Quelques stèles , plaques ou monuments pour se souvenir de moments difficiles . On passe souvent à côté , on les voit de loin sans savoir pourquoi ils sont là.
Les fusillés de Saint-Rémy :
Lors du débarquement de Normandie du 6 juin 1944, la Résistance provençale répondit à l’ordre de mobilisation générale. Mais les troupes allemandes réprimèrent dans le sang tout maquis et toute tentative de constitution de groupe armé ou maquis.
À La Galine( quartier de Saint Rémy de Provence ) , où la Résistance était implantée, sa mobilisation fut précoce. Son responsable, Eugène THIOTorganisa, dans le secteur, dès le 7 juin, la distribution des armes. Informés, les Allemands et leurs agents intervinrent rapidement. Le 9 juin 1944, vers midi, les principaux points d’accès à la Galine furent bouclés et étroitement contrôlés par des barrages militaires allemands. En même temps, le quartier fut investi, du côté d’Eygalières, par plusieurs dizaines d’individus déguisés en résistants, réfractaires ou agents parachutés, de fait, membres de la 8e compagnie Brandebourg spécialisée dans les infiltrations de maquis. Sept résistants furent capturés, détenus dans la boulangerie, torturés, puis massacrés sur place ou à proximité, dans la nuit du 9 au 10 juin 1944. Le corps d’Eugène THIOTfut jeté dans un fossé à deux kilomètres de la boulangerie. Les six autres détenus furent fusillés le long de la route de Sénas à Lamanon (Bouches-du-Rhône), entre la voie de chemin de fer et le canal des Alpines. Leurs corps furent retrouvés quelques jours plus tard et inhumés dans l’une ou l’autre commune.