Dôle ou Dole ? Si Dole a porté un temps le chapeau, ce n’est pas la faute à Voltaire, mais à Boileau !
Pour trouver une première trace de l’accent dolois, il faut remonter jusqu’en 1668. C’est un homme de lettres, Nicolas Boileau, qui serait à l’origine de l’erreur. Dans un poème, il écrit que « d’autres […] iront camper devant Dôle au milieu des hyvers ». Avec cette phrase, le Parisien commence à semer le doute dans les consciences.
Un siècle plus tard, à partir de 1790, c’est le premier maire élu de la ville de Dole, Anatoile Amoudru, qui utilise l’accent dans des écrits officiels. Erreur ! Contesté en 1841 par Armand Marquiset, sous-préfet de l’arrondissement de Dole, le circonflexe continue de trouver de prestigieux défenseurs : Louis Pasteur, Marcel Aymé… et même le Grand Larousse, dans les années 1930 !
Un préfet du Jura met fin à la polémique avec une circulaire officielle le 17 mars 1962. « L’orthographe de votre commune sera désormais la suivante : Dole (sans accent circonflexe) », écrit-il sans équivoque.
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