Encerclement tactique de Rennes du 3 août 1944 – Libération de Saint-Germain-sur-Ille
(Route du CCB de la 4ème DB)
Introduction
Le 3 août 1944, alors que la 4th US Armored Division tenta depuis le 1er août de pénétrer dans Rennes, le commandant de la division, le Major General John S. WOOD, décida du contournement de la ville par l’ouest en empruntant deux axes de progression confiés au Combat Command A (CCA) et au Combat Command B (CCB) de la division.
Cette manœuvre tactique habilement exécutée, permit l’isolement de Rennes et contraignit les forces allemandes à abandonner la ville pour ne pas se retrouver pris au piège.
Le 4 août, les fantassins américains du 13th Infantry Regiment (8th Infantry Division) entrèrent dans Rennes sans rencontrer de fortes oppositions.
De la percée Cobra à l’entrée en Bretagne
Le 25 juillet 1944, les Américains déclenchèrent en Normandie l’opération Cobra qui visait selon son concepteur, le général Omar N. Bradley commandant la 1ère armée américaine, à percer le front normand afin de sortir les Alliés de l’impasse du bocage normand dans laquelle les armées alliées piétinèrent depuis plusieurs semaines.
Confiée au VIIème Corps du général Joseph L. Collins, la force de frappe du plan Cobra bouscula les défenses allemandes sur un front étroit situé sur l’axe Périers/Saint-Lô. En quelques jours, les unités blindées et motorisées du VIIème Corps s’infiltrèrent dans le dispositif allemand semant la confusion et la désorganisation.
Tirant parti de l’état quasi apathique dans lequel baignent les forces allemandes, le VIIIème Corps du général Troy H. Middleton passa à son tour à l’offensive le 28 juillet depuis l’extrême-ouest du Cotentin. À l’instar du VIIème Corps, les fers de lance blindés du VIIIème constitués des 4ème et 6ème Divisions blindées (DB) menèrent la charge à un rythme soutenu en dévalant le Cotentin sur les talons des Allemands qui tentèrent désespérément d’enrayer la progression quand ils ne se replièrent pas dans le désordre. Alors que la 6ème DB du général Robert W. Grow dut faire face à une opposition allemande plus acharnée, la 4ème DB libèra Coutances en fin de journée.
L’objectif d’Avranches initialement assigné à la 6ème DB, fut dévolu à la 4ème DB du général John S. Wood. Afin de parachever la désintégration des lignes allemandes dans le Cotentin, ce dernier envoya dès l’aube du 30 juillet, le CCB (groupement tactique interarmes) de la division couvrir la distance qui le séparait d’Avranches. Commandé par le brigadier-général Holmes E. Dager, le CCB fut divisé en deux colonnes disposées sur deux axes différents de progression pour mieux répondre aux impératifs de mobilité et de vitesse indispensables à ce type de mission. Tandis que la colonne orientale du CCB se retrouva peu après son départ, bloquée par des ponts détruits puis est prise dans une embuscade, la colonne occidentale avança à vive allure pour atteindre en soirée le nord d’Avranches à partir duquel elle sécurisa les ponts enjambant la rivière Sée. Au cours de la nuit, elle endigua les contre-attaques allemandes en cédant un peu de terrain sous la pression sans pour autant décrocher complètement.
Le 31 juillet, le CCB était en passe d’atteindre son point culminant – moment à partir duquel la vitalité d’une unité en combat décroit au profit de son adversaire – et il ne disposa pas d’une puissance suffisante pour prétendre enlever Avranches. Au fait de la situation inconfortable dans lequel se trouva le CCB, le général Wood qui voulait absolument conserver l’initiative opérationnelle, ordonna au CCA du colonel Bruce C. Clarke de faire mouvement vers Avranches. Judicieusement maintenu dans la réserve tactique de la division, le CCA s’était contenté de suivre le mouvement offensif impulsé par son homologue depuis le lancement de l’opération Cobra. Chargé de relayer l’effort du CCB, le CCA fut désormais propulsé à l’avant-garde de l’offensive mécanisée. En outre, il adjoignit au CCA le renfort du 13ème Régiment d’infanterie (RI) de la 8ème Division d’infanterie qu’il fit motoriser pour la circonstance.
Arrivé en premier dans le secteur d’Avranches, le CCA se positionna à l’est et au sud de façon à couvrir et à accompagner les attaques du CCB à travers la ville qui fut sécurisée vers 13h. Dès lors, le CCA put se lancer à la conquête de quatre points de passage qui enjambaient la Sélune au sud d’Avranches. À cet effet, le CCA se divisa en quatre task forces (TF) – forces opérationnelles qui prirent la direction de leur objectif respectif vers 16h. La Task Force A s’empara du pont de Pontaubault (Manche) véritable tremplin vers la Péninsule bretonne. Au soir du 31 juillet, les Américains en détenant les clés d’entrée en Bretagne, étaient idéalement positionnés pour envisager la poursuite des opérations.
Avant d’évoquer la suite des événements, il convient de glisser ici une brève explication relative au fonctionnement organisationnel de la 4ème DB au combat afin de comprendre le déroulement et la trajectoire des opérations en Bretagne. Dès sa nomination à la tête de la division, le général Wood a cherché à inculquer auprès de ses subordonnées (du simple soldat à l’officier d’état-major) un style de commandement atypique, basé notamment sur la confiance réciproque et la prise d’initiative qui selon lui, faisaient partie des conditions essentielles pour atteindre l’excellence. Très exigeant envers les performances de ses hommes, il était en contrepartie extrêmement proches d’eux et soucieux de leur bien-être. Par ses méthodes et son leadership, le général Wood a marqué durablement l’esprit et l’histoire de la 4ème DB.
Lors des entraînements et des manœuvres aux États-Unis, Wood avait fait en sorte de distiller et de mettre en application au sein de la division, ses réflexions doctrinales en matière d’emploi de l’arme blindée. L’une d’elles reposait sur la flexibilité opérationnelle conférée par le modèle d’organisation sur lequel la 4ème DB avait été réformée en 1943. Dans cette optique, Wood incitait ses commandants d’unités – surtout ceux des Combat Commands – à systématiser le recours aux task forces pour répondre plus efficacement aux missions données. Rejetant le principe d’une progression concentrique linéaire, Wood recommandait à l’inverse une progression échelonnée en profondeur privilégiant les déplacements sur des axes secondaires, le but étant de contourner les éventuels obstacles ennemis susceptibles de briser l’élan. De toute évidence, le schéma de la task force permettait de diluer les risques de congestion des routes tout en maximisant les probabilités de parvenir rapidement et sans interruption à l’objectif désigné. L’inconvénient majeur de ce procédé réside dans la vulnérabilité relative de ces task forces lors des déplacements.
La 4ème DB à l’assaut de la Péninsule bretonne
Le 1er août 1944, la 3ème Armée américaine du général George S. Patton Jr. devint opérationnelle avec pour objectif immédiat la conquête de la Bretagne et la capture des ports dont celui de Brest considéré comme prioritaire. Pressées par le calendrier, les préoccupations alliées en Bretagne étaient avant tout liées aux besoins logistiques indispensables à la poursuite des opérations en Europe. Patton chargea le VIIIème Corps de réaliser ces objectifs. Pour ce faire, le général Middleton en conformité avec les ordres de Patton décida de constituer deux axes principaux de progression :
- une avance d’est en ouest en direction de Brest confiée à la 6ème DB du général Robert W. Grow ;
- une avance du nord vers le sud confiée à la 4ème DB du général John S. Wood en vue d’isoler la Péninsule bretonne et de capturer la baie de Quiberon afin d’y aménager un port artificiel (opération Chastity) conformément au plan original Overlord.
L’objectif intermédiaire assigné à la 4ème DB était la prise de Rennes considérée comme indispensable à la sécurisation du flanc des opérations en Bretagne. De plus, la ville s’avéra être un important nœud de communication routier et ferroviaire qui desservait le reste de la Bretagne. Même s’il reçut l’ordre explicite de s’emparer de Rennes, le général Wood n’était certainement pas le plus enthousiaste à l’idée de lancer un assaut blindé contre un centre urbain comme le suggéra ses supérieurs. En effet, le chef de la 4ème DB saivait que selon la doctrine américaine d’emploi des unités blindées, ses unités n’étaient pas adaptées au combat en milieu urbain. En outre, il avait toujours défendu la théorie selon laquelle les DB devaient être utilisées dans des perspectives de mouvements en profondeur ainsi que pour des manœuvres de débordement et d’enveloppement.
Tôt le matin du 1er août, le général Wood reçut l’ordre de mettre sa division en mouvement. Il confia au CCA du colonel Clarke la mission de prendre la direction de Rennes lequel met sur pied trois forces opérationnelles :
- la Task Force du lieutenant-colonel Graham Kirkpatrick, commandant le 10ème bataillon d’infanterie blindée (10th Armored Infantry Battalion) ;
- la Task Force du lieutenant-colonel Creighton W. Abrams (futur grand général de l’US Army qui servit notamment comme chef des forces américaines entre 1967 et 1972 au Vietnam), commandant le 37ème bataillon de chars (37th Tank Battalion) ;
- la Task Force du lieutenant-colonel Bill A. Bailey, commandant le 35ème bataillon de chars (35th Tank Battalion).
Parti des environs de Ducey (Manche), le CCA progressa avec une unique colonne jusqu’au nord de Saint-James, commune normande qui marquait la limite avec la Bretagne. De fait, la 4ème DB devint la première unité alliée à pénétrer dans la Péninsule bretonne. De là, le CCA se sépara en deux colonnes : le gros du CCA avec la Task Force (TF) Bailey et la TF Kirkpatrick en pointe prit la direction d’Antrain puis Saint-Aubin-d’Aubigné alors que la TF Abrams suivit la route Saint-James jusqu’à Saint-Aubin-du-Cormier.
Bien qu’ils aient fait face à une escarmouche au début de leur chevauchée, les éléments de la TF Kirkpatrick parvinrent sans encombre vers 14h30 au nord de Rennes dans le secteur de Betton après 65 kms parcourus à un rythme soutenu. Le CCA lui donna l’ordre de se positionner sur les hauteurs du hameau de Saint-Laurent situé dans les faubourgs nord de Rennes. En revanche, la TF ne devait pas tenter d’entrer dans la Ville avant d’en avoir reçu l’autorisation formelle. Vers 14h45, la colonne de Kirkpatrick se mit en route vers son objectif.
Les combats de Maison Blanche
Dans le même temps, les Américains furent prévenus par les habitants de l’existence d’une batterie allemande dissimulée au lieu-dit « la Chesnaye » équipée de six canons antiaériens de 88 mm aussi redoutables à la verticale qu’en tir tendu et soutenue. Méfiants sur les informations émanant de la population locale et sûrement trop confiants en eux, les Américains ne prêtèrent guère attention à ces avertissements.
Au moment où la colonne de Kirpatrick passa le hameau de Maison Blanche, elle fut prise sous un tir de barrage provenant de la batterie allemande. Plusieurs soldats et véhicules furent touchés. Les Américains donnèrent l’assaut avec une compagnie de chars appuyée par l’infanterie portée auquel les Allemands répondent par des tirs directs sur les blindés. L’aviation tactique intervint en appui des troupes au sol mais ne parvint pas à réduire la batterie au silence. Ne réussissant pas à manœuvrer autour de la batterie allemande, les Américains s’engagèrent dans des assauts vains qui perdurèrent jusqu’en soirée. Le lieutenant-colonel Graham Kirkpatrick lui-même blessé lors de ces affrontements, fut évacué et remplacé à la tête de la Task Force par le lieutenant-colonel Louis E. Roth. Ce dernier donna l’ordre à ses unités de se placer de façon à contenir la batterie allemande en exerçant une pression constante sur elle.
Simultanément, deux compagnies d’infanterie portée du 10th Armored Infantry Battalion (AIB) atteignirent les hauteurs de Saint-Laurent après avoir contourné la batterie allemande pilonnée par l’artillerie américaine. Une fois installées, elles demandèrent un appui d’artillerie pour neutraliser le clocher de l’église servant de poste d’observation aux Allemands puis elles reçurent l’ordre de tenir leur position et de ne pas entrer dans la Ville. De son côté, la TF Abrams n’arriva que vers 18h30 au nord de Rennes et ne fut pas engagée dans les combats du 1er août.
Le bilan de cette journée de combat aux portes de Rennes était sombre pour la 4ème DB qui comptabilisait une centaine de tués et blessés auxquels s’ajoutait la perte de plusieurs véhicules dont neuf chars. Échaudés par ce coup d’arrêt, les Américains décidèrent de temporiser leur attaque en consacrant leur journée du 2 août à l’acheminement de renforts, à la consolidation des positions et à la redistribution tactique de leur dispositif. Dans l’attente du regroupement de la 4ème DB, les éléments du CCA maintenaient toujours la pression sur les défenses nord de la ville bien qu’ils subirent en retour, les tirs d’artillerie et de mortiers des Allemands. Tandis que la 4ème DB installa son PC sur la commune de Saint-Aubin-d’Aubigné, le général Wood demanda auprès de son supérieur direct, le général Middleton l’obtention d’une couverture aérienne permanente – ce qui aurait fait défaut la veille – ainsi que l’envoi en renfort du 13ème RI appuyé par des unités d’artillerie.
En adéquation avec la doctrine américaine d’emploi des divisions blindées, Wood n’envisageait aucunement de pénétrer dans Rennes avec sa division dépourvue d’un puissant soutien d’infanterie. Estimant Rennes défendue par 2 000 combattants allemands, il élabora une alternative à l’assaut urbain qui consistait à déborder la ville par l’ouest en poursuivant la progression vers le sud afin de l’isoler. Programmé pour le lendemain, le contournement tactique réorientait les rôles au sein de la division : Wood assigna aux CCA et CCB la mission de couper les routes à la hauteur de Loudéac et Pontivy puis celles du sud de Rennes dans le but de bloquer toute échappatoire ou renfort allemande. Dans le même temps, il confia à la réserve divisionnaire, le CCR, la défense des positions conquises au nord de Rennes en attendant l’arrivée de l’infanterie et de l’artillerie. Le mouvement en arc de cercle prévoyait que les CCA et CCB se postaient idéalement au sud de Rennes pour continuer leur avance.
Le contournement tactique de Rennes
Le matin du 3 août, Wood transmit au QG du VIIIème Corps son projet d’isolement de Rennes en partant de l’ouest vers le sud avec pour finalité une projection de ses forces blindées en direction de l’est, ce qui induisait une modification des plans initiaux établis pour la Bretagne. Bien que le chef de la 4ème DB fit preuve d’une clairvoyance opérationnelle en voulant porter ses efforts à l’est, il dut se conformer aux directives de ses supérieurs lui prescrivant la capture de Rennes et la sécurisation de la baie de Quiberon achevant l’isolement de la Bretagne. À ce stade, Wood n’avait pas connaissance de l’opération Chastity, enjeu stratégique pour la 3ème Armée en Bretagne. Pour autant, il n’abandonnait pas complètement l’idée de se lancer à l’est après l’encerclement de Rennes coordonné avec un assaut d’infanterie depuis le nord de la ville. Il laissait même sous-entendre à ses subordonnées qu’ils pourraient pousser leur élan jusqu’à couvrir le sud-est de l’Ille-et-Vilaine et atteindre Châteaubriand dans le département voisin.
À 8h00, le CCA et le CCB respectivement déployés en 2 et 3 forces opérationnelles, se mirent en route à la conquête de l’ouest. Situé à l’extérieur de l’arc de cercle, le CCB prit son départ au sud de Saint-Aubin-d’Aubigné, se rendit en direction de Saint-Germain-sur-Ille, traversa Montreuil-le-Gast et atteingnit Vignoc où il bifurqua au sud pour rejoindre Bédée, Montfort-sur-Meu avant d’atteindre Plélan-le-Grand en début d’après-midi. Après avoir détruit quelques poches de résistance allemande sur sa route, le CCB traversa Guer vers 17h00 puis Carentoir à 18h25 en poursuivant sur La Gacilly puis obliqua vers l’est passe par Sixt-sur-Aff et Renac pour arriver à Derval à minuit.
Constitué autour des TF Abrams et Jaques commandant le 53ème bataillon d’infanterie blindée, le CCA emprunta l’intérieur de l’arc de cercle. S’il est difficile de déterminer avec précision l’itinéraire pris par les colonnes de la 4ème DB, il est cependant très probable que la TF Abrams soit passée par la commune de L’Hermitage avant de continuer sur Mordelles. Après une traversée éclair de la commune, la colonne Abrams se dirigea vers Bréal-sous-Montfort puis poursuivit vers Goven, Guichen et s’écarta de son axe pour viser Lohéac et Guipry avant de finalement franchir la Vilaine au pont de Messac. En fin d’après-midi, le CCA s’empara de Bain-de-Bretagne se trouvant désormais à proximité immédiate de Châteaubriant.
À ce stade de l’avance, Wood informa son supérieur de la situation en espérant le convaincre de poursuivre l’effort vers l’est en ciblant Châteaubriand voire Angers. Estimant que la capture de Rennes avait la priorité, Middleton ordonna au commandant de la 4ème DB de resserrer l’étau autour de la ville afin d’en bloquer les voies d’accès, prélude à un assaut d’infanterie en bonne et due forme. Couvert sur son flanc sud par le CCB établi à Derval, le CCA fit avancer ses deux principales forces en direction du nord : à l’ouest du dispositif, la TF Jaques se positionna à Crevin tandis qu’à l’est, la TF Abrams s’installa à Janzé. Le CCA répartit ses forces sur une ligne de front qui s’étendait de la Vilaine à l’ouest au niveau de Bourg-des-Comptes jusqu’au sud de Châteaugiron formant un barrage destiné à empêcher toute tentative de retraite allemande. Aidés par des FFI locaux, les Américains repoussèrent une attaque allemande dans les environs de Châteaugiron.
La Libération de Rennes
De son côté, le colonel Robert A. Griffin commandant le 13ème RI reçut l’ordre de préparer au plus tôt une attaque contre les défenses allemandes situées au nord de Rennes. Organisé en Regimental Combat Team (RCT) – c’est-à-dire en régiment renforcé avec de l’artillerie, du génie, des chars ou autres – le 13ème RI rejoignit sa ligne de départ établie sur les positions conquises par l’infanterie de la 4ème DB le 1er août, entre Saint-Laurent et le lieu-dit les Bois. À 17h30, le 13th RCT lança son assaut contre les défenses allemandes qui occupent la zone couverte par l’actuel parc des Gayeulles. Après un rude combat qui se déroula jusqu’à la nuit tombante, le 1er bataillon du 13th IR submergea vers 22h00 les défenseurs allemands contraints d’abandonner le nord-est de la ville. À 23h00, le général SS Paul Hausser commandant la 7ème Armée allemande autorisa la garnison allemande à évacuer Rennes.
Au matin du vendredi 4 août 1944, les premiers fantassins du 13ème RI pénétrèrent dans Rennes par le nord, et traversent la ville désertée durant la nuit par la garnison allemande qui s’était assurée de la destruction d’ouvrages et de bâtiments avant de partir. Atteignant rapidement le centre-ville, les GI’s furent chaleureusement acclamés par la population spontanément descendue dans la rue. Au sud de l’Ille-et-Vilaine, la 4ème DB continua sa progression libératrice sur les routes du département.