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Château-Thierry en 1940, images d’une occupation. Traditional Cache

Hidden : 10/1/2025
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   other (other)

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Geocache Description:


Avertissement : La description de cette cache et le lieu de pose n'ont aucun rapports.

 

En juin 1940, Château-Thierry se retrouve brutalement plongée dans le tumulte de la guerre. Après la percée allemande à Sedan, les divisions de la Wehrmacht progressent à vive allure vers la Marne. Le 10 juin 1940, les avant-gardes franchissent Villers-Cotterêts et débouchent sur Château-Thierry, verrou stratégique sur le fleuve.

Pour ralentir leur progression, les forces françaises détruisent les ponts. Mais l’obstacle est vite franchi : en quelques heures, le génie allemand installe un pont provisoire, passerelle de fortune qui permet aux colonnes de véhicules, d’hommes et de chevaux de traverser la rivière. La Marne, déjà théâtre de combats lors de la Première Guerre mondiale, redevient une ligne de front.

 

 

Une ville bouleversée :

Les clichés d’époque montrent la brutalité de l’événement : des véhicules français incendiés gisent près des rives, des cratères d’obus défigurent les rues. L’Organisation Todt s’active pour combler les trous et dégager les décombres afin de rétablir la circulation. On distingue des ouvriers et soldats, pelles à la main, au milieu de maisons endommagées.

Réparations dans les rues de Château-Thierry :

 

 

À proximité du pont, un canon antichar Pak 37 est mis en batterie sur l’île, pointé vers la route de Montmirail. Cette arme, déjà dépassée face aux chars modernes, reste un témoin de la défense improvisée de ces journées.

Pak 37 braqué vers la route de Montmirail :


 

 

Entre modernité et archaïsme :

Parmi les scènes les plus frappantes, on découvre des convois hippomobiles tractant des canons d’artillerie d’origine tchèque (Skoda de 100 mm). La Wehrmacht de 1940 n’était pas totalement motorisée : une large part de ses unités utilisait encore des chevaux. Les soldats recouvraient leurs pièces d’artillerie de branchages pour les camoufler contre l’aviation. Le contraste est saisissant : d’un côté blindés et véhicules modernes, de l’autre colonnes d’attelages comme au siècle précédent.

Attelages tirant l’artillerie, camouflés contre l’aviation :


 

Une mémoire figée en images :

Ces photographies, prises au moment même de l’occupation, témoignent d’un quotidien bouleversé : fantassins progressant au pas dans des rues encombrées, habitants observant à distance, et bâtiments encore debout à l’époque qui, pour certains, ont disparu depuis, comme l’« hôtel moderne » figurant sur un cliché.

Soldats allemands progressant parmi les gravats :

 

 


Et aujourd’hui ?

Difficile, en observant le pont actuel, d’imaginer le vacarme des moteurs, le claquement des sabots et le fracas des explosions. Pourtant, ces lieux furent, quelques jours durant, le théâtre d’un épisode décisif de la campagne de France.
Cette cache vous invite à jeter un autre regard sur la Marne et sur l’histoire locale. En parcourant ces images, vous marchez sur les traces des soldats et des habitants qui, en juin 1940, ont vu leur quotidien basculer.

L’épave d’une Horch et la tour Bahlan qui se dresse, intacte :

 

 

Source : materielsterrestres39-45.fr 

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