Les Harkis avaient joué un rôle important en qualité d'auxiliaires aux troupes françaises en Algérie. Après l'indépendance, quelques milliers sont rapatriés en France, les autres sont massacrés sur place. La Mairie de Saint Maximin accepte d'accueillir quelques familles. Elles arrivent dans la commune en mars 1963, où hommes, femmes et enfants, passent leurs premières nuits sous des tentes montées sur la décharge publique que l'on a fait niveler pour la circonstance au quartier du Peyrouas.

Le Père Jacques Cardonnel, indigné, met à leur disposition une aile du Couvent royal en attendant que soient construits les baraquements en bois du hameau de forestage.
Pendant 40 ans, les familles de harkis vont contribuer à la sauvegarde, l'entretien et la reforestation de la forêt domaniale de Sainte-Baume. Elles ont également contribué à l'agrandissement et à la maintenance du chemin des rois, qui mène à la grotte sacrée où Sainte Marie-Madeleine s'était retirée en ermitage, au cœur de cette forêt ancestrale et site cultuel emblématique de la Provence.
Dans les années 90 les familles harkis ont pu en devenir propriétaire et ce quartier du Peyrouas est devenu un lieu de mémoire où non seulement les chibanis, mais aussi leurs enfants et petits-enfants prennent toujours plaisir à se retrouver.
C'est dans ce lieu qu'aujourd'hui, qu'un olivier a été planté et une pierre évoquant le souvenir du hameau de forestage.

Sources :
- harkisdordogne.com