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la chapelle Saint-Antoine Traditional Cache

Hidden : 08/08/2025
Difficulty:
2 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   other (other)

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Geocache Description:


Du schiste et de l'ardoise de pays, un peu de granit de Kersanton pour souligner les ouvertures, un modeste clocher... Nichée dans un écrin de verdure, surplombant la campagne environnante, la chapelle Saint Antoine cache bien son jeu, en recelant de nombreux trésors sous des dehors on ne peut plus simples. Et une fois le porche franchi, ce qui étonne d'abord, c'est le sol, ce pavage de schiste orné d'une croix posée sur son socle, tel un calvaire, et de figures symbolisant le passage de notre réalité terrestre vers le divin. Comme dans tous les édifices religieux de l'époque, le clocher n'est pas centré, ce qui procure une impression d'harmonie. "Autrefois, il n'y avait pas de chaises dans la chapelle, le sol était donc dégagé. Et à une époque où la majorité des gens ne savaient ni lire ni écrire, ces figures parlaient à tout le monde".

Deux saints pour une chapelle

Dépendant du manoir de Penarfers, la chapelle de Saint Antoine a été érigée à quelques kilomètres du bourg de Ploudiry(29), la plus grande paroisse du Léon avant la Révolution française. Si aucun document ne permet de la dater précisément, les blochets, ces pièces de bois aux quatre coins de la nef, autorisent à penser qu'elle a été construite au XVIe siècle. D'abord dédiée à Saint Antoine le grand ou l'ermite, moine égyptien des III et IVe s, la chapelle intègre le culte de Saint Antoine de Padoue, moine prédicateur franciscain du XIIIe siècle, un peu plus tard, comme en attestent les trois retables polychromes, datés de 1635.

Sauvée dans les années 50

En 1774, les propriétaires du manoir n'y résidant plus, ils vendent la chapelle à la Fabrique, l'organe des gestion de la paroisse. Alors que les routes sont souvent mal entretenues, compliquant l'accès à l'église paroissiale une bonne partie de l'année, les gens du quartier en font un lieu de culte régulier. Mais au fil du temps, l'édifice se dégrade et, en 1841, une partie de la façade du transept s'écroule. Réparée, la chapelle sert un temps lieu de stockage de pommes de terre pour la ferme voisine. Et elle devra son salut au curé Egaret qui, en 1957, décide de redonner tout son lustre au pardon avant de refaire les lambris de la voûte, un an plus tard. Les vitraux sont à leur tour restaurés dans les années 80, date à laquelle une poignée de bénévoles s'attaque au pavage de schiste de la chapelle. Malmené par les racines d'un arbre trop proche, il est fidèlement reconstitué, avant que la fontaine, en contre bas, ne soit à son tour remontée.

Restaurée de fond en comble

En 1996, une nouvelle étape est franchie, quand Ploudiry participe au concours Un patrimoine pour demain, initié par la revue Pélerin magazine, et se voit octroyer une bourse de 69 800 francs. Dans la foulée, le drainage et la consolidation des fondations assurent d'abord la pérennité de l'édifice. Puis c'est au tour du mobilier. Inscrits à l'inventaire supplémentaire des mobiliers classés en août 1997, retables, statues et maître-autel sont démontés puis restaurés avant d'être replacés. Un chantier qui s'étalera sur plus de 10 ans. Et il était temps ! Vieux de trois siècles, les retables s'effondraient peu à peu sur eux mêmes, rongés par les insectes et l'humidité. La voûte étoilée a été peinte en juin et juillet 2016 par l'artiste Valentin Scarlatescu. Et la chapelle a été mise en lumière cette année. Entièrement restaurée grâce à la ténacité d'une poignée de passionnés réunis en association, elle révèle maintenant ses trésors lors du pardon annuel, le premier dimanche de septembre, ou lors des visites guidées, organisées tout au long de l'année.

 

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