VULCANIA est un centre français de culture scientifique autour du volcanisme, situé en France, à Saint-Ours-les-Roches, dans le Puy-de-Dôme, à 15 kilomètres au nord-ouest de Clermont-Ferrand. Lancé par Valéry Giscard d'Estaing, il porte aussi le nom de « Parc européen du volcanisme ».
L'activité est gérée par la société d'économie mixte Volcans. Le projet a rencontré une opposition de la part de défenseurs de la nature.
Historique
En 1990, Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République française de 1974 à 1981 et alors président du conseil régional d'Auvergne, s'oppose à un projet de centre touristique proposé par les époux Krafft (Maurice et Katia), volcanologues de renommée mondiale. Ceux-ci imaginaient en 1986 installer une attraction touristique et pédagogique au cœur même du Puy de Dôme, c'est-à-dire en creusant au cœur du volcan (projet Volcania).
Les deux volcanologues meurent en 1991, emportés par une nuée ardente sur les pentes du volcan Unzen au Japon. L'année suivante le président de la région reprend l'idée à son compte. Il lance le projet de création d'une attraction touristique d'ampleur internationale centrée sur le volcanisme. En 1994, le conseil régional vote à une forte majorité le lancement du projet du centre européen du volcanisme. Le projet étant porté par un ancien président de la République, il s'ajoute une dimension politique nationale aux enjeux locaux économiques, techniques, et surtout environnementaux.
Le choix du lieu d'implantation fait l'objet d'un débat local soutenu, plusieurs élus locaux proposant des terrains sur leur commune (Châtel-Guyon, Pont-du-Château, à proximité de La Bourboule ou encore de l'aire des Volcans d'Auvergne, etc. Finalement le président de région décide qu'il sera installé au cœur de la chaîne des Puys, à la place d'un ancien dépôt militaire qu'il faut racheter aux Domaines. La vente se fait par soumission cachetée et Valéry Giscard d'Estaing soumissionne à titre personnel. Une seconde offre est également déposée par un particulier (celui-ci ayant présenté au conseil municipal de Saint-Ours-les-Roches un projet de centre équestre). Cette seconde offre étant supérieure, le président de la région fait alors valoir le droit de préemption du conseil régional et la région acquiert le terrain.
En 1993, soucieux de fonder ce projet sur des bases scientifiques solides, il suscite la constitution d’un conseil scientifique international qui sera amené à fournir des avis tout au long du développement de la scénographie. En 1994 un concours international d’architecture met en compétition les projets de 4 cabinets prestigieux : ceux de l’espagnol (Catalan) Ricardo Bofill, du français Jean-Michel Wilmotte, du franco-péruvien Henri Ciriani et de l’autrichien Hans Hollein ; s’y ajoute le cabinet DH&A de Clermont-Ferrand. Le jury d’architecture met en tête le projet Wilmotte mais le Conseil Régional choisira finalement le projet Hollein qu’il considère comme mieux adapté au site. Hans Hollein était le seul à proposer un projet presque totalement enterré . Seuls émergent le bâtiment accueillant le restaurant et un cône monumental, rappel symbolique des volcans environnants; le cône initial prévu par l'architecte évoquait par trop une tour de refroidissement de centrale nucléaire; le plan a été modifié selon la demande du conseil régional. (sources Wikipédia).