Voici une petite multi en 4 étapes proches de la grand-place de Ath qui vous permettrons de découvrir avec la finale un endroit bien connu et apprécié des Athois.
1 Rue du Gouvernement : quelle date voyez-vous sur la plaque commémorative? La somme des chiffres = A
2 Maison Espagnole : quelle date voyez-vous sur le panneau ? La somme des chiffres =B
3 Le Palace :le nombre de sphÚres métalliques que vous voyez  = C
4 Eglise St Martin : le nombre total des lances dorées sur les grilles  = D
Finale : A+B+C+D = E
N 50° 37.914âČ E 3° 46.( 594 + E)âČ
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Baudouin IV, comte de Hainaut Baudouin IV, comte de Hainaut, surnommé le Bùtisseur, succéda à son pÚre, Baudouin III. Mais comme il était encore mineur, la comtesse douairiÚre administra le pays en son nom avec autant de fermeté que de prudence.
Elle ne remit Ă son fils les rĂȘnes du gouvernement quâaprĂšs lui avoir obtenu la main dâAlix de Namur et avec elle des droits Ă©ventuels sur le comtĂ© de ce nom (1127).
Ă peine ce mariage Ă©tait-il cĂ©lĂ©brĂ© quâun meurtre sacrilĂ©ge priva la Flandre de son excellent prince, Charles le Bon, et vit surgir plusieurs prĂ©tendants Ă son bel hĂ©ritage. Baudouin de Hainaut, qui joignait aux qualitĂ©s les plus brillantes beaucoup dâambition, fut un des premiers Ă se prononcer, et plaida Ă©loquemment pour les droits de sa maison prĂšs du roi Louis le Gros. Il se flattait mĂȘme de lâemporter sur ses compĂ©titeurs, quand la nomination de Guillaume le Normand vint le dĂ©tromper.
Vivement irritĂ©, il courut aux armes et envahit le pays dâAlost, mais sâĂ©tant aperçu bientĂŽt quâil ne pourrait pas garder sa conquĂȘte, il retira ses troupes et se vengea de cet Ă©chec par lâincendie dâAudenarde. Les nouveaux efforts quâil fit inutilement aprĂšs la dĂ©chĂ©ance de Guillaume et une entreprise avortĂ©e sur Douai, qui causa la mort du cĂ©lĂšbre Gilles de Chin, ne le ramenĂšrent pas Ă des sentiments plus pacifiques. Baudouin IV de Hainaut par Edmond de ValĂ©riola (1877-1956), Square EugĂšne Derbaix Ă Binche Baudouin IV de Hainaut par Edmond de ValĂ©riola (1877-1956), Square EugĂšne Derbaix Ă Binche
En dĂ©pit des lois de lâĂglise qui dĂ©fendaient dâattaquer les Ătats dâun prince croisĂ©, Baudouin profita de lâabsence de Thierri dâAlsace pour ravager lâArtois avec une armĂ©e considĂ©rable, de concert avec les comtes de Boulogne et de Saint-Pol.
La comtesse Sybille dâAnjou ne laissa pas impunie cette agression dĂ©loyale et les troupes nombreuses quâelle rassembla se jetĂšrent Ă leur tour sur le Hainaut. Heureusement lâarchevĂȘque de Reims, Samson, parvint Ă mĂ©nager entre les belligĂ©rants une trĂȘve de six mois. Dans lâintervalle, Thierri revint Ă la hĂąte de Constantinople et, profondĂ©ment indignĂ© de lâattentat commis contre ses droits, il sâavança bientĂŽt Ă la tĂȘte dâune puissante armĂ©e vers Douai que menaçait Baudouin.
On en vint aux mains et les deux princes essuyĂšrent de grandes pertes ; mais quoique elle fĂ»t renforcĂ©e par des troupes de LiĂ©ge et de Namur, lâarmĂ©e du Hainaut cĂ©da la victoire aux Flamands. Il sâensuivit une entrevue dans laquelle les deux comtes, las enfin dâune guerre qui dĂ©solait leurs pays depuis plus dâun siĂšcle, conclurent une paix solide, dont les conditions principales furent que Douai resterait dĂ©finitivement Ă la Flandre et que la fille de Thierri serait donnĂ©e en mariage au fils de Baudouin.
SĂ»r dĂ©sormais de lâamitiĂ© de son puissant voisin, le BĂątisseur fit rentrer dans leur devoir quelques-uns de ses vassaux trop entreprenants, rĂ©unit Ă ses domaines plusieurs terres considĂ©rables et fortifia Mons, le Quesnoy, Binche, Beaumont et Bouchain. Braine-la-Willotte, quâil se fit cĂ©der par le chapitre de Sainte-Waudru, devint un boulevard contre le Brabant et fut nommĂ©e dans la suite Braine-le-Comte. On bĂątissait, on restaurait en mĂȘme temps plusieurs Ă©glises. A lâoccasion des noces de son hĂ©ritier, qui furent cĂ©lĂ©brĂ©es avec la plus grande pompe au Quesnoy (1169), le vieux comte conduisit Ă Valenciennes lâempereur FrĂ©dĂ©ric I et les princes qui avaient assistĂ© aux fĂȘtes, pour leur montrer son palais en construction.
Tous eurent lâimprudence de monter Ă sa suite sur les Ă©chafauds des bĂątiments qui, mal Ă©tayĂ©s, sâĂ©croulĂšrent sous leurs pieds. Quelques-uns furent relevĂ©s tout meurtris et le comte lui-mĂȘme eut les cuisses et les reins brisĂ©s. DĂšs lors il ne fit plus que languir et mourut en 1171, dans la soixante-douziĂšme annĂ©e de son Ăąge. Son implication Ă Ath et l'Ă©volution de la ville Au XIe siĂšcle, le village d'Ath arrosĂ© par la Dendre orientale s'inscrit dans les propriĂ©tĂ©s de l'abbaye de Liessies et vĂ©nĂšre le martyr Saint-Julien de Brioude, tandis que l'autel du village de Brantignies tout proche est consacrĂ© Ă Saint-Martin et dĂ©pend de l'abbaye du mĂȘme nom Ă Tournai. A partir de 1166, un terrain marĂ©cageux situĂ© entre les deux villages au confluent des deux Dendres, accueille la construction d'un donjon pour le comte Baudouin IV de Hainaut.
Ce dernier a acheté la terre de Gilles de Trazegnies et encourage l'installation d'une petite communauté au pied du chùteau par l'octroi de libertés politiques et économiques : une "ville neuve" est mise en chantier. "Il créa un ville neuve et y bùti un chùteau" Extrait des "Chroniques de Hainaut", unique mention de Baudouin IV de créer une ville-neuve et de construire un chùteau TrÚs vite, cette "boine ville" se distingue par son dynamisme et prospÚre autout de son marché.
L'établissement d'une draperie en 1328 sera suivie de l'essor de la production de toiles dont elle obtient l'étape (monopole régional) en 1458. D'autres activités assurent l'emploi de la population : tanneries, brasseries, orfÚvreries, carriÚres de pierre bleue, ateliers de menuiserie, ... La nouvelle ville est entourée d'une premiÚre enceinte (1330 et 1350), complétée par l'érection d'une seconde entre 1360 et 1400. La sécurité et la défense des murs sont assurées par une compagnie d'archers.
L'ensemble des trois entités constitue le finage d'Ath et les deux villages situés à l'extérieur des murs abritent le culte locale. Suite à l'expansion des XIVe et XVe siÚcles, on assiste à la création d'une halle aux draps et aux grains (XIVe siÚcle), à l'érection de l'église Saint-Julien intra-muros (1394), à la mise en place d'une école latine (1416) et à la fondation de l'hÎpital de La Madeleine (1448).
La population compte alors environs 6.000 habitants et Ath est considérée comme la troisiÚme ville du comté de Hainaut, derriÚre Mons et Valencienne.
Source : "Géants et dragons", éd. Casterman, 1996
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