"L'Odyssée tragique de Jean-Kévin, le casseur de briques maudit"
Jean-kévin, mi-jeune mi-vieux, fonctionnaire le jour, guerrier des arcades la nuit, s’est lancé dans une quête aussi vieille que l’internet à 56k : maîtriser Brick Breaker. Oui, ce jeu où une balle rebondit sur une raquette pour exploser des briques comme si c’était la mission de sa vie. Sauf que pour Jean-Kévin est une buse.
Assis sur sa chaise de bureau, un café tiède à la main, il fixe son écran d'ordinateur comme un supporter de LENS fixe le joueur s'apprétant à tirer un penalty.
"Ce soir, c’est MON soir", marmonne-t-il, en lançant une nouvelle partie. La musique affreuse, digne d’un ascenseur en panne, résonne. La balle part. Pong Pong. Ça commence bien. Il ajuste la raquette, il est concentré, il est…NON ! La balle passe à côté. "C’EST QUOI CE LAG ?!" hurle-t-il, accusant son Wi-Fi, la toux de sa femme, et même la gravité terrestre.
Jean-Kévin, c’est le mec qui rate la balle même quand elle va tout droit. Il a des théories : "Les briques, elles bougent, j’suis sûr !" ou "La raquette, elle rétrécit, c’est un complot !" Il a essayé toutes les techniques : agripper le clavier à deux mains, pencher le corps comme si ça influençait la physique du jeu, crier "ALLEZ !" pour intimider la balle. Rien. Nada. Les briques le narguent, intactes, pendant que son score stagne à 150 points. "150 points, c’est respectable", se console-t-il, oubliant que son neveu de 10 ans a fait 12 000 sans regarder l’écran.
Il a tout essayé : des tutos YouTube ("C’est facile, regardez !"), des forums poussiéreux ("Frappe au centre, noob"), même une prière à Sainte-Rita, patronne des causes perdues. Mais rien. Jean-Kévin est l’élu, celui qui prouve que Brick Breaker peut être plus dur que Mortal Kombat.. Ses proches le chambrent : "T’as pas encore fini le niveau 1 ? T’es une légende, toi !" Lui, il répond, digne : "C’est stratégique, je prends mon temps."
Ce soir, il relance une partie. La balle rebondit. Pong. Il retient son souffle. Une brique explose. Puis deux. "JE SUIS UN DIEU !" crie-t-il, avant de rater la balle suivante. Game over. Jean-Kévin renonce, clique sur "Arrêter l'ordinateur", épuisé, et murmure : "Demain, je prends un coach." Quelque part, dans le panthéon des jeux rétro, les briques rigolent. Jean-Kévin, lui, commandera une pizza chez Di Salvo. C’est déjà une victoire.
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