence : la pierre se désagrège en poussière.
- l'alvéolisation : la pierre présente des cavités (profondément rongée telle un gruyère).
Les solutions pour remédier à ces problèmes sont soit de protéger au mieux les maçonneries en pied et en tête de murs (état des gouttières, des corniches, drainage…), soit d'effectuer une purge des éléments les plus instables. En dernier lieu, des mesures de restauration sont à prévoir (dépose et remplacement à neuf des pierres).
On peut observer plusieurs marques d'altération, les plus courantes sont :

La desquamation

L'alvéolisation

La pulvérulence

L'encroutement : la pierre est recouverte d'organismes (mousses, lichens).

Le dépôt de polluants: la pierre est recouverte de particules fines issues de la polution atmosphérique.
Sources : eure.gouv.fr
La Earthcache :
Pour répondre aux questions, il vous faudra observer l'endroit indiqué par les coordonnées d'entête ( cf photos )
Rappel concernant les « Earthcaches »: Il n'y a pas de conteneur à rechercher ni de logbook à renseigner. Il suffit de se rendre sur les lieux et d'exécuter les requêtes du propriétaire de la cache avec l'envoi des réponses par mail via mon profil ou par le centre de messagerie de geocaching.com pour validation. Bon Earthcaching!
Pour valider votre visite:
1 - Sur la photo ci-dessous, de quel type d'altération s'agit-il ?

2 - Quelles peuvent être les causes de cette altération ?
3 - Sur le même mur, observez vous d'autres types d'altérations ?
4 - Prenez vous en photo avec votre pseudo ou votre gps devant la Major.

The old Major:
La Vieille Major is the old cathedral of Marseille. It was built from the twelfth century on the site of a first church dating from the fifth century.
The ancient city of Marseille included an upper town where the Acropolis was located and a lower town. The rediscovery of the remains of the ramparts which defended the city against Caesar's legions showed that the city had an area greater than 50 hectares. The city of Marseilles had contacts with the Eastern Mediterranean, therefore with the first Christians, as shown by the discovery of an epitaph to FORTVNATVS and VOLVSIANVS with a Christian symbol which underwent the torment of fire dating from the 2nd century. The church of Marseilles must have begun to exist in the 2nd century. Oresius is the first certain bishop, mentioned in documents when he participated in the Council of Arles, in 314.
At the beginning of the 5th century, the bishop of Marseilles, Proculus, was opposed to Aix-en-Provence over the establishment of the metropolitan see which had become the metropolis of the second Narbonnaise, and to Arles, whose pope Zosimus had made, in 417, the primacy of the Viennese and the two Narbonnaises.
Jean-Maurice Rouquette supposes that the first cathedral of Marseilles was built at this time, adopting an establishment identical to that of the cathedral of Arles, inside the ramparts, but quite far from the administrative center. Notre-Dame Cathedral was built to the west of the city, near the Anse de l'Ourse1 and the Porta Gallica open in the northern ramparts.
The position of the first cathedral was known by that of the baptistery, designated in the eleventh century as the Church of Saint John the Baptist. Its remains were found in the 18th century, then rediscovered in 1850, during the construction of the new cathedral by Espérandieu. These excavations showed that it was the largest baptistery in Provence with an internal diameter of 22 meters. This baptistery was used until the twelfth century. A study by François Roustan shows that the baptistery was on the site of the right aisle of the new cathedral.
After the 5th century invasions and occupations by the Visigoths, Burgundians, Theodoric Ostrogoths, Franks, Saracens and Lombards, the city suffered a recession and retreated to St. Lawrence Hill. The cathedral may have been abandoned and the bishop took refuge in the Abbey of Saint-Victor.
It was in 977, under the episcopate of Pons I, son of Viscount Guillaume de Marseille, and his nephew Pons II, that the Major was restored. The city wall is raised. Construction of the cathedral was completed between 1050 and 1073. The 11th century church was replaced in the 12th century.
The cathedral was completely rebuilt in the middle of the twelfth century. Built in pink stone from La Couronne, according to a Latin cross plan, the Romanesque cathedral is a very fine example of Provençal Romanesque architecture. It includes an apsed choir, with apsidioles and aisles. It is barrel-vaulted, with an octagonal cupola on squinches at the crossing of the transept and a half-cupola on the heptagonal apse in cul-de-four. The bell tower was only built in the 14th century. Between the 15th and 18th centuries, a span was added, with a transverse span on the north face.
Source: Wikipedia

Alterations or stone disease:
Over time, stones wear out.
The origins of the alterations are of several natures. Water is the main degrading agent of stone. Its action can be aggravated by the effect of air and atmospheric pollution. Water attacks the stone in the form of rainwater, runoff, water vapour, capillary rise.
The origin of the presence of “undesirable” water is linked to defects in maintenance, sealing, or the use of non-breathable materials such as plaster or cement mortar. The effect of water on a stone depends on its nature and its physical characteristics (porosity). Thus, the action of water can cause disorders ranging from the simple degradation of facings to the weakening of structures. Water can also promote the development of micro-organisms and vegetation that affect masonry.
The other causes of alteration are linked to atmospheric pollution which causes the stone to present black stains (sulfides), biological contamination which adorns the stone with greenish traces (lichens, algae, moss, fungi), salt which causes to the stone a chemical reaction (crystallization of the gypsum-plaster-, saltpetre), the fire which calcines the stone, the atmospheric conditions (freezing / thawing) which can cause the stone to burst depending on the porometry of the material (capacity of the pores to store and reject water), the presence of other materials which leads the stone to deteriorate in contact with materials incompatible with it (the iron rusts in the stone which breaks) and human actions because sometimes the stone does not support whitewashes, paints, residues of previous treatment.
The types of alterations are of three natures:
- desquamation: the stone disintegrates into a plate, the lower layer becomes sandy.
- dustiness: the stone crumbles into dust.
- honeycombing: the stone has cavities (deeply corroded like a Swiss cheese).
The solutions to remedy these problems are either to best protect the masonry at the foot and top of the walls (condition of the gutters, cornices, drainage, etc.), or to purge the most unstable elements. Finally, restoration measures are to be planned (removal and replacement of the stones).
We can observe several marks of alteration, the most common are:

desquamation

ALVEOLIZATION

PULVERENCE

Encrustation: the stone is covered with organisms (moss, lichens).

The deposit of pollutants: the stone is covered with fine particles from atmospheric pollution.
Source: eure.gouv.fr
The Earthcache:
To answer the questions, you will have to observe the place indicated by the header coordinates (see photos)
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To validate your visit:
1 - In the photo below, what type of alteration is it?

2 - What can be the causes of this alteration?
3 - On the same wall, do you observe other types of alterations?
4 - Take a picture with your nickname or your gps in front of the Major.