đ 06 LA BRUYĂRE đ
Church Micro BE CMB959 - Warisoulx, Saint-Martin
En préparation : caches "Church Micro" des autres paroisses de La BruyÚre
(7 au total + 1 cache bonus).
DĂ©jĂ parues : 01 MEUX / 02 SAINT-DENIS / 03 BOVESSE / 04 RHISNES / 05 ĂMINES
Avec la description ci-dessous, nous vous invitons Ă une courte promenade dans le village.
UNE PETITE ĂGLISE DANS LA GRANDE HISTOIRE
Ă lâimage dâautres paroisses du Secteur, celle de Warisoulx ne conserve vĂ©ritablement aucune trace matĂ©rielle de son lointain passĂ© mĂ©diĂ©val. Pareillement Ă Bovesse vis-Ă -vis de Saint-Denis, la taille rĂ©duite de la communautĂ© villageoise ainsi que le rayonnement important de lâĂ©glise mĂšre de Frizet en sont vraisemblablement les causes. Aujourdâhui rĂ©duite Ă lâĂ©tat de ruines, lâĂ©glise Saint-Martin de Frizet tĂ©moigne encore dâune rare richesse architecturale pour la rĂ©gion, marque Ă©vidente de sa vigueur passĂ©e.

Ruine de l'église Saint-Martin de Frizet (photos 2005-2017) et situation avant 1914 (rue de Frizet à Vedrin - N50° 29.820 E004° 51.851)
QUELQUES MIETTES D'HISTOIRE MĂDIĂVALE
ComposĂ© essentiellement de terres et de prĂ©s humides ainsi que de vastes domaines boisĂ©s, le territoire de Warisoulx aurait fait partie du fiscus de Vedrin, ancien domaine carolingien. NĂ©anmoins, rien aujourdâhui ne permet de prouver pour cette Ă©poque lâexistence dâune rĂ©sidence seigneuriale.
Ă la fin du XIIIĂšme siĂšcle, tout comme Villers-lez-Heest, Warisoulx est politiquement possĂ©dĂ©e par le conte de Namur qui y exerce ses droits sur la plupart des habitants. Du point de vue religieux, on ne peut vĂ©ritablement parler de paroisse Ă Warisoulx pour cette Ă©poque. En effet, ce territoire dĂ©pend directement de lâimportante et ancienne paroisse Saint-Martin de Frizet Ă©loignĂ©e dâenviron cinq kilomĂštres et dont lâorigine remonterait au VIIIĂšme siĂšcle. VĂ©ritable Ă©glise mĂšre, outre sur Warisoulx, Frizet exerce sa tutelle Ă©galement sur Vedrin, Saint-Marc, Daussoulx, CognelĂ©e et Champion. Frizet est par ailleurs liĂ©e au diocĂšse de LiĂšge (1305-1559) durant tout lâessor et le dĂ©clin du Moyen-Ăge. La petite communautĂ© de Warisoulx ne dispose vraisemblablement Ă ce moment-lĂ que dâune chapelle et dâun cimetiĂšre.
UNE NOUVELLE DONNE TERRITORIALE
Au XVIĂšme siĂšcle, la tutelle de LiĂšge prend fin. Une rĂ©organisation de la cartographie religieuse s'impose. D'une part, la rĂ©partition des circonscriptions ecclĂ©siastiques de nos rĂ©gions (treize diocĂšses) remontant pour la plupart Ă l'Ă©poque romaine ainsi qu'au Haut Moyen-Ăge ne correspond plus du tout au dĂ©coupage politique des XVII Provinces. Ă ce moment, les treize diocĂšses dĂ©pendent de trois provinces ecclĂ©siastiques situĂ©es hors du pays : Cologne, TrĂšves et Reims. Le diocĂšse de LiĂšge, bien plus Ă©tendu que la PrincipautĂ© de LiĂšge elle-mĂȘme, dĂ©pend plus particuliĂšrement de lâarchevĂȘchĂ© de Cologne. Cette organisation ne tient dâailleurs compte ni des langues parlĂ©es, ni de l'accroissement dĂ©mographique. Une telle organisation chaotique gĂ©nĂšre nĂ©cessairement des problĂšmes de communication, particuliĂšrement handicapants dans une Europe secouĂ©e par les idĂ©es des rĂ©formateurs. Les visites irrĂ©guliĂšres dans les paroisses n'assurent plus vraiment aux autoritĂ©s ecclĂ©siastiques un contrĂŽle efficace du clergĂ©. D'autre part, depuis la rĂ©forme de Luther au dĂ©but du siĂšcle, les progrĂšs du protestantisme prĂ©occupent avec acuitĂ© nos souverains catholiques, Charles Quint puis Philippe II. Comment "sauver" ce qui reste du catholicisme ? Une rĂ©organisation rigoureuse de la rĂ©partition des diocĂšses donnerait ainsi une plus forte cohĂ©sion aux XVII Provinces et assurerait au souverain la nomination - et le contrĂŽle partiel ! - du corps Ă©piscopal. Un tel remaniement constituerait dĂšs lors une arme efficace pour juguler les idĂ©es novatrices des rĂ©formĂ©s, un rĂ©el tremplin pour les idĂ©es de la RĂ©forme catholique.
Le 12 mai 1559, le pape Paul IV consent Ă la rĂ©organisation des Ă©vĂȘchĂ©s dans nos rĂ©gions. La bulle Super Universas supprime l'ancienne rĂ©partition et subdivise le territoire de nos rĂ©gions en trois provinces ecclĂ©siastiques en tenant notamment compte de l'aspect linguistique : voient ainsi le jour les archevĂȘchĂ©s de Malines, Utrecht et Cambrai - ce dernier incluant les nouveaux diocĂšses dâArras, Tournai, Saint-Omer et celui de Namur. Ă la mort de Paul IV (1559), le nouveau pape Pie IV confirme la bulle de son prĂ©dĂ©cesseur. Les limites du nouveau diocĂšse de Namur sont dĂ©finies. Bien que cette dĂ©limitation religieuse nâait que peu Ă voir avec les limites de lâĂ©vĂȘchĂ© dâaujourdâhui, les sept paroisses de notre secteur actuel de La BruyĂšre y sont dĂ©jĂ incluses. Le Projet de dotation et de circonscription de 1560 prĂ©voit la tutelle de lâĂ©vĂȘchĂ© de Namur sur : Bonesche, Esmynes (et hameau de Huglise), Meux (et hameaux de Mehaignoulle, Scley et Trypsee), Rysnes, Saint-Denys (et hameau de Isnes-Sauvages â bien que certains textes en fassent une dĂ©pendance de BossiĂšre), Viller le heste et Waristoul. La bulle Ex Injucto (11 mars 1561) en assure lâapplication. Le Registra Vaticana de cette mĂȘme annĂ©e fait mention de la crĂ©ation des paroisses suivantes : Bovesche, Lesmynes (et hameau de Huglise â Saint-Martin-Huglise), Meux (Scley â Sclefhaie), Rysnes, S. Denis, Viller le Heste et Waristoul.
Toute cette rĂ©organisation fait inĂ©vitablement ombrage aux anciens privilĂšges : ceux de la noblesse, ceux des abbayes brabançonnes - dont celui de Villers-la-Ville ayant dĂ©tenu les droits de corvĂ©e sur la ferme dâOstin - et particuliĂšrement ceux des Ă©vĂȘques liĂ©geois. En 1562, le chapitre de Saint-Lambert sâoppose dâailleurs fermement Ă lâinstallation du premier Ă©vĂȘque de Namur, Antoine Havet. Quelques chanoines et le doyen du chapitre de Saint-Aubain sont mĂȘme menacĂ©s par la justice liĂ©geoise sans que toute cette affaire ne tracasse les ouailles de nos paroisses.
Quoi quâil en soit, ce remaniement territorial menĂ© parallĂšlement au Concile de Trente atteint son but : un meilleur contrĂŽle du clergĂ© dans la lutte contre la dissidence protestante. Les diocĂšses sont maintenant subdivisĂ©s en entitĂ©s infĂ©rieures, les doyennĂ©s, ceux-ci Ă©tant constituĂ©s des diffĂ©rentes paroisses dont le guide avait "charge dâĂąme" (cura animorum). Câest dâailleurs de cette appellation que dĂ©rive le terme de "curĂ©".

Sur la gauche, la petite église Saint-Martin de Frizet perdue dans les campagnes (album de Croÿ, XVI-XVIIe siÚcles)
EN QUĂTE D'UNE ĂGLISE (XVII-XVIIIĂšme SIĂCLES)
En 1708-1709, lâabbĂ© Delstanche de Frizet Ă©difie un presbytĂšre Ă Warisoulx et y installe un vicaire Ă demeure. Une convention entre la paroisse et les habitants du village assure un revenu annuel au vicaire. En Ă©change, celui-ci sâengage Ă ne plus rĂ©clamer dâaumĂŽnes excessives. Le vicaire est en mĂȘme temps tenu⊠dâapprendre Ă lire et Ă Ă©crire ! En 1763, plus nombreuse, la communautĂ© villageoise rĂ©clame Ă cor et Ă cri Ă lâĂ©vĂȘque de Namur lâĂ©dification dâune Ă©glise digne de ce nom dans le village. Dans un premier temps, la rĂ©ponse est nĂ©gative. Par souci dâĂ©conomie, il est plutĂŽt dĂ©cidĂ© dâagrandir lâĂ©glise dâĂmines et dâen faire lâĂ©glise paroissiale de la communautĂ© de Warisoulx - aux cĂŽtĂ©s dâailleurs de celle de Villers-lez-Heest en faisant dĂ©jĂ partie. Cette dĂ©cision suscite le courroux des habitants de Warisoulx ! Ă eux seuls, ils remplissent dĂ©jĂ lâĂ©difice dâĂmines, la distance Ă parcourir entre les deux villages est moins que nĂ©gligeable, lâĂ©tat des chemins est particuliĂšrement dĂ©sastreux durant les mauvaises saisons et, de plus, les cloches dâĂmines ne se font pas entendre jusquâĂ Warisoulx⊠Finalement, aprĂšs maintes pressions, le chapitre de Saint-Aubain cĂšde quelque peu et accepte dâagrandir la chapelle la plus importante du village. Les travaux sont achevĂ©s en 1794-1795. En outre, un vicaire Ă charge de lâĂ©vĂȘchĂ© est installĂ© Ă demeure dans le village.
LE SĂISME RĂVOLUTIONNAIRE
En 1794, Ă la suite des troubles rĂ©volutionnaires secouant notre puissant voisin français et consĂ©quemment Ă la victoire française de Fleurus face aux Autrichiens, la future Belgique est annexĂ©e. Warisoulx devient un territoire du dĂ©partement de Sambre-et-Meuse et subit dĂšs lors la vindicte des lois françaises, notamment les lois restrictives au niveau de la pratique du culte. Comme Ă Saint-Denis et Ă Meux, cette politique rĂ©publicaine ne convient guĂšre au ministre du culte en charge des Ăąmes de Warisoulx. En principe tenu de prĂȘter serment comme tous les ministres du culte, le vicaire Jean-FĂ©lix Oversacq refuse en fait de faire allĂ©geance au nouveau rĂ©gime. Il est arrĂȘtĂ© et emmenĂ© manu militari par la force publique. Nâacceptant pas cette situation de fait, quelques audacieux villageois font acte de rĂ©sistance en nâhĂ©sitant pas Ă faire feu sur les gendarmes. Oversacq est ainsi libĂ©rĂ© sur la route le menant Ă Namur. La rĂ©action des autoritĂ©s ne se fait pas attendre : Il rĂ©sulte quâaprĂšs lâarrestation du nommĂ© Oversaque (sic) (Jean-FĂ©lix), ex-vicaire et habitant de Warisoulx, canton dâĂmines, pendant son transport dans les prisons de Namur, et en traversant un bois voisin de ladite commune, ils furent attendus par plusieurs individus de cette commune armĂ©s et assaillis par des coups de fusil. ConsidĂ©rant quâil est de lâintĂ©rĂȘt commun de rĂ©primer un acte de rĂ©bellion aussi marquĂ©, et qui tend Ă empĂȘcher lâexĂ©cution des mesures ordonnĂ©es par le gouvernement ; dĂ©clare et met en Ă©tat de siĂšge la commune de Warisoulx, canton dâĂmines, dĂ©partement de Sambre et Meuse. Tous les cantons et communes du dĂ©partement qui oseraient contrevenir aux lois de la RĂ©publique subiront le mĂȘme sort. Tous les habitants de ladite commune qui seraient suspects dâavoir pris part Ă lâattentat commis envers la gendarmerie nationale, seront sur le champ arrĂȘtĂ©s et conduits dans les prisons de Namur. Les troupes seront nourries et logĂ©es par les habitants de cette commune dans les proportions suivantes, Ă savoir : le pain et la viande de campagne, une bouteille de biĂšre, et une ration dâeau de vie par homme et par jour. Le placard est dâailleurs affichĂ© dans toutes les communes du dĂ©partement, mais rien nây fait. Personne nâest arrĂȘtĂ© et afin de retrouver la sĂ©rĂ©nitĂ©, la communautĂ© villageoise cĂšde aux autoritĂ©s françaises les trois cloches de sa chapelle.
En 1801, consĂ©quemment Ă la signature du Concordat entre Bonaparte et le Saint-SiĂšge, bien que sous conditions, le culte catholique est rĂ©tabli. Les paroisses sont rĂ©organisĂ©es en fonction de la lĂ©gislation concordataire de 1803-1804, puis de 1807-1808. NapolĂ©on reconnaĂźt les nouvelles circonscriptions paroissiales arrĂȘtĂ©es par les Ă©vĂȘques, en accord avec les prĂ©fets.

Un vaisseau en plein milieu de la campagne hesbignonne (photo 2005)
STRUCTURATION D'UNE NOUVELLE PAROISSE
AttachĂ©e au diocĂšse de Namur, la paroisse Saint-Martin de Frizet est rĂ©tablie en 1808. Bien que conservant ses six anciennes dĂ©pendances, dont celle de Warisoulx, lâĂ©glise mĂšre de Frizet va successivement les perdre une Ă une. AprĂšs lâĂ©rection en chapellenie en 1821, câest dâailleurs Warisoulx qui initie le mouvement : attachĂ© au doyennĂ© de Namur en 1837, le vicariat est sĂ©parĂ© de Frizet en 1842-1843 et est instituĂ© en cure indĂ©pendante (arrĂȘtĂ© royal du 11 juillet 1842 et dĂ©cret Ă©piscopal datĂ© du 27 avril 1843), donnant ainsi naissance Ă la nouvelle paroisse Saint-Martin. Les autres succursales de Frizet suivent le mouvement : Vedrin en 1844, Champion en 1846, Daussoulx en 1878, CognelĂ©e en 1896 et enfin Saint-Marc en 1897 - cette derniĂšre causant ainsi de facto la disparition dĂ©finitive de la paroisse-mĂȘme de Frizet dont lâĂ©glise est dâailleurs dĂ©saffectĂ©e en 1900.
LâannĂ©e 1842 est endeuillĂ©e par la disparition de J.-J.Garot, vicaire chapelain de Warisoulx. Son faire-part de dĂ©cĂšs est particuliĂšrement Ă©logieux et tĂ©moigne par ailleurs dâune prĂ©sence certaine du personnage dans le secteur actuel de La BruyĂšre : Lâan de grĂące 1842, le 19 novembre, est dĂ©cĂ©dĂ© Ă Warisoulx, administrĂ© des Sacrements, dans la 86Ăšme annĂ©e de son Ăąge, MONSIEUR JEAN-JOSEPH GAROT, CHAPELAIN DE WARISOULX, NĂ© au chĂąteau de St-Martin-Euglise, paroisse de St-Denis, de parents recommandables par leur piĂ©tĂ©, il fut de bonne heure formĂ© Ă la vertu par leur exemple, joignant la douceur Ă la modestie, des mĆurs simples ; il rendait ces belles qualitĂ©s plus intĂ©ressantes encore, par une piĂ©tĂ© tendre, une foi vive et une charitĂ© gĂ©nĂ©reuse. Sa grande humilitĂ© le fit pencher pour la vie monastique et se fĂźt religieux de lâOrdre de Saint (sic) François, câest dans un cloĂźtre quâil aurait dĂ©sirĂ© de finir sa carriĂšre, mai (sic) de fĂącheuses circonstances ayant amenĂ© la destruction de ces sortes de maisons, il supporta avec rĂ©signation les atrocitĂ©s de lâĂ©poque [claire allusion Ă la RĂ©volution française] , rendu Ă la libertĂ© il fut prĂ©posĂ© Ă Saint Denis (sic) et Ă Meux, comme vicaire, lâespace de 17 ans environ, chapelain Ă Warisoulx pendant 25 ans et demi. Partout i (sic) dĂ©ploya beaucoup de zĂšle, prĂȘcha la vertu avec succĂšs : que de pĂ©cheurs il a rappelĂ©s dans le chmin (sic) du salut pendant sa longue carriĂšre (63 ans de prĂȘtrise), Ă©puisĂ© de travaux, comblĂ© de mĂ©rites, minĂ© par les infirmitĂ©s de la vieillesse, oĂč sa patience ne se dĂ©menti (sic) jamais, il se prĂ©para Ă la mort avec la rĂ©signation, la confiance et les espĂ©rances quâelle inspire, regrettĂ© de tous ceux qui lâont connu ; il est allĂ©, nous lâespĂ©rons, recueillir la rĂ©compense de ses travaux. Mais les dĂ©crets de Dieu Ă©tan (sic) impĂ©nĂ©trables et rien de souillĂ© ne pouvant entrer dans le Ciel, nous le recommandons Ă vos piĂšres (sic) et bonnes Ćuvres, afin que sâil lui restait quelques fautes lĂ©gĂšres Ă expier, il fut (sic) aussitĂŽt dĂ©livrĂ©. Quâil repose en paix.

Saint-Martin Ă Warisoulx (carte postale Ăd. Vecoven, annĂ©es 1960)
AVATARS
LâabbĂ© Potier est dĂ©signĂ© comme premier curĂ© de la nouvelle paroisse. De 1842 Ă 1871, il sâattache Ă doter le village dâune nouvelle Ă©glise. Lâancienne chapelle est abandonnĂ©e en raison de sa vĂ©tustĂ© et de son exiguĂŻtĂ©. Le culte est entre-temps cĂ©lĂ©brĂ© dans une dĂ©pendance de la ferme de J.-B. Marchal - actuellement au n° 12 de la Rue de Namur.
La nouvelle Ă©glise Saint-Martin est construite par la fabrique en 1871-1872 sur un terrain donnĂ© Ă la commune en 1865 par un fermier voisin. Malheureusement, durant les travaux, la mort surprend lâabbĂ© Potier qui nâassistera dĂšs lors pas Ă lâinauguration. Ă lâintĂ©rieur de lâĂ©glise, une plaque commĂ©morative conserve encore aujourdâhui la mĂ©moire de ce "curĂ© bĂątisseur".
Lâancienne maison vicariale, aliĂ©nĂ©e durant la pĂ©riode rĂ©volutionnaire et rĂ©affectĂ©e Ă son usage premier Ă lâissue de celle-ci, est remplacĂ©e par un nouveau presbytĂšre sur un autre emplacement en 1867.
En 1912, la fabrique se charge du placement dâun maĂźtre-autel, de deux autels latĂ©raux et dâun banc de communion.
En 1917, sur dĂ©nonciation aux autoritĂ©s allemandes occupantes, lâabbĂ© Magette est condamnĂ© Ă la dĂ©portation pour un an en Allemagne. En dĂ©finitive, il y reste quatre longs mois dâoĂč il reviendra fortement amoindri.
Un orgue avec buffet est installĂ© dans lâĂ©glise en 1927.
Le 12 mai 1940, jour de la fĂȘte de la PentecĂŽte et de la Communion solennelle, la rĂ©gion est bombardĂ©e, ce qui entraĂźne le dĂ©part de nombreux habitants du village. La plus grande partie des fuyards warisoliens n'ira pas plus loin que Meux et sera de retour au village quelques jours plus tard.
Plus rĂ©cemment, en 2019, un sĂ©rieux problĂšme de stabilitĂ© du clocher força les autoritĂ©s communales Ă fermer l'Ă©glise et Ă faire dĂ©poser le clocher devant celle-ci, afin de procĂ©der, dans un premier temps, Ă un renforcement des maçonneries. L'Ă©glise Saint-Martin se retrouvant ainsi orpheline de son clocher, un travail de rĂ©flexion a Ă©tĂ© entamĂ© quant Ă son devenir, en partenariat avec le BEP (Bureau Ăconomique de la Province de Namur).

Dépose du clocher de Saint-Martin, 17.6.2019 (photo BEP)
SITUATION ACTUELLE
Le 26 septembre 1958, la paroisse Saint-Martin de Warisoulx est attachĂ©e par dĂ©cret Ă©piscopal au doyennĂ© de Leuze. Dans le mĂȘme temps est créé le doyennĂ© de Saint-Servais. Deux annĂ©es plus tard est Ă©rigĂ©e la rĂ©gion pastorale de Namur comprenant les doyennĂ©s dâAndenne, Auvelais, Fosses-la-Ville, Gembloux, Jambes, Leuze, Namur et Saint-Servais. En 1979, la paroisse de Warisoulx est incluse au secteur pastoral de MeuxâRhisnes (La BruyĂšre), faisant lui-mĂȘme partie intĂ©grante du doyennĂ© de Saint-Servais. En janvier 2023 est mise sur pied l'UnitĂ© pastorale Saint-Martin de La BruyĂšre, regroupant les 7 paroisses de l'entitĂ©.

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TEXTE REPRODUIT AVEC L'AIMABLE AUTORISATION DE L'AUTEUR DE CES LIGNES, ĂRIC B. LAUWERS, QUI NOUS A FOURNI SES SOURCES D'INFORMATION (TEXTE RĂDIGĂ EN MARS-AVRIL 2005 POUR LE SECTEUR PASTORAL DE LA BRUYĂRE, REMIS Ă JOUR EN NOVEMBRE 2023) :
R. DELOOZ, La BruyĂšre. Commune du Namurois, Namur, 1986 ; E. DE MOREAU s.j. (sous la dir. de), Histoire de lâĂglise, 3e Ă©d., Tournai-Paris, Casterman, 1931 (Collection belge de manuels dâhistoire) ; E. DE MOREAU s.j., Histoire de lâĂglise en Belgique, t. V : LâĂglise des Pays-Bas (1559-1633), Bruxelles, LâĂdition Universelle, 1952 ; J. GENNART s.j., DiocĂšse de Namur. Paroisses et Ă©difices du culte. 1808-1979, Namur, CĂ©runa, 1980 (RĂ©pertoires Meuse-Moselle) ; J. GENNART s.j., DiocĂšse de Namur. Paroisses et Ă©difices du culte. 1808-2002, Ă©dition revue et augmentĂ©e (2003) : disponible en ligne ; F. JACQUES, Le diocĂšse de Namur en mars 1561. Ătude de gĂ©ographie historique, Bruxelles, Palais des AcadĂ©mies, 1968 ; C. J. JOSET s.j. (et collab.), RĂ©pertoire, par diocĂšses et doyennĂ©s, des paroisses en 1789, Namur, Ceruna, 1980 (RĂ©pertoires Meuse-Moselle) ; A. LANOTTE (sous la dir. de), Le patrimoine monumental de la Belgique, volume 5 : Province de Namur - Arrondissement de Namur, t. II (N-Y), LiĂšge, SolĂ©di, 1975 ; J. WILLEMART et a., PiĂ©tĂ© populaire en Namurois, Namur, 1989 (catalogue de lâexposition organisĂ©e par le CrĂ©dit communal et le MusĂ©e des traditions namuroises Ă la Maison de la culture de Namur du 8 septembre au 8 octobre 1989) ; BEP (en ligne), L'Ă©glise de Warisoulx perd (momentanĂ©ment) son clocher, 18.6.2020.
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POUR TROUVER LA GEOCACHE...
1. Sur place (somme ABCDEFG = 29) :
WP1 (entrer dans le clocher au sol) : A est le nombre de poutres agencées en oblique autour du mùt central.
WP2 (potale Vierge à l'Enfant) : BC19 ; D est le nombre de barreaux verticaux et E le nombre de barreaux horizontaux protégeant la Vierge (somme DE = 8).
WP3 (chapelle) đđ» N50° 32.B (A -B) D E004° 51.E (B+C) (E-D) : F est le nombre de fleurs en fer forgĂ© et G le nombre de croix (prendre du recul).
2. Dans le listing :
H est l'année de placement du maßtre-autel et I est l'année de descente du clocher pour raison de sécurité.
đđ» Cache = N50° 32. H - [B (A-B) (C-B) D] E004° 51. I - [B (G+B) E (E-F)]
N'OUBLIEZ PAS DE NOTER L'INDICE POUR LA CACHE BONUS (Ă PUBLIER ULTĂRIEUREMENT).
POUR GARDER TOUT L'INTĂRĂT DU JEU, MERCI DE NE PAS DĂPOSER DE PHOTO DE LA CACHE NI DE SES ENVIRONS IMMĂDIATS.

TO FIND THE GEOCACHE...
1. On the spot (sum ABCDEFG = 29) :
WP1 (enter the bell tower - ground level) : A is the number of beams arranged obliquely around the central mast.
WP2 (Virgin Mary niche) : BC19 ; D is the number of vertical bars and E the number of horizontal bars protecting the Virgin Mary (sum DE = 8).
WP3 (chapel) đđ» N50° 32.B (A -B) D E004° 51.E (B+C) (E-D) : F is the number of wrought-iron flowers and G the number of crosses (take a step back).
2. Listing :
H is the year when the high altar was installed and I is the year when the bell tower was lowered for safety reasons.
đđ» Cache = N50° 32. H - [B (A-B) (C-B) D] E004° 51. I - [B (G+B) E (E-F)]
DON'T FORGET TO NOTE THE HINT FOR THE BONUS CACHE (TO BE PUBLISHED LATER).
TO KEEP THE GAME INTERESTING, PLEASE DO NOT LEAVE A PHOTO OF THE CACHE OR ITS IMMEDIATE SURROUNDINGS.
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Cette géocache fait partie de la série de géocaches Church Micro Belgium.
Vous pouvez trouver plus d'informations sur cette série ici:
Church Micro Belgium geocaches.
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Saint-Martin dans la campagne bruyéroise (photo 2005)