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La Truelle géante Traditional Cache

Hidden : 11/4/2023
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
2 out of 5

Size: Size:   small (small)

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Geocache Description:


"Bievenue à Rumes", cette commune frontalière de 5200 habitants qui regroupe, depuis 1977, les anciens villages de Rumes, Taintignies et La Glanerie. Elle est située sur l'axe Douai-Tournai.

A Rumes, on est au "Pays des Machons" car cette entité regorge d'ouvriers du bâtiment (maçons, carreleurs, rejointoyeurs, menuisiers, couvreurs, ...) qui, depuis plusieurs générations, ont fait la fierté du village et jouissent toujours d'une excellente réputation. Un géant, "Gaston le Machon" est leur emblême et un rond-point de Taintignies sur lequel est posée la plus grande truelle du monde leur a été dédié.

Rumes, c'est aussi une terre d'histoire. Dans l'église St-Pierre, on peut admirer le double mausolée en pierre noire de Tournai des comtes de Beaufort (avec leurs gisants) daté de 1560.

Et, durant la guerre 40-45, le village fut une plaque tournante de la Résistance. Le Groupe 60 de l'Armée Secrète s'y illustra ainsi que la figure héroïque d'Henriette Hanotte, alias "Monique", guide du réseau d'évasion Comète, qui permit à plus de 135 aviateurs alliés de regagner l'Angleterre après avoir passé la frontière, traversé la France et l'Espagne pour rejoindre Gibraltar.

La commune de Rumes peut s'enorgueillir d'avoir été la 1ère libérée de Belgique par la 2e DB U.S., dans la matinée du 2 septembre 1944.

Chez nous, vous serez chez vous !

 

Au pays des « machons », quand le bâtiment va, tout va !

Aux environs de 1825 – 1830 commence l’exode des ouvriers de notre entité vers les villes du nord de la
France. L’essor rapide de cités comme Roubaix et Tourcoing détermine la vocation nouvelle des Rumois,
et c’est ainsi que les fils de nos petits agriculteurs et fileurs de coton se firent maçons et ouvriers du
bâtiment.
A cette époque, les manœuvres qu'on appelait dans le milieu du bâtiment « les baudets d' machons »
portaient à l’épaule le bac de mortier et les paniers de 18 briques. Il n’y avait pas de monte-charges : ils
gravissaient ainsi à l’échelle jusque 3 et 4 étages. On faisait bien la chaîne, mais les épaules et les
mains trop tendres des débutants n’en étaient pas moins cruellement meurtries. Stoïques, ils se
raidissaient. L’honneur ne leur permettait pas de se plaindre . Et ils étaient tout fiers de gagner leurs 0 fr
17 de l’heure.
On était manœuvre quelque quatre années. Après deux ans, on s’exerçait à manier la truelle. Les
maçons gagnaient 0 fr 32 l’heure et pouvaient arriver, s’il ne survenait des jours de chômage, à se faire
des semaines de 20 à 24 francs. Mais sur ce salaire il fallait prélever quelques économies car l’hiver,
durant les périodes de gelées, le travail était interrompu plusieurs mois.
Avant la guerre 1914 – 1918, le régime de nos ouvriers s’était déjà sensiblement amélioré. Le
développement des communications et les tarifs réduits consentis aux ouvriers les soulageaient
désormais des nocturnes trajets pédestres. Certains patrons eurent le mérite de devancer la législation
sociale en accordant à leur personnel des avantages bénévoles (supprimer ?) sous forme de
rémunération supplémentaire ou de réformes dans le régime du travail.
En 1930, rien qu’à Rumes, ils sont plus de 400 maçons et manœuvres, menuisiers, charpentiers,
plafonneurs, carreleurs, rejointoyeurs.
C’est de cette époque que date la construction à Rumes d’un grand nombre de maisons ouvrières. Après
un certain nombre de « campagnes » fructueuses qui avaient permis d’aligner des économies
suffisantes, nos ouvriers mettaient leur orgueil à acheter un coin de terre et, dans leurs moments perdus,
à y construire eux-mêmes leur maison, profitant de la solidarité spontanée des membres de la famille,
des voisins et des amis.
Après la 2

e guerre mondiale, plusieurs camions bâchés, puis des cars, affrétés par les entreprises de
construction, emmenaient chaque jour nos ouvriers vers le nord de la France qu'il fallait reconstruire.
Et même si, aujourd'hui, avec l'évolution de la société, de nombreux Rumois ont abandonné le travail
manuel de leurs pères, ils restent fiers de leurs racines, de ce goût de « la belle ouvrage » et de cette
solidarité qui ont toujours fait la réputation et l'honneur de nos ouvriers du bâtiment.
Pourquoi dès lors s’étonner que, plus que d’autres, les Rumois, Glanériens et Taintigniens ont « une
brique dans le ventre » et cultivent la « tradition bâtisseur » ? Pourquoi s’étonner que plus de 80% de
nos concitoyens sont propriétaires de leur maison ? Un constat qui n’a pas d’équivalent en Wallonie.
Pourquoi s’étonner encore que le secteur de la construction représente chez nous plus du double de la
moyenne wallonne ?
Oui, le bâtiment, c’est notre histoire.
SOURCES
➢ Extraits d’une chronique publiée dans le Courrier de l’Escaut, les 13 et 14 septembre 1937, par
Fernand LIGNIAN, secrétaire communal de Rumes.
➢ Cette chronique complétée par Bernard LECLERCQ est à lire dans la revue « Pévèle »
➢ Données statistiques : Bruno DE LANGHE
La réalisation de cette truelle est une initiative du comité de l’association du Géant Gaston, présidé par
Xavier Ortiz. Gaston le machon représente dignement notre entité lors de nombreuses festivités en
Belgique et en France. L’aménagement du « rond-point de la truelle » a été confié à l’équipe communale.
Il a été inauguré par les autorités communales le vendredi 23 juin 2023.

Additional Hints (Decrypt)

Oégba

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)