Ce boulevard compte les plus anciennes villas de Deauville. C'est ici que le Duc de Morny y avait fait construire sa villa pour initier le projet et donner l'envie à la bourgeoisie parisienne de venir installer leurs résidences secondaires à Deauville.
Beaucoup des villas répondet au style architectural typique du 2nd empire caractérisé par les briques jaunes et rouges. Notez également le travail des matériaux avec les niches et les bustes.
Plusieurs villas sont remarquables.
Ici, la villa Suzanne. C’est l’une des plus anciennes villas de Deauville. L’architecte a aussi dessiné les plans de Le Cercle à l’angle du boulevard Cornuché et de la rue le Marois). Elle a été construite vers 1860 pour Hauttement, ancien magistrat. Sa façade avec un avant-corps polygonal, un décor de tables sculptées et la balustrade lui donne un caractère néo-XVIIIè, tempéré par l’asymétrie d’ensemble. L’appareil en brique polychrome est enrichi de bustes en terre cuite abrités dans les niches, de reliefs de pierre représentant des Sirènes. Avec la Villa Palissy, elle est la seule à avoir adopté un décor maritime.
La villa les abeilles. A l’époque de sa première construction en 1863 par Gustave Delahante, banquier, financier, elle s’appelait Villa du Phare et possédait une tourelle en ardoise et de belles faïences. En 1907, les époux Paquin, célèbres couturiers, l’achètent, la démolissent et l’architecte parisien Auguste Bluysen réalise les plans de la villa monumentale actuelle qu’ils appellent Abeilles en hommage aux ouvrières, petites mains de leurs ateliers qui ont contribué à leur fortune. C’est un édifice très novateur, flanqué d’une imposante tourelle d’escaliers, coiffée d’un toit à l’impériale, éclairée par une large verrière. Elle est louée quelques années par André Citroën à partir de 1923. Occupée pendant la seconde guerre mondiale, elle et transformée en « foyer du soldat allemand ».
La villa Camelia. Elle est l’œuvre de l’architecte Breney. Elle a été bâtie en 1865 pour le marquis de Salamanca, puis acquise par la baronne de Poilly et achetée par Monsieur Wallut en 1907. La villa Sweet Cottage faisait partie de la même propriété. Elle reste dans la même famille jusque dans les années 1990. A la mort de Madame Bonnefont, en 1974, elle a failli être démolie mais une illustre famille des Emirats arabes unis l’a chetée et en est encore propriétaire. Elle comprend trois niveaux sur un étage de soubassement, l’élévation est en briques polychromes avec des pignons inspirés de l’architecture de l’Europe du nord et un décor en bois rapporté qui évoque les isbas russes. Les bow-windows ornés à la base de motifs floraux en céramique sont couronnés de larges auvents surmontés de loggias.