Dans la partie sud d’Hyères, les zones humides offrent au regard de larges étendues. Ce sont là des espaces spécifiques s’inscrivant dans une logique hydraulique, biologique et socio-économique.
Ainsi, la majeure partie de la plaine littorale était à l’origine une vaste mosaïque d’étangs et de prairies temporairement inondées. De cette « Petite Camargue hyéroise » qui a marqué l’étymologie de certains lieux dits tels que le « Palyvestre » (palud = marais) subsistent certains espaces remarquables dont :
- les prairies humides de la plaine de Macany, avec leur cortège de roselières ou de phragmitaies
- les marais d’eau plus ou moins saumâtres où se développe la sansouire avec notamment le marais des Estagnets. Cette réserve biologique appartient au Conservatoire du Littoral
- les Anciens Salins d’Hyères, lagunes artificialisées pour la production du sel jusqu’en 1994 : Vieux Salins (350 ha) et Salin des Pesquiers (550 ha).
L’ensemble de ces sites constituent des espaces privilégiés pour le nourrissage ou la reproduction d’un grand nombre d’oiseaux sédentaires ou migrateurs avec plusieurs espèces protégées telles que l’avocette élégante ou le tadorne de Belon? Sans oublier l’emblématique flamant rose qui, lui, ne niche pas encore à Hyères.