Ingénieur du génie maritime
D’origine alsacienne, Jacques Stosskopf est né le 27 novembre 1898 à Paris 10e, d’un père chef de service principal à la banque de Paris et des Pays-Bas et d’une mère, fille d’un industriel. Il est mobilisé le 16 avril 1917 comme aspirant au 22e régiment d'artillerie. Il reçoit la croix de guerre à l'issue du premier conflit mondial et est démobilisé avec le grade de sous-lieutenant le 20 octobre 1919. En 1920, il intègre l'école Polytechnique. Sorti 23e de sa promotion en 1922, il suivi les cours de l’école d’application du Génie maritime de 1922 à 1924.
Il participa, à l’arsenal de Cherbourg, à la construction et à la mise au point des premiers torpilleurs de 1500 tonnes du programme naval. La compétence qu’il acquit le fit appeler en 1928 à la section des petits bâtiments du service technique des constructions navales à Paris, où il prit notamment une part active au succès des contre-torpilleurs des classes Fantasque et Mogador, dont fit partie le Terrible, détenteur du record mondial de vitesse des navires de guerre.
Ingénieur principal en 1929, il prend la direction de la circonscription de Nantes au service de la surveillance en 1936. Ingénieur en chef de 2e classe en 1937, il est nommé chef de la section des constructions neuves à l'arsenal de Lorient en octobre 1939 et est promu ingénieur en chef de 1ère classe du génie maritime dès novembre. Pendant les premiers mois de la guerre, il contribue à la participation importante de l'arsenal aux opérations maritimes, notamment à la mise au point du système de dragage des mines magnétiques allemandes.

Résistant
Dès l'arrivée des sous-marins allemands au sein du port en 1940, l'ingénieur en chef, sous prétexte d'encadrer au plus près le travail de ses ouvriers, ne cesse d'inspecter les quais. Parlant couramment l'allemand du fait de ses origines alsaciennes, Jacques Stosskopf a en effet gagné la confiance de l'occupant.
Autoritaire à l'aspect strict et froid, 'ingénieur est bientôt considéré par les personnels de l'arsenal comme un collaborateur zélé qui vérifie scrupuleusement, jusqu'au coeur des ateliers, l'ensemble des tâches confiées aux ouvriers français par les Allemands.
Les officiers de la Kriegsmarine s'habituent à la présence de l'ingénieur autour des alvéoles et des bassins, et lorsque la base de Lorient-Kéroman devient opérationnelle à la fin de l'année 1941, ses relations privilégiées avec l'état-major ennemi lui permettent d'être l'un des rares français à pouvoir y pénétrer.
Favorisé par une mémoire hors du commun, Jacques Stosskopf observe pendant quatre ans les sous-marins qui traversent la passe de Port-Louis : Croix de fer, as de pique, poissons et sirènes, bovidés hilares d'une célèbre marque de fromage...il relève scrupuleusement les insignes peints sur les kiosques des bâtiments qui, avec les fanions de victoire, permettent d'identifier ces redoutables machines de guerre. Remarquable de discrétion, ce combattant de l'ombre tient à jour un tableau quotidien de mouvement des U-Boote, récité par coeur lors de ses rendez-vous avec un membre du réseau, qui transmet les renseignements à l'amirauté anglaise.
Le démantèlement de ce réseau aboutit à l'arrestation de Jacques Stosskopf le 21 février 1944. Conduit à la prison de Vannes puis à celle de Rennes, il fut transféré à Strasbourg le 20 mai 1944 où il est interrogé par la Gestapo, avant d’être déporté. Il sera exécuté sommairement d'une balle dans la nuque dans la nuit du 1er au 2 septembre 1944, avec plusieurs membres de son réseau.

Ayant payé de sa vie sa contribution à la Résistance, Jacques Stosskopf est élevé en octobre 1945 au grade de commandeur de la Légion d'Honneur. Le 6 juillet 1946, la base de Kéroman est baptisée de son nom.


Le second des futurs bâtiments ravitailleurs de forces (BRF) de la Marine nationale, actuellement en cours de finition à Saint-Nazaire aux chantiers de l’Atlantique, qui porte son nom, a été mis à l’eau le 19 août 2024 et sera livré à l’été 2025.


Coordonnées
Pour déterminer les coordonnées de la cache finale, il vous faudra répondre à la question suivante. Quel est le nom du réseau de résistance ? Soit X la somme de lettres nécessaires pour écrire ce nom. Quel est le nom du camp de concentration où fut exécuté Jacques Stosskopf ? Soit Y le nombre de consoles et Z le nombre de voyelles.
La cache est aux coordonnées suivantes :
N 47° 4[X/2].[Y/2Z][Z/3][Y/2] W 003° 2[Z/3].[Y/2][4Y/Z][X]
(Vérification N=1 et W=2)
Soyez discret !